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MICRO-ENTREPRISE
Mentions légales site auto-entrepreneur : liste et modèle
Mentions légales d'un site d'auto-entrepreneur : informations obligatoires, modèle à remplir, politique de confidentialité, CGV et sanctions.
Sommaire
En résumé
- Un site vitrine d'auto-entrepreneur est un site professionnel : il doit afficher des mentions légales.
- Le minimum : votre nom et votre prénom suivis de « EI », votre adresse, votre e-mail, votre téléphone et les coordonnées de votre hébergeur. D'autres mentions dépendent de votre activité.
- Sans mentions légales, vous risquez un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
- Un formulaire de contact ? C'est déjà de la collecte de données personnelles, et vos visiteurs doivent en être informés.
- Vous vendez en ligne à des particuliers ? Affichez vos conditions générales de vente (CGV) sur le site.
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Vous avez créé un site pour présenter vos services, même une simple page vitrine ? Il doit permettre à n'importe quel visiteur de savoir qui se cache derrière. C'est le rôle des mentions légales. Quelques lignes suffisent, à condition de savoir lesquelles vous concernent. Voici la liste pour un auto-entrepreneur, un modèle à remplir et les autres pages à prévoir, sources officielles à l'appui.
Qu'est-ce que les mentions légales et qui est concerné ?
Leur rôle : dire qui est responsable du site. Elles viennent de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004. Tout site internet professionnel est concerné, et ces informations doivent être faciles à trouver, rappelle service-public.fr. Site vitrine, portfolio ou boutique en ligne : dès que votre site présente votre activité, vous êtes dans le champ. Bon à savoir : un oubli peut coûter cher. Ne pas respecter cette obligation expose à un an d'emprisonnement et à 75 000 € d'amende.
Quelles mentions légales pour un auto-entrepreneur ?
Ce tableau reprend les informations demandées par service-public.fr et par France Num.
| Information | Qui est concerné |
|---|---|
| Nom et prénom, suivis de la mention « entrepreneur individuel » ou des initiales « EI » | Tous les auto-entrepreneurs |
| Adresse | Tous les auto-entrepreneurs |
| Adresse e-mail et numéro de téléphone | Tous les auto-entrepreneurs |
| Nom ou dénomination, adresse et numéro de téléphone de l'hébergeur du site | Tous les sites |
| Numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) | Activité commerciale |
| Numéro de TVA intracommunautaire | Si vous en avez un |
| Nom du directeur ou du responsable de la publication | Sites qui publient des articles, un blog ou d'autres informations |
| Nom et adresse de l'autorité qui a délivré l'autorisation d'exercer | Activité soumise à autorisation |
L'hébergeur ? C'est le prestataire qui stocke votre site et ses contenus. Bon à savoir : pensez aussi au droit d'auteur. Vous utilisez des images, des illustrations ou des photos ? France Num demande d'indiquer à qui en appartient la propriété intellectuelle. Et pour un texte qui n'est pas le vôtre, il vous faut l'autorisation de son auteur. S'il s'agit d'un court extrait, citez au minimum la source.
Comment rédiger ses mentions légales ? Le modèle à remplir
Voici un modèle à adapter. Remplacez les éléments entre crochets et supprimez les blocs qui ne vous concernent pas.
Mentions légales
Éditeur du site
Prénom Nom, entrepreneur individuel (EI)
Adresse : votre adresse
E-mail : votre adresse e-mail
Téléphone : votre numéro de téléphone
Si activité commerciale Immatriculation au RCS : ville et numéro d'immatriculation
Si vous en avez un Numéro de TVA intracommunautaire : votre numéro
Directeur de la publication si votre site publie des articles
Prénom Nom
Hébergeur
Nom ou dénomination de l'hébergeur
Adresse de l'hébergeur
Téléphone de l'hébergeur
Activité soumise à autorisation si concerné
Autorisation délivrée par : nom et adresse de l'autorité
Propriété intellectuelle
Indiquez à qui appartiennent les textes, images et photographies du site, et les sources des contenus de tiers.
Ce modèle suit les listes de service-public.fr et de France Num. Adaptez-le à votre activité.
Faut-il une politique de confidentialité sur son site ?
