Micro-entreprise, EI, EURL, SASU ou portage salarial : combien vous reste-t-il vraiment net ?
Comparez en quelques clics le revenu net réel de 4 statuts juridiques et du portage salarial, un mode d'exercice sans création de structure. Cotisations sociales, impôt, décote, plafonnement du quotient familial, CFE : tout est calculé selon les textes en vigueur en 2026.
- 5 options comparées : micro, EI, EURL, SASU, portage
- Cotisations, impôt, décote, plafonnement du QF et CFE inclus
- 100 % gratuit, anonyme et sans inscription
Simulation indicative
Basée sur les textes en vigueur en 2026 (revenus 2025), elle ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable. Les taux et seuils évoluent chaque année (revalorisation triennale des seuils micro, barème de l'impôt sur le revenu, LFSS annuelle) : vérifiez les valeurs à jour avant toute décision. Le portage salarial relève du droit du travail, pas du droit des sociétés : il n'est pas comparable juridiquement aux 4 statuts précédents, seul son revenu net est mis en perspective ici.
Le simulateur
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Les résultats se mettent à jour automatiquement à chaque modification.
Simulateur de comparaison des statuts juridiques
Vos paramètres
AnonymeChiffre d'affaires hors taxes que vous prévoyez de facturer.
Détermine le taux de cotisations micro, l'abattement forfaitaire et le plafond applicable.
Loyer, matériel, logiciels, assurances… Nécessaire pour l'EI au réel, l'EURL et la SASU, et pour comparer avec l'abattement forfaitaire de la micro.
La vue simplifiée applique le barème sur les parts que vous saisissez, sans décote ni plafonnement du quotient familial. La vue complète ajoute votre situation familiale et les autres revenus du foyer, et applique les deux mécanismes.
1 part pour une personne seule, 2 pour un couple, +0,5 par enfant en général.
Impôt local dû par toute entreprise avec un SIRET, sauf l'année de création. De 250 € à 1 500 € ou plus selon la commune. Le portage n'y est pas soumis.
La micro n'a pas d'obligation comptable, ce montant ne lui est pas appliqué. Distinct de vos charges professionnelles saisies plus haut.
Base du seuil des 10 % au-delà duquel les dividendes du gérant sont requalifiés en rémunération (CSS art. L131-6).
Détermine la rémunération minimale conventionnelle (IDCC 3219).
Frais réels que vous avancez et que la société de portage vous rembourse, sans cotisations. Ils sortent du compte d'activité avant le salaire, mais vous reviennent : le revenu net affiché les exclut, puisqu'ils couvrent des dépenses déjà engagées.
Franchise en base de TVA dépassée (seuil majoré 41 250 €) : la TVA est due dès la facture de dépassement.
EURL : avec un capital social de 1 €, le seuil des 10 % n'est que de 0 €. Sur 22 100 € de dividendes distribuables, 22 100 € sont requalifiés en rémunération et soumis aux cotisations sociales TNS.
Revenu net disponible par option
Micro-entreprise
38 676 €
soit 3 223 € / mois
Taux de charge global : 25,5 %
Entreprise Individuelle (EI, régime réel)
26 975 €
soit 2 248 € / mois
Taux de charge global : 45 %
EURL à l'IS
26 758 €
soit 2 230 € / mois
Taux de charge global : 45,4 %
SASU à l'IS
29 304 €
soit 2 442 € / mois
Taux de charge global : 41,2 %
Portage salarial
21 448 €
soit 1 787 € / mois
Taux de charge global : 54,3 %
Comparaison visuelle du revenu net annuel
Les 4 premières options impliquent de créer et gérer une entreprise (immatriculation, comptabilité, déclarations). Le portage salarial en dispense totalement : vous restez salarié d'une société de portage qui facture vos clients à votre place.
Tableau comparatif détaillé
| Option | CA | Cotisations sociales | IS | Impôt personnel | Net annuel | Net mensuel | Taux de charge |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | 60 000 € | 12 720 € | — | 2 104 € | 38 676 € | 3 223 € | 25,5 % |
| Entreprise Individuelle (EI, régime réel) | 60 000 € | 23 124 € | — | 1 900 € | 26 975 € | 2 248 € | 45 % |
| EURL à l'IS | 60 000 € | 18 014 € | 3 900 € | 3 328 € | 26 758 € | 2 230 € | 45,4 % |
| SASU à l'IS | 60 000 € | 11 718 € | 3 900 € | 7 077 € | 29 304 € | 2 442 € | 41,2 % |
| Portage salarial | 60 000 € | 24 952 € | — | 1 600 € | 21 448 € | 1 787 € | 54,3 % |
Bon à savoir : l'EIRL n'existe plus
L'EIRL a été supprimée par la loi n° 2022-172 du 14 février 2022, en vigueur depuis le 15 mai 2022. Le statut qui l'a remplacée est l'Entreprise Individuelle (EI) classique, qui bénéficie désormais automatiquement d'une séparation entre patrimoine professionnel et personnel (art. L526-22 du Code de commerce), sans déclaration d'affectation. C'est cette EI que vous retrouvez dans ce simulateur.
