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Glossaire de la facturation : 48 termes expliqués
Une facture n'est pas un simple récapitulatif de ce que le client vous doit. C'est un document encadré par le Code de commerce et le Code général des impôts : des mentions imposées, une numérotation continue, un délai de paiement plafonné, des pénalités qui courent sans rappel. Se tromper de mot coûte cher, parce que chaque mot a un régime propre. Ce glossaire définit les termes du devis à l'encaissement, avec un exemple qui parle aux indépendants et le texte qui fonde chaque règle.
Chaque définition indique sa source. Dernière vérification de l'ensemble : 23 septembre 2026. Les seuils et montants cités sont ceux en vigueur à cette date.
A
Abonnement
Un abonnement est un service ou une fourniture répété à intervalles réguliers contre un prix périodique. Chaque échéance donne lieu à une facture, qui peut être émise en début de période. Si vous facturez la TVA, celle d'un service est due à chaque encaissement.
Si vous facturez la TVA, elle est due au fil des paiements du client. Vous pouvez émettre la facture en début de période (mois, trimestre, année), même si le service est rendu au fur et à mesure. Indiquez alors clairement la période et le prix.
Pour un prélèvement automatique, faites signer un mandat SEPA au client et conservez-le. Avec un client particulier, le renouvellement tacite est encadré : prévenez-le par écrit, un à trois mois avant l'échéance, qu'il peut ne pas reconduire. Un logiciel qui gère la récurrence évite d'oublier une échéance ou de facturer deux fois.
Exemple
Un développeur redevable de la TVA facture la maintenance d'un site 90 euros HT par mois. Sa facture part automatiquement le 1er, le prélèvement suit, et chaque encaissement déclenche la TVA du mois. En cas d'impayé, la facture de l'échéance existe déjà pour la relance.
L'acompte est une partie du prix versée avant la livraison ou la fin de la prestation. Il engage fermement les deux parties : celle qui se désiste doit dédommager l'autre. Entre professionnels, il donne lieu à une facture d'acompte, qui rend la TVA due si vous n'êtes pas en franchise en base.
L'acompte ne se confond pas avec les arrhes, qui laissent à chacun la possibilité de renoncer. Avec un client particulier, si le contrat ne dit rien, la somme versée d'avance est présumée être des arrhes. Avec un professionnel, cette présomption ne joue pas, mais mieux vaut l'écrire. Si vous voulez un acompte, écrivez « acompte » sur le devis et dans vos conditions de règlement.
Si vous facturez la TVA, elle est due dès que vous encaissez l'acompte, pour les services comme pour les ventes de biens (depuis le 1er janvier 2023). Vous émettez une facture d'acompte, puis une facture de solde qui déduit ce qui a déjà été payé. Pour un micro-entrepreneur, l'acompte compte dans le chiffre d'affaires du mois ou du trimestre où il est encaissé.
Exemple
Une photographe demande 30 % à la réservation d'un mariage, soit 600 euros. Elle émet une facture d'acompte de 600 euros, encaisse, puis facture le solde de 1 400 euros après la prestation, en rappelant l'acompte versé.
L'adresse de facturation est l'adresse à laquelle le client veut recevoir ses factures, par exemple celle de son service comptable. Quand elle diffère de l'adresse du client, elle doit figurer sur la facture en plus de celle-ci.
Une facture peut porter trois adresses : la vôtre (siège ou domiciliation), celle du client, et l'adresse de facturation si le client veut recevoir ses factures ailleurs, par exemple chez son cabinet comptable.
À partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises), une quatrième s'ajoute : l'adresse de livraison des biens, quand elle diffère de celle du client.
Exemple
Une consultante travaille pour l'agence lyonnaise d'un groupe dont la comptabilité est centralisée à Paris. Le client figure avec son adresse lyonnaise, l'adresse de facturation est celle du siège parisien qui règle les factures.
Une facture émise ne se supprime pas : pour l'annuler, on émet un avoir du même montant, puis si besoin une nouvelle facture. Tant qu'elle n'est pas émise, une facture reste un brouillon que vous pouvez modifier ou effacer.
Une facture ne se supprime pas, parce que la numérotation doit rester continue. Un numéro qui disparaît crée un trou, et un trou fait soupçonner une vente non déclarée. Votre client a peut-être aussi déjà enregistré la facture dans sa comptabilité.