Oui, si votre site collecte des données personnelles. Un nom, une adresse e-mail, une adresse IP : toute information qui permet d'identifier une personne en fait partie. Un formulaire de contact suffit donc. Une inscription à une lettre d'information aussi. Au moment de la collecte, vous devez informer l'internaute. Service-public.fr liste notamment :
- qui vous êtes et comment vous joindre, en tant que responsable du traitement des données ;
- à quoi serviront les données, et sur quelle base vous les collectez : son consentement, un contrat, une obligation légale... ;
- qui les recevra, et pendant combien de temps vous les gardez ;
- ses droits : accès, rectification, effacement, refus. Il peut aussi se plaindre auprès de la CNIL, la Commission nationale de l'informatique et des libertés. Le plus simple ? Une page « Politique de confidentialité » ou « Données personnelles », accessible depuis chaque page du site et distincte de vos CGV. Oublier l'une de ces informations vous expose à une amende de 1 500 €. Bon à savoir : et les cookies ? Ces petits fichiers, déposés sur l'ordinateur du visiteur, demandent son accord préalable. Deux exceptions : les cookies strictement nécessaires au fonctionnement du site, et certains outils de mesure d'audience qui respectent des conditions précises. Refuser doit être aussi simple qu'accepter, insiste la CNIL. Même logique pour vos courriels commerciaux, lettre d'information comprise : il faut l'accord explicite du destinataire, sauf s'il vous a déjà acheté un produit similaire ou s'il s'agit d'un professionnel. Et chaque envoi doit proposer un lien de désinscription.
Faut-il des conditions générales de vente sur son site ?
Tout dépend de vos clients :
| Vos clients | Obligation | Sanction |
|---|---|---|
| Particuliers | Les CGV doivent obligatoirement figurer sur votre site | 3 000 € d'amende |
| Professionnels | Les CGV sont facultatives, mais doivent pouvoir être communiquées sur simple demande | 15 000 € d'amende en cas de refus de communication |
Face à des particuliers, vos CGV couvrent plusieurs points :
- les caractéristiques essentielles du bien ou du service et son prix TTC ;
- la livraison et le paiement ;
- le droit de rétractation et les garanties légales ;
- le règlement des litiges, avec un lien vers la médiation de la consommation. Entre professionnels, on y trouve surtout les prix HT, les réductions, les modalités de paiement et les pénalités de retard. Ces règles sont détaillées par service-public.fr. Pour aller plus loin, lisez notre guide sur les CGV d'un artisan. Bon à savoir : vous vendez des abonnements à des particuliers ? Depuis le 1er juin 2023, ils doivent pouvoir résilier en ligne, gratuitement, depuis votre site. Sans cette fonctionnalité, l'amende peut atteindre 15 000 €.
Où afficher les mentions légales sur son site ?
Elles doivent être faciles à trouver. En pratique, un lien en pied de page suffit, d'après France Num. Page dédiée ou intégration dans vos CGV : les deux sont possibles. Trois règles à retenir :
- Un lien visible : « Mentions légales », en pied de page.
- Une politique de confidentialité à part : distincte des CGV, avec un intitulé clair.
- Le français si vous vendez à des particuliers : la loi Toubon de 1994 l'impose pour présenter des biens et des services aux consommateurs, rappelle France Num. Vos factures et devis, eux, obéissent à d'autres règles. Avec le logiciel de facturation d'Abby, la mention « EI », obligatoire depuis le 15 mai 2022, s'affiche automatiquement après votre nom. Impossible de l'oublier : elle ne peut pas être retirée. Vos CGV et la mention du médiateur de la consommation s'ajoutent depuis les paramètres de facturation. La liste complète des mentions est dans notre guide sur la facture auto-entrepreneur.
En conclusion
Pour un auto-entrepreneur, les mentions légales tiennent en quelques lignes. Votre identité suivie de « EI ». Vos coordonnées et celles de votre hébergeur. Puis, selon votre situation, votre numéro RCS, votre numéro de TVA, le nom du directeur de la publication ou l'autorité qui vous a délivré une autorisation. Deux pages peuvent s'ajouter : une politique de confidentialité si vous collectez des données personnelles, des CGV si vous vendez en ligne à des particuliers. Une fois en place, il suffit de les tenir à jour.
Questions fréquentes
Oui. Tout site internet professionnel doit en afficher, celui d'un micro-entrepreneur compris. Sans elles, vous encourez jusqu'à un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende.
Oui, c'est obligatoire pour un entrepreneur individuel. Après vos nom et prénom, ajoutez « entrepreneur individuel » ou simplement « EI ».
Oui, s'il en a un. Service-public.fr le cite parmi les mentions obligatoires ; France Num précise « si vous en avez un ».
Les mentions légales disent qui est derrière le site. Elles sont obligatoires pour tout site professionnel. Les CGV, elles, encadrent la vente : à afficher si vous vendez à des particuliers, à communiquer sur demande à vos clients professionnels.
Oui, s'il collecte des données personnelles. Un simple formulaire de contact suffit à vous y obliger : informez le visiteur de l'usage de ses données et de ses droits.
Sur une page facile à trouver, en général via un lien en pied de page. Elles peuvent aussi figurer dans vos CGV.




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