Le détail, les avantages et les limites de chaque option
Micro-entreprise38 676 € net / an
Avantages
- Démarches de création et de gestion très simples, aucune comptabilité d'engagement.
- Cotisations et impôt calculés uniquement sur le CA réellement encaissé, jamais en déficit.
- Franchise en base de TVA possible en dessous des seuils : pas de TVA à facturer ni à déclarer.
Inconvénients
- Abattement forfaitaire qui peut être moins avantageux que vos charges réelles si elles sont élevées.
- Plafond de CA à ne pas dépasser sous peine de sortie du régime.
- Pas de déduction des cotisations sociales de l'assiette avant application de l'abattement.
Quand ce n'est plus pertinent : Devient moins pertinente si vos charges réelles dépassent largement l'abattement forfaitaire, ou si votre CA prévisionnel approche le plafond micro.
- CA encaissé
- 60 000 €
- Abattement forfaitaire (50 %, plancher 305 €)
- - 30 000 €
- Revenu imposable à l'IR
- 30 000 €
- Cotisations sociales (21,2 %)
- - 12 720 €
- Charges professionnelles réelles (non déductibles en micro, mais payées)
- - 6 000 €
- Impôt sur le revenu (barème progressif)
- - 2 104 €
- CFE annuelle
- - 500 €
- Frais de création (immatriculation gratuite, non déduits du net)
- 0 €
- Revenu net disponible
- 38 676 €
Bases légales
- CGI, art. 50-0 (BIC) et 102 ter (BNC) : abattements forfaitaires et plafonds de CA
- CGI, art. 151-0 : versement libératoire de l'impôt sur le revenu (option sous condition de RFR)
- CGI, art. 293 B : franchise en base de TVA
- Arrêté du 27 janvier 2026 : plafonds micro-entreprise 2026-2028
- Décret du 6 février 2026 : taux d'exonération ACRE
- CGI, art. 1447 et suivants, et art. 1478, II : CFE et exonération l'année de création
Entreprise Individuelle (EI, régime réel)26 975 € net / an
Avantages
- Déduction des charges réelles, intéressant si elles dépassent l'abattement forfaitaire micro.
- Pas de plafond de CA, contrairement à la micro-entreprise.
- Séparation automatique du patrimoine professionnel et personnel depuis le 15 mai 2022, sans démarche.
Inconvénients
- Comptabilité d'engagement complète à tenir (bilan, compte de résultat), avec un accompagnement comptable généralement nécessaire.
- Cotisations sociales TNS calculées sur l'intégralité du bénéfice, sans arbitrage rémunération/dividendes.
- Option à l'IS possible depuis 2022, mais non détaillée dans ce simulateur.
Quand ce n'est plus pertinent : Perd son intérêt face à la micro-entreprise si vos charges réelles restent inférieures à l'abattement forfaitaire correspondant à votre activité.
- CA
- 60 000 €
- Charges réelles déductibles
- - 6 000 €
- CFE annuelle
- - 500 €
- Accompagnement comptable annuel
- - 1 500 €
- Bénéfice (après toutes les charges déductibles)
- 52 000 €
- Cotisations sociales TNS (approx. 44,5 %)
- - 23 124 €
- Revenu imposable à l'IR
- 28 876 €
- Impôt sur le revenu
- - 1 900 €
- Frais de création (immatriculation gratuite, non déduits du net)
- 0 €
- Revenu net disponible
- 26 975 €
Bases légales
- Code de commerce, art. L526-22 : séparation des patrimoines depuis la loi n° 2022-172 du 14 février 2022
- CGI : imposition BIC ou BNC au régime réel, option IS possible
- Code de la sécurité sociale : cotisations des travailleurs non salariés (TNS)
- CGI, art. 1447 et suivants, et art. 1478, II : CFE et exonération l'année de création
EURL à l'IS26 758 € net / an
Avantages
- Arbitrage possible entre rémunération et dividendes pour optimiser la charge globale.