Deux cas se présentent. Si l'erreur est repérée avant paiement, émettez une facture rectificative « annule et remplace la facture n°… », avec un nouveau numéro. Si la facture est déjà payée, ou si la prestation est annulée, émettez un avoir, puis remboursez ou refacturez si besoin. Une fois l'émission électronique obligatoire pour vous, l'avoir passe par la plateforme comme la facture.
Exemple
Un formateur a facturé une session finalement annulée par le client. Il n'efface pas la facture n° 2026-041 : il émet l'avoir n° A2026-007 du même montant. Sa numérotation reste continue et sa comptabilité cohérente.
Les factures émises et reçues se conservent dix ans, comme les autres pièces comptables ; le droit fiscal passe lui aussi à dix ans au 1er janvier 2027. Une facture électronique se garde sous forme électronique, une facture papier peut être numérisée sous conditions.
Gardez aussi, pendant la même durée, les devis acceptés, bons de commande et bons de livraison : ils prouvent que la vente a bien eu lieu. En cas de contrôle, l'administration peut demander n'importe laquelle de ces pièces.
Une facture papier peut être scannée, à condition que la copie soit identique, en PDF ou PDF/A-3, horodatée et protégée (cachet, empreinte ou signature électronique). Une facture électronique, elle, se garde sous sa forme électronique : l'imprimer ne suffit pas. Le plus simple est un outil qui conserve tout au même endroit.
Exemple
Une graphiste contrôlée en 2030 doit produire ses factures de 2022. Elles sont dans son logiciel, avec les devis signés correspondants. Ses factures papier de 2020, scannées à l'époque, sont également recevables.
SourceCode de commerce, article L123-22 ; Livre des procédures fiscales, article L102 B (loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, article 36) et article A102 B-2 ;service-public.fr, délai de conservation d'une facture(vérifié le 7 août 2026).
Les arrhes sont une somme versée d'avance qui permet à chaque partie de se dédire : le client qui renonce les perd, le professionnel qui renonce les rembourse au double. Contrairement à l'acompte, elles n'engagent pas fermement. Avec un client particulier, toute somme versée d'avance est présumée être des arrhes.
Le Code de la consommation pose une présomption : avec un client particulier, sauf mention contraire, toute somme versée d'avance est réputée être des arrhes. Le particulier garde ainsi une porte de sortie, ce qui peut vous gêner si vous comptiez sur un engagement ferme.
Entre professionnels, les arrhes sont possibles aussi, mais seulement si le devis ou le contrat les prévoit clairement. Dans tous les cas, écrivez sur le devis et dans vos conditions de vente la nature de la somme demandée. Pour sécuriser une commande, l'acompte est en général plus adapté : il engage le client, et celui qui se désiste doit des dommages et intérêts.
Exemple
Un traiteur encaisse 200 euros d'arrhes pour un buffet. Le client annule : il perd ses 200 euros. Si le traiteur avait annulé, il aurait dû rembourser 400 euros. Avec un acompte, l'annulation aurait ouvert droit à des dommages et intérêts, sans automatisme.
Normalement, l'entreprise qui facture la TVA la déclare et la reverse. Avec l'autoliquidation, c'est votre client qui s'en charge : vous facturez hors taxe avec la mention « Autoliquidation ». Elle ne s'applique qu'à un client professionnel assujetti à la TVA, jamais à un particulier. Cas fréquents : la sous-traitance dans le bâtiment et les services vendus à une entreprise d'un autre pays de l'Union européenne.
Pour un indépendant qui facture la TVA, deux cas reviennent souvent : la vente d'une prestation de services à une entreprise d'un autre pays de l'Union européenne, et la sous-traitance dans le bâtiment, où l'entreprise principale déclare la TVA des travaux de son sous-traitant. Dans les deux cas, la facture ne porte pas de TVA mais la mention « Autoliquidation ». Pour un client d'un autre pays de l'Union européenne, ajoutez son numéro de TVA intracommunautaire.
L'autoliquidation ne dispense pas de la facturation électronique quand le client est une entreprise française, à partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises).
Exemple
Un électricien redevable de la TVA sous-traite un chantier pour une entreprise générale. Sa facture est hors taxe, avec la mention « Autoliquidation » : c'est l'entreprise générale qui déclare la TVA sur ces travaux.
Un avoir est un document à montant négatif qui annule ou réduit une facture déjà émise. Il cite la facture qu'il corrige, suit la numérotation des factures et se conserve comme elles. Après paiement, c'est la seule façon de corriger une facture.
On l'appelle aussi note de crédit. Il sert dans trois cas : une erreur découverte après paiement, une prestation annulée ou une marchandise retournée, une réduction accordée après coup (geste commercial, ristourne). Précisez si l'avoir donne lieu à un remboursement ou s'il sera déduit d'une prochaine facture.
Si la facture d'origine portait de la TVA, l'avoir la reprend : vous récupérez la taxe déjà versée, et le client reverse celle qu'il avait déduite. L'avoir indique alors le montant hors taxe, le taux et le montant de TVA annulés. Vous pouvez numéroter les avoirs dans une série à part (A2026-001), tant que chaque série reste continue.
Exemple
Une rédactrice a facturé 1 200 euros HT une mission finalement réduite de moitié après paiement. Elle émet un avoir de 600 euros HT référençant la facture initiale et rembourse le client, ou déduit la somme de sa prochaine facture s'il est d'accord.
Le bon de commande est le document par lequel le client commande un bien ou une prestation, souvent après un devis. Il prouve son accord. Si votre client vous envoie un bon de commande numéroté, reportez ce numéro sur votre facture : c'est une mention obligatoire.
Chez un indépendant, le bon de commande prend souvent la forme d'un devis signé ou d'un email d'accord. Les entreprises qui ont un service achats envoient plutôt leur propre bon de commande, avec un numéro (souvent appelé PO, pour purchase order). Reportez ce numéro sur la facture : sans lui, leur service comptable ne peut pas rapprocher votre facture, et le paiement attend.
Avec le devis, la livraison et le paiement, le bon de commande prouve que la facture correspond à une vente réelle. Conservez-le dix ans avec la facture.
Exemple
Une consultante reçoit un bon de commande n° PO-48213 d'une banque qui fait appel à elle. Elle le reporte sur sa facture. Le service comptable rapproche les deux documents automatiquement et la facture est payée à 30 jours sans relance.
Le bon de livraison accompagne la marchandise et atteste, signé par le client, qu'elle a été reçue, en quelle quantité et dans quel état. Il n'est pas obligatoire, mais il date la livraison et prouve la vente en cas de litige.
Entre professionnels, le délai de paiement légal part de la livraison ou de la fin de la prestation : le bon de livraison signé en donne la date. Il permet aussi au client de vérifier la marchandise, et à vous de répondre à une contestation tardive.
Pour une prestation de services, l'équivalent est le procès-verbal de réception, que le client signe quand le travail est terminé et conforme. Dans le bâtiment, la réception des travaux joue ce rôle et fait démarrer les garanties. Conservez ces documents avec la facture.
Exemple
Un menuisier livre et pose une bibliothèque. Le client signe le bon de livraison avec la mention « sans réserve ». Trois semaines plus tard, il conteste une rayure : le bon signé protège le menuisier.
SourceCode de commerce, article L441-10 (point de départ du délai de paiement) ; Code de commerce, article L123-22.
« Bon pour accord » est la mention que le client ajoute, avec la date et sa signature, pour accepter un devis. À partir de là, le devis engage les deux parties : vous exécutez au prix indiqué, le client paie.
Aucune formule n'est imposée : « bon pour accord », « bon pour travaux », « lu et approuvé » ou une simple signature datée ont le même effet. Ce qui compte, c'est de pouvoir prouver que le client a accepté, et quand. Une signature électronique horodatée et rattachée au devis convient.
Un devis non signé peut quand même engager le client s'il a versé un acompte ou laissé démarrer les travaux, mais la preuve est plus fragile. Un client particulier démarché à domicile, ou qui a signé à distance, a quatorze jours pour se rétracter, sauf travaux d'urgence.
Exemple
Un plombier envoie un devis de 1 850 euros. Le client le renvoie signé avec « bon pour accord » et la date. Le plombier commande le matériel : le client ne peut plus revenir sur le prix.
Les règles de facturation ne sont pas les mêmes pour un client professionnel et pour un client particulier. Avec un professionnel, la facture est toujours obligatoire et le délai de paiement est plafonné. S'il paie en retard, il vous doit des pénalités par jour de retard et une indemnité fixe de 40 euros par facture. Avec un particulier, vous pouvez faire une facture, mais une note suffit souvent. La facture électronique ne s'applique pas.
Avec un professionnel, le Code de commerce s'applique. Chaque vente donne lieu à une facture complète. Le délai de paiement est de 30 jours par défaut, 60 jours au maximum. Les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 euros par facture sont dues sans rappel. Vos conditions générales de vente doivent être communiquées sur demande. À partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises), ces factures passent par une Plateforme Agréée.
Avec un particulier, c'est le Code de la consommation. Une note est obligatoire au-delà de 25 euros TTC pour une prestation. Le prix doit être annoncé avant la vente, et le médiateur de la consommation indiqué. Le client a quatorze jours pour se rétracter après une vente à distance ou hors établissement. L'indemnité de 40 euros ne peut pas lui être réclamée. À partir de la même date, ces ventes relèvent de l'e-reporting, pas de la facture électronique.
Exemple
Une photographe facture un reportage à une entreprise (facture, 30 jours, pénalités, facture électronique à partir de septembre 2027) et une séance photo à un particulier (note, paiement à la séance).
Les conditions de règlement disent quand et comment le client doit payer : échéance, moyens de paiement, escompte éventuel, taux des pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 euros par facture. Elles figurent dans vos conditions de vente et, pour l'essentiel, sur chaque facture.
Entre professionnels, quatre éléments doivent figurer sur la facture : la date d'échéance, les conditions d'escompte (ou « Escompte pour paiement anticipé : néant »), le taux des pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 euros par facture. S'ils manquent, vous risquez une amende et vous perdez des moyens d'action en cas d'impayé.
Le reste est à votre choix : paiement à réception ou à 30 jours, acompte à la commande, virement, carte, prélèvement, lien de paiement. Reprenez les mêmes conditions sur le devis, les CGV et la facture. Plus le délai est court et le paiement simple, plus vite vous êtes payé.
Exemple
Une graphiste indique sur toutes ses factures : « Paiement à 30 jours par virement ou lien de paiement. Escompte pour paiement anticipé : néant. Pénalités de retard : taux BCE majoré de 10 points. Indemnité forfaitaire de recouvrement : 40 euros. »
Les conditions générales de vente fixent le cadre de vos ventes, à des professionnels comme à des particuliers : prix, réductions, conditions de règlement. Elles ne sont pas obligatoires, mais si vous en avez, vous devez les communiquer à tout client professionnel qui les demande.
Rien ne vous oblige à rédiger des CGV. Si vous en avez, vous devez les communiquer à tout client professionnel qui les demande. Elles comprennent notamment vos conditions de règlement, vos prix unitaires et vos réductions. Refuser de les communiquer expose à une amende administrative pouvant aller jusqu'à 15 000 euros pour un entrepreneur individuel et 75 000 euros pour une société.
Vous pouvez aussi avoir des CGV pour vos clients particuliers. Avec eux, la loi vous oblige à donner certaines informations avant la vente : prix, caractéristiques, délai de livraison, droit de rétractation, garanties, médiateur. Vos CGV sont le moyen le plus simple de les réunir. Dans tous les cas, des CGV claires évitent les malentendus sur les acomptes, les annulations ou les délais. Un devis signé qui renvoie aux CGV les rend opposables au client.
Exemple
Un développeur freelance joint ses CGV à chaque devis : acompte de 30 %, propriété du code à paiement complet, délai de paiement de 30 jours, pénalités. Quand un client conteste un acompte non remboursable, le devis signé renvoie aux CGV acceptées.
La date d'échéance est la date limite de paiement de la facture. C'est une mention obligatoire entre professionnels. Dès le lendemain, les pénalités de retard et l'indemnité de 40 euros sont dues, sans rappel.
Elle dépend du délai de paiement convenu : à réception, 30 jours après la livraison ou la prestation (délai légal par défaut), ou jusqu'à 60 jours après la date de facture si le contrat le prévoit. Écrivez une date précise, par exemple « à payer avant le 15 octobre 2026 » : c'est plus clair que « 30 jours ».
Ne la confondez pas avec la date d'émission ni avec la date de la prestation. C'est à partir d'elle que les pénalités se calculent, jour par jour, et que vous organisez vos relances. Un logiciel de facturation la calcule et vous prévient quand elle est dépassée.
Exemple
Une consultante émet une facture le 3 septembre, à 30 jours : échéance le 3 octobre. Le 4 octobre au matin, les pénalités commencent à courir et l'indemnité de 40 euros est acquise, même si elle attend une semaine avant de relancer.
La date d'émission est la date à laquelle la facture est établie. C'est une mention obligatoire, distincte de la date de la vente ou de la prestation. Entre professionnels, la facture s'émet en principe dès la livraison ou la fin de la prestation.
Une facture porte deux dates : celle de l'opération (livraison, fin de la prestation ou versement de l'acompte) et celle du document. Elles sont souvent identiques, mais pas toujours : une prestation terminée le 28 peut être facturée le 30.
La date d'émission fixe l'ordre des numéros de facture, le point de départ du délai de paiement quand il court « à date de facture », et l'exercice comptable de la facture. Antidater ou postdater une facture est irrégulier.
Exemple
Un consultant termine une mission le 27 juin et émet sa facture le 1er juillet. La date de la prestation est le 27 juin, la date d'émission le 1er juillet. La facture prend le premier numéro de juillet et son délai de 30 jours court jusqu'au 31 juillet.
Un débours est une dépense que vous payez au nom et pour le compte de votre client, sur son mandat, et qu'il vous rembourse à l'euro près. Sous des conditions strictes, il n'entre pas dans votre chiffre d'affaires et, si vous facturez la TVA, n'y est pas soumis.
Quatre conditions doivent être réunies. Le client vous a donné un mandat préalable et explicite. La facture du fournisseur est à son nom. Vous lui refacturez le montant exact, sans marge, justificatif à l'appui. La dépense passe par un compte de passage dans votre comptabilité. S'il en manque une, ce sont des frais refacturés : ils entrent dans votre chiffre d'affaires, et dans la base de TVA si vous la facturez.
Pour un micro-entrepreneur, la différence compte : un débours n'augmente ni vos cotisations ni le chiffre d'affaires retenu pour le plafond du régime. Sur la facture, mettez-le sur une ligne à part, avec la mention « débours ». En cas de doute, votre expert-comptable vous dira si le montage tient.
Exemple
Une décoratrice achète pour un client des rideaux 480 euros, avec une facture du fournisseur au nom du client, sur sa demande écrite. Elle lui refacture 480 euros en débours, hors de son chiffre d'affaires, et hors TVA si elle y est soumise. Si la facture du fournisseur avait été à son nom, ce seraient des frais refacturés.
Le délai de paiement est le temps laissé à un client professionnel pour payer. Par défaut, 30 jours après la livraison ou la prestation ; le contrat peut prévoir jusqu'à 60 jours après la date de facture, ou 45 jours fin de mois. Il figure sur la facture.
Ces plafonds sont d'ordre public : une clause à 90 jours est illégale. Un client qui paie régulièrement au-delà risque une amende administrative pouvant atteindre 75 000 euros pour un entrepreneur individuel et 2 millions d'euros pour une société. Certains secteurs ont des délais spécifiques, souvent plus courts (produits alimentaires, transport routier).
Ces règles ne valent qu'entre professionnels. Avec un particulier, vous fixez librement le délai. Rien ne vous oblige non plus à accorder 30 jours : « paiement à réception » est un délai valable.
Exemple
Un plombier facture une entreprise le 10 septembre, sans délai particulier convenu : paiement dû le 10 octobre. Si le contrat prévoyait « 45 jours fin de mois », l'échéance tomberait au 14 novembre (fin du mois d'émission, plus 45 jours) ou au 31 octobre (45 jours, puis fin du mois), selon la méthode convenue avec le client.
Le devis est une proposition de prix détaillée établie avant la vente ou la prestation. Une fois accepté par le client, il engage les deux parties et devient le contrat qui fixe ce qui sera facturé.
Un devis complet indique la date, votre identité et celle du client, le détail de chaque prestation ou produit (quantité, prix unitaire), les frais annexes, le total HT et TTC, la durée de validité et les conditions de règlement. La numérotation n'est pas obligatoire, mais elle aide à retrouver le devis et à le citer sur la facture.
Le devis n'est pas une facture : il ne compte pas dans votre chiffre d'affaires et n'est pas concerné par la facturation électronique. Gardez-le quand même, c'est la preuve du contrat. Si le client verse un acompte après l'avoir accepté, vous émettez une facture d'acompte.
Exemple
Une architecte d'intérieur envoie un devis de 3 200 euros HT détaillant six postes, valable un mois. Le client le signe en ligne. Le devis signé sert de base à la facture d'acompte de 30 %, puis à la facture de solde.
Dans certains secteurs, un devis doit être remis avant la prestation : travaux et dépannages du bâtiment, déménagement, services à la personne à partir de 100 euros TTC par mois, location de voiture, optique, prestations funéraires, certains actes de santé. Si vous ne le remettez pas, vous risquez une amende administrative.
Dans le bâtiment, la liste couvre la plupart des métiers : maçonnerie, plomberie, électricité, peinture, menuiserie, serrurerie, couverture, isolation, débouchage, dératisation. Le devis détaille chaque prestation en quantité et en prix, le taux horaire TTC de main-d'œuvre, les frais de déplacement, le total HT et TTC et la