Simulateur gratuit · Barèmes 2026

Simulateur de retraite des indépendants

Combien de trimestres validez-vous cette année avec votre chiffre d'affaires, et quelle pension pouvez-vous espérer ? Deux calculs, deux minutes, aucune inscription.

  • Trimestres validés en 2026 selon votre activité
  • Estimation de la pension de base et complémentaire
  • Méthode et taux officiels Urssaf et Assurance retraite
  • Gratuit, anonyme, rien n'est enregistré
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L'essentiel en 2026

Les cinq chiffres qui déterminent votre retraite

Votre pension d'indépendant ne dépend pas de votre chiffre d'affaires brut, mais du revenu que l'Urssaf reconstitue à partir de vos cotisations. Voici les repères de l'année.

1 803 €de revenu cotisé pour valider 1 trimestre, soit 150 fois le Smic horaire du 1er janvier 2026
48 060 €plafond annuel de la Sécurité sociale, qui limite le revenu retenu pour la pension de base
50 %taux plein de la retraite de base, appliqué à la moyenne de vos 25 meilleures années
19,75 %part de votre cotisation globale affectée à la retraite complémentaire en BIC, contre 16,50 % en 2025
1,347 €valeur de service 2026 du point du régime complémentaire des indépendants

Simulateur gratuit

Pourquoi utiliser ce simulateur de retraite des indépendants ?

Beaucoup de contenus calculent les trimestres d'un micro-entrepreneur en appliquant l'abattement fiscal au chiffre d'affaires. Ce n'est pas la règle. La méthode officielle part des cotisations versées : chiffre d'affaires, taux global de cotisations, part affectée à la retraite de base, puis division par le taux de cotisation retraite. Ce simulateur applique cette méthode et reproduit les exemples chiffrés publiés par service-public.gouv.fr.

Le premier onglet répond à la question la plus fréquente, celle des trimestres de l'année en cours. Le second projette votre pension, un exercice par nature approximatif que la page encadre explicitement : les valeurs de point et le plafond 2026 sont figés, le résultat s'exprime en euros d'aujourd'hui.

Calculez votre retraite d'indépendant

Calcul local et anonyme

Combien de trimestres de retraite votre chiffre d'affaires vous fait-il valider cette année ? Le calcul reprend la méthode officielle, du chiffre d'affaires au revenu cotisé.

Taux global de cotisations : 21,2 %.

Le montant que vous déclarez à l'Urssaf, avant tout abattement.

Trimestres validés en 2026

4 trimestres sur 4

Votre année est complète. Au-delà de ce seuil, votre chiffre d'affaires continue d'alimenter votre retraite complémentaire, mais pas vos trimestres, plafonnés à 4 par an.

Revenu cotisé retenu12 371 €base de vos droits à la retraite
Prochain palierles 4 trimestres sont acquis
Points complémentaires46 soit 61,96 € de rente annuelle à vie

Vos droits se construisent sur votre chiffre d'affaires déclaré. Abby le suit et vous aide pour la télédéclaration à l'Urssaf.

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Ce calcul est indicatif.

Il ne remplace ni une estimation officielle de l'Assurance retraite, ni l'analyse de votre expert-comptable. Les valeurs de point, le plafond de la Sécurité sociale et le Smic évoluent chaque année : une projection sur plusieurs décennies reste un ordre de grandeur. Points complémentaires valorisés à 1,347 € l'unité en régime général, 2,89 € en Cipav.

Comment ça marche

La retraite des indépendants tient sur deux étages

Depuis la suppression du RSI, les artisans, les commerçants et les professions libérales non réglementées lancées depuis 2018 relèvent de l'Assurance retraite, le même organisme que les salariés du privé. Restent à la Cipav une liste limitative de professions réglementées (architectes, ingénieurs conseils, ostéopathes, psychologues, moniteurs de ski, guides-conférenciers) et les libéraux non réglementés installés avant 2018 qui n'ont pas fait jouer leur droit d'option, clos fin 2023.

La retraite de base, en trimestres

Elle se compte en trimestres et se calcule sur vos 25 meilleures années. Chaque tranche de 1 803 € de revenu cotisé donne un trimestre en 2026, avec un maximum de 4 par an. Le revenu retenu est plafonné à 48 060 €.

La complémentaire, en points

Une part de vos cotisations achète des points, au prix de 21,726 € l'unité en 2026. À la liquidation, chaque point vaut 1,347 € de rente annuelle. Contrairement aux trimestres, il n'y a aucun plafond : plus vous cotisez, plus vous accumulez.

Le rééquilibrage de 2026

Au 1er janvier 2026, la répartition des cotisations a été revue : la part qui finance la CSG-CRDS, sans contrepartie individuelle, recule au profit de la retraite complémentaire, de 16,50 à 19,75 % en BIC et de 13 à 21 % en BNC. Le taux global reste inchangé en BIC ; en BNC, il franchit sa dernière marche, de 24,6 à 25,6 %.

Une déclaration Urssaf oubliée, ce sont des droits à la retraite en moins. Abby vous alerte à chaque échéance.

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Barème 2026

Quel chiffre d'affaires pour valider vos trimestres ?

Le seuil officiel s'exprime en revenu cotisé, pas en chiffre d'affaires. C'est pour cela que le montant à atteindre varie du simple au double selon votre activité.

Activité1 trimestre2 trimestres3 trimestres4 trimestres
Vente de marchandises, hébergement (BIC)6 029 €12 058 €18 087 €24 115 €
Prestations de services BIC3 498 €6 996 €10 494 €13 992 €
Prestations libérales non réglementées (BNC)2 713 €5 425 €8 138 €10 850 €
Profession libérale réglementée (Cipav)2 792 €5 584 €8 376 €11 168 €

Chiffre d'affaires annuel à réaliser en 2026 pour valider ses trimestres de retraite de base.

Pourquoi un commerçant doit-il gagner deux fois plus qu'un consultant ?

Parce que son taux de cotisations est plus faible : 12,3 % du chiffre d'affaires contre 25,6 % en BNC. Moins de cotisations versées, donc moins de revenu reconstitué, donc plus de chiffre d'affaires nécessaire pour franchir le même palier de 1 803 €.

Revenu cotisé = chiffre d'affaires × taux global de cotisations × part affectée à la retraite de base ÷ 17,87 %

Les seuils Cipav sont publiés directement par l'Urssaf. Pour les trois autres lignes, ils découlent de cette formule officielle appliquée au seuil de 1 803 € par trimestre. Un exemple : en prestations BIC, 13 992 € × 21,2 % × 43,45 % ÷ 17,87 % = 7 212 €, soit exactement 4 trimestres.

Vous approchez d'un palier ? Une facture encaissée avant le 31 décembre peut valoir un trimestre de plus.

Comprendre le calcul

Comment est calculée la retraite des indépendants ?

La question revient à chaque simulation : pourquoi deux indépendants au même chiffre d'affaires n'obtiennent-ils pas la même pension ? Parce que la retraite ne regarde jamais le chiffre d'affaires. Elle regarde le revenu que l'Urssaf reconstitue à partir des cotisations que vous avez effectivement versées, puis applique une formule identique à celle des salariés du privé.

Retraite de base = revenu annuel moyen × taux × (trimestres acquis en indépendant ÷ durée de référence)

Deux compteurs de trimestres, à ne pas confondre : la décote qui pèse sur le taux se calcule sur vos trimestres tous régimes confondus, quand ce prorata ne compte, lui, que ceux acquis en indépendant. Le simulateur ne vous les demande pas séparément : il en retient au plus 4 par année d'activité déclarée, ce qui borne le prorata sans pouvoir trier régime par régime.

Le revenu annuel moyen, votre plafond de verre

C'est la moyenne de vos 25 meilleures années, chacune retenue dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 48 060 € en 2026. Une année exceptionnelle ne compensera donc pas dix années à 12 000 € de revenu cotisé. Pour un micro-entrepreneur, ce revenu représente une fraction de son chiffre d'affaires : environ 30 % en vente, 52 % en prestations BIC et 66 % en BNC. Un consultant à 40 000 € de chiffre d'affaires construit ses droits sur près de 26 600 €, pas sur 40 000 €.

Le taux, et la décote qui le grignote

Le taux plein est de 50 %. Il ne s'obtient qu'à deux conditions : avoir atteint l'âge légal et réunir la durée de référence de votre génération. À défaut, une décote s'applique : le taux perd 1,25 % de sa valeur par trimestre manquant, soit 0,625 point. Le nombre de trimestres retenu est le plus petit entre ceux qui vous manquent pour la durée de référence et ceux qui vous séparent de 67 ans, l'âge auquel le taux plein devient automatique. C'est une protection utile : quelqu'un né en 1969 qui part à 64 ans avec 20 trimestres de retard subira une décote de 12 trimestres, pas de 20.

Un calendrier gelé jusqu'en 2028

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a suspendu le relèvement progressif de l'âge légal, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Concrètement, les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 partent à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres. Pour la génération 1963, rien ne change ; les générations 1964 et début 1965, elles, y gagnent : le calendrier initial les envoyait à 63 ans ou plus, avec 171 ou 172 trimestres. Le relèvement reprend ensuite trimestre par trimestre jusqu'à 64 ans et 172 trimestres pour les générations 1969 et suivantes.

Année de naissanceÂge légal de départTrimestres requis
1963 au 31 mars 196562 ans et 9 mois170
Avril à décembre 196563 ans171
196663 ans et 3 mois172
196763 ans et 6 mois172
196863 ans et 9 mois172
1969 et après64 ans172

Âge légal et durée de référence après le gel du calendrier.

La complémentaire, l'étage qu'on oublie

Elle ne fonctionne pas du tout comme la base. Chaque année, la part de vos cotisations dédiée à la retraite complémentaire achète des points au prix de 21,726 €. Ces points ne se périment pas et ne connaissent aucun plafond : quand la retraite de base est bornée par les 4 trimestres annuels et par le plafond de la Sécurité sociale, la complémentaire, elle, continue de croître avec chaque euro de chiffre d'affaires. Un micro-entrepreneur en prestations BIC à 30 000 € de chiffre d'affaires acquiert 57 points en 2026, soit 77 € de rente annuelle supplémentaire à vie. Sur trente ans d'activité au même niveau, cela représente environ 2 300 € par an.

Les professions libérales affiliées à la Cipav suivent une autre logique : leur retraite de base est elle aussi en points, valorisés à 0,6599 € en 2026, et la complémentaire s'acquiert au rythme d'un point pour 47,40 € cotisés, chaque point valant 2,89 € de rente annuelle. Si vous êtes architecte, ostéopathe, psychologue, moniteur de ski ou guide-conférencier, c'est ce régime qui s'applique, et le simulateur ne projette pas votre pension.

Attention : toutes les professions réglementées ne sont pas à la Cipav

La Cipav n'est qu'une des dix sections de la Cnavpl. Les médecins relèvent de la Carmf, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes de la Carcdsf, les vétérinaires de la Carpv, les pharmaciens de la Cavp, les infirmiers et les kinésithérapeutes de la Carpimko, les experts-comptables de la Cavec. Les avocats, eux, ont un régime entièrement distinct, la CNBF. Conséquence directe : une activité libérale rattachée à une caisse autre que la Cipav ou la Sécurité sociale des indépendants ne peut pas être exercée sous le statut de micro-entrepreneur. Un vétérinaire ou un chirurgien-dentiste n'est donc jamais concerné par les calculs de cette page.

Cas concrets

Trois indépendants, trois retraites

Mêmes règles, résultats très différents. Ces projections utilisent les valeurs 2026 et supposent une carrière effectuée entièrement en indépendant, au même niveau de chiffre d'affaires d'un bout à l'autre. Chaque année complète vaut 4 trimestres.

Développeuse freelance, BNC
  • Chiffre d'affaires moyen : 55 000 €
  • Revenu cotisé : 36 559 € par an
  • 43 ans d'activité, soit 172 trimestres

Environ 2 179 € brut par mois

1 523 € de base et 656 € de complémentaire, soit 5 848 points cumulés.

Plombier, prestations BIC
  • Chiffre d'affaires moyen : 45 000 €
  • Revenu cotisé : 23 196 € par an
  • 43 ans d'activité, soit 172 trimestres

Environ 1 382 € brut par mois

967 € de base et 415 € de complémentaire, soit 3 698 points cumulés.

Créatrice d'e-commerce, BIC vente
  • Chiffre d'affaires moyen : 90 000 €
  • Revenu cotisé : 26 916 € par an
  • 40 ans d'activité, soit 160 trimestres

Environ 1 336 € brut par mois

Décote de 12 trimestres : le taux tombe à 42,5 %. En vente, le taux de cotisations de 12,3 % ne reconstitue que 30 % du chiffre d'affaires en revenu.

Montants bruts, arrondis, hors majorations familiales et hors carrière salariée. La retraite complémentaire est comptée au taux plein : partir sans le taux plein entraîne aussi un abattement sur les points, le troisième cas est donc légèrement optimiste. Testez vos propres chiffres dans le simulateur.

Les 12 trimestres qui manquent au troisième cas viennent d'une carrière plus courte : dans le modèle de cette section, trois années d'activité de plus lui rendraient environ 269 € par mois. Le prorata se joue sur la durée, trimestre par trimestre.

Passer à l'action

Quatre leviers pour améliorer sa retraite d'indépendant

Aucun ne demande de changer de statut. Tous se décident avant le 31 décembre.

1

Sécuriser vos 4 trimestres

Le calcul est annuel, pas trimestriel : un premier semestre creux se rattrape en fin d'année. Repérez votre seuil dans le tableau et regardez, en novembre, ce qu'il vous reste à facturer.

2

Demander les cotisations minimales

Les années blanches ou très faibles, vous pouvez demander à l'Urssaf de cotiser sur une base minimale de 5 409 €. Cela représente 967 € de cotisation retraite de base et sécurise 3 trimestres, quel que soit votre revenu. Demande à faire par la messagerie de votre compte, avant le 31 décembre.

3

Ouvrir un plan d'épargne retraite

Le troisième étage n'est pas obligatoire pour les indépendants, il est facultatif et individuel. Les versements sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel. À arbitrer avec votre expert-comptable selon votre tranche d'imposition.

4

Étudier le rachat de trimestres

Les années incomplètes peuvent être rachetées, dans la limite de douze trimestres. Le coût dépend de votre âge et de vos revenus, et l'opération n'est rentable que dans certains cas. Demandez une évaluation chiffrée à l'Assurance retraite avant de décider.

Retraite des indépendants : les questions fréquentes

Comment est calculée la retraite des indépendants ?

La retraite des indépendants se compose de deux étages. La retraite de base suit la formule : revenu annuel moyen × taux × (trimestres acquis en indépendant ÷ durée de référence de votre génération). Vos trimestres validés dans d'autres régimes comptent pour le taux, en levant la décote ; ce simulateur ne les retient pas dans le prorata au-delà de 4 par année d'activité déclarée en indépendant. Le revenu annuel moyen correspond à vos 25 meilleures années et ne peut pas dépasser 48 060 € en 2026. Le taux plein est de 50 %. La retraite complémentaire, elle, fonctionne en points : les cotisations versées chaque année achètent des points, ensuite multipliés par la valeur de service du point, soit 1,347 € en 2026 pour le régime complémentaire des indépendants.

Quel chiffre d'affaires faut-il réaliser pour valider 4 trimestres de retraite en 2026 ?

En 2026, il faut 24 115 € de chiffre d'affaires pour une activité de vente de marchandises, 13 992 € pour des prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 10 850 € pour des prestations libérales relevant de la Cnav (BNC) et 11 168 € pour une profession libérale réglementée affiliée à la Cipav. Ces montants découlent du seuil officiel de 1 803 € de revenu cotisé par trimestre, soit 150 fois le Smic horaire au 1er janvier 2026.

À quel âge un indépendant peut-il partir à la retraite ?

L'âge légal d'un indépendant est le même que celui d'un salarié. Après le gel du calendrier par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, il est de 62 ans et 9 mois pour les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965, de 63 ans pour celles nées entre avril et décembre 1965, puis il augmente de 3 mois par génération jusqu'à 64 ans à partir de la génération 1969. Le taux plein est acquis automatiquement à 67 ans, quel que soit le nombre de trimestres validés.

Un micro-entrepreneur cotise-t-il pour la retraite complémentaire ?

Oui. Une part de votre cotisation globale y est affectée automatiquement, sans démarche de votre part. Depuis le 1er janvier 2026, cette part a nettement augmenté : elle passe de 16,50 à 19,75 % de la cotisation globale pour les activités BIC, et de 13 à 21 % pour les activités libérales relevant de la Cnav. En contrepartie, la part consacrée à la CSG-CRDS, qui n'ouvre aucun droit personnel, diminue. Le taux global reste inchangé pour les activités BIC ; en BNC, il est passé de 24,6 à 25,6 %, dernière marche de la hausse engagée en 2024.

Que se passe-t-il pour ma retraite si je ne réalise aucun chiffre d'affaires ?

Pas de chiffre d'affaires, pas de cotisations, donc aucun droit à la retraite acquis sur l'année. C'est la principale contrepartie du régime micro-social. Vous pouvez toutefois demander à l'Urssaf de cotiser sur des bases minimales : la cotisation minimale de retraite de base, calculée sur 5 409 € (450 heures de Smic) au taux de 17,87 %, représente 967 € par an en 2026 et valide 3 trimestres quel que soit votre revenu. La demande se fait par la messagerie de votre compte en ligne, au plus tard le 31 décembre pour une application au 1er janvier suivant.

Peut-on cumuler une retraite et une activité d'indépendant ?

Oui, c'est le cumul emploi-retraite. Dans le cumul intégral, accessible si vous avez liquidé toutes vos pensions au taux plein, vous percevez votre retraite sans plafond de revenus, et depuis le 1er septembre 2023 vos cotisations créent de nouveaux droits sous la forme d'une seconde pension de base, plafonnée à 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 2 403 € bruts par an en 2026. Dans le cumul plafonné, le total de vos pensions et de vos revenus d'activité ne doit pas dépasser 24 030 € par an si vous relevez de la Cnav, ou 48 060 € si vous relevez de la Cnavpl.

La retraite des indépendants est-elle plus faible que celle des salariés ?

La retraite de base se calcule exactement comme celle d'un salarié du privé, avec la même formule et la même durée de référence. L'écart vient d'abord de l'assiette : en micro-entreprise, le revenu retenu représente une fraction de votre chiffre d'affaires, souvent bien inférieure à un salaire équivalent. Il vient ensuite de la complémentaire : sous le plafond de la Sécurité sociale, les taux sont comparables (7,87 % à l'Agirc-Arrco, environ 8 % pour les indépendants), mais le salarié partage sa cotisation avec son employeur, et au-delà du plafond l'Agirc-Arrco prélève 21,59 % quand la complémentaire des indépendants plafonne à 9,1 %. La hausse des taux de 2026 réduit l'écart sans l'effacer.

Comment améliorer sa retraite quand on est indépendant ?

Quatre leviers concrets. Sécuriser vos 4 trimestres chaque année, en surveillant votre chiffre d'affaires annuel plutôt que trimestriel. Demander les cotisations minimales à l'Urssaf les années creuses, pour préserver 3 trimestres. Ouvrir un plan d'épargne retraite, dont les versements sont déductibles de votre revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel. Enfin, racheter des trimestres au titre des années incomplètes, une opération à chiffrer précisément avec l'Assurance retraite avant de s'engager.

Sources des barèmes utilisés sur cette page

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Pour aller plus loin

Cotisations, fiscalité et pilotage de votre activité

Barèmes de retraite applicables en 2026 (Urssaf, Assurance retraite, circulaire Cnav du 22 décembre 2025). Simulation indicative réalisée à titre informatif : elle ne constitue ni un conseil financier personnalisé, ni un avis comptable, et ne remplace pas l'accompagnement d'un professionnel ni une estimation officielle de l'Assurance retraite.