- Taux réduit d'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice.
- Statut adapté si vous voulez garder une gestion souple avec un seul associé.
Inconvénients
- Avec un capital social faible (souvent 1 € par défaut), la quasi-totalité des dividendes dépasse le seuil des 10 % et se retrouve requalifiée en rémunération soumise aux cotisations TNS : l'avantage social des dividendes disparaît presque entièrement.
- Statut social TNS moins protecteur que le régime général (assimilé salarié de la SASU).
- Comptabilité et formalisme de société à tenir (bilan, assemblée générale…).
- Frais de création, CFE annuelle et accompagnement comptable à prévoir, contrairement à la micro-entreprise ou au portage.
Quand ce n'est plus pertinent : Perd son intérêt fiscal face à la SASU dès que vous souhaitez distribuer des dividendes significatifs avec un capital social faible, puisque l'essentiel sera alors soumis aux cotisations sociales comme une rémunération.
- CA
- 60 000 €
- Charges réelles déductibles
- - 6 000 €
- CFE annuelle
- - 500 €
- Accompagnement comptable annuel
- - 1 500 €
- Résultat avant rémunération
- 52 000 €
- Enveloppe rémunération du gérant (50 % du résultat, déductible de l'IS)
- - 26 000 €
- dont cotisations TNS (approx. 45 % de la rémunération)
- 8 069 €
- dont rémunération nette de cotisations
- 17 931 €
- Bénéfice imposable à l'IS
- 26 000 €
- Impôt sur les sociétés
- - 3 900 €
- Dividendes distribuables
- 22 100 €
- dont sous le seuil de 10 % du capital social
- 0 €
- dont requalifiés en rémunération, au-delà du seuil
- 22 100 €
- PFU sur les dividendes sous le seuil (31,4 %)
- - 0 €
- Cotisations TNS sur la fraction requalifiée (45 %)
- - 9 945 €
- IR sur la fraction requalifiée (12,8 %)
- - 2 829 €
- Impôt sur le revenu (rémunération)
- - 499 €
- Frais de création (greffe + annonce légale, non déduits du net)
- 250 €
- Revenu net disponible
- 26 758 €
Bases légales
- CGI, art. 62 : imposition de la rémunération du gérant
- CGI, art. 219 : taux d'IS
- Code de la sécurité sociale, art. L131-6 et L136-3 : requalification des dividendes au-delà de 10 % du capital social (LFSS 2013)
- Code de la sécurité sociale, art. L136-8 : taux du PFU (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025)
- CGI, art. 1447 et suivants, et art. 1478, II : CFE et exonération l'année de création
SASU à l'IS29 304 € net / an
Avantages
- Statut assimilé salarié : régime général, meilleure protection sociale (hors assurance chômage).
- Dividendes jamais soumis aux cotisations sociales, contrairement à l'EURL.
- Taux réduit d'IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice.
- Image plus institutionnelle, facilite parfois la levée de fonds ou l'association de futurs partenaires.
Inconvénients
- Cotisations patronales et salariales plus élevées que le régime TNS pour un même niveau de rémunération.
- Comptabilité et formalisme de société à tenir.
- Pas de couverture chômage au titre du mandat social, même en cas de cessation d'activité.
- Frais de création, CFE annuelle et accompagnement comptable à prévoir, contrairement à la micro-entreprise ou au portage.
Quand ce n'est plus pertinent : Moins pertinente qu'une micro-entreprise si votre activité reste petite et vos charges de structure limitées, la SASU générant des coûts fixes de gestion incompressibles.
- CA
- 60 000 €
- Charges réelles déductibles
- - 6 000 €
- CFE annuelle
- - 500 €
- Accompagnement comptable annuel
- - 1 500 €
- Résultat avant rémunération
- 52 000 €
- Coût total de la rémunération (50 % du résultat)
- - 26 000 €
- dont salaire brut
- 18 310 €
- dont cotisations patronales et salariales (approx.)
- 11 718 €
- Salaire net avant IR
- 14 282 €
- Bénéfice imposable à l'IS
- 26 000 €
- Impôt sur les sociétés
- - 3 900 €
- Dividendes distribuables
- 22 100 €
- PFU sur dividendes (31,4 %)
- - 6 939 €
- Impôt sur le revenu (rémunération)
- - 138 €
- Frais de création (greffe + annonce légale, non déduits du net)
- 300 €
- Revenu net disponible
- 29 304 €
Bases légales
- CGI, art. 62 et 219
- Code de la sécurité sociale : régime général des assimilés salariés
- Code de la sécurité sociale, art. L136-8 : taux du PFU (LFSS 2026)
- CGI, art. 1447 et suivants, et art. 1478, II : CFE et exonération l'année de création
Portage salarial21 448 € net / an
Le portage salarial n'est pas un statut juridique : il n'y a pas de SIRET à créer, la société de portage est votre employeur légal.
Avantages
- Seule option ouvrant droit à l'assurance chômage France Travail.
- Couverture salariée complète (maladie, retraite, prévoyance) sans démarche de création.
- Aucune structure à créer ni à gérer administrativement.
- Aucun plafond de chiffre d'affaires.
Inconvénients
- Frais de gestion qui rognent directement le revenu disponible.
- Cotisations patronales et salariales du régime général prélevées sur le compte d'activité : le net représente généralement autour de la moitié du CA facturé.
- Exige un TJM suffisant pour rester viable une fois les frais de gestion et cotisations déduits.
- Inadapté à la vente de marchandises, réservé aux prestations intellectuelles.
Quand ce n'est plus pertinent : Devient difficilement viable si le TJM ou le volume d'activité ne permet pas d'atteindre la rémunération minimale conventionnelle une fois les frais de gestion déduits.
- CA HT facturé
- 60 000 €
- Frais de gestion (10 %)
- - 6 000 €
- Frais professionnels remboursés (reversés hors cotisations, hors net)
- - 0 €
- Cotisations patronales (approx. 45 % du brut)
- - 16 759 €
- Salaire brut total
- 37 241 €
- dont indemnité d'apport d'affaires (5 % du brut, déjà comprise)
- 1 862 €
- dont réserve financière reconstituable (10 %, épargne, pas une perte)
- 3 724 €
- Cotisations salariales (22 %)
- - 8 193 €
- Salaire net avant impôt
- 29 048 €
- Impôt sur le revenu
- - 1 600 €
- Charges professionnelles restant à votre charge (non remboursées)
- - 6 000 €
- CFE ou frais de création
- Non applicable, pas de SIRET
- Revenu net disponible
- 21 448 €
Bases légales
- Code du travail, art. L1254-1 à L1254-31
- Convention collective nationale du portage salarial (IDCC 3219) du 22 mars 2017
- Décret n° 2015-1886 : garantie financière obligatoire des sociétés de portage
- Arrêté du 22 décembre 2025 : PMSS 2026 fixé à 4 005 €
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Les cotisations des travailleurs non salariés, le brut/net de la SASU et du portage sont approximés par des barèmes simplifiés. La vue complète prend en compte la situation familiale, les autres revenus du foyer, la décote et le plafonnement du quotient familial, mais pas les crédits et réductions d'impôt ni les conventions propres à votre situation. Pour un calcul précis, rapprochez-vous d'un expert-comptable ou utilisez mon-entreprise.urssaf.fr.
Pourquoi comparer
Le choix du statut a un impact direct sur votre revenu net
Pour un même chiffre d'affaires, l'écart de revenu net entre deux options peut représenter plusieurs milliers d'euros par an.
Le mauvais statut peut coûter cher
Cotisations sociales, impôt sur le revenu ou sur les sociétés : les règles diffèrent fortement d'une option à l'autre. Un statut mal adapté à votre CA ou à vos charges réelles peut réduire votre revenu net de plusieurs milliers d'euros par an.
Les seuils changent chaque année
Plafonds de la micro-entreprise, franchise en base de TVA, barème de l'impôt sur le revenu, taux du PFU : ces seuils sont révisés régulièrement (triennale pour la micro, annuelle pour l'IR et les LFSS). Ce simulateur reprend les valeurs 2026.
Le portage salarial n'est pas un statut juridique
C'est un mode d'exercice sans création de structure : pas de SIRET, pas de comptabilité de société. Il ne se compare pas juridiquement aux 4 statuts, mais son revenu net peut être mis en perspective avec eux.
La décote et le plafonnement sont souvent oubliés
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Ce que les indépendants demandent le plus
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L'EIRL existe-t-elle encore en 2026 ?
Le portage salarial est-il un statut juridique ?
Pourquoi mes dividendes d'EURL sont-ils soumis à des cotisations sociales ?
Qu'est-ce que la décote et le plafonnement du quotient familial ?
Le simulateur tient-il compte de la CFE, des frais de création et du comptable ?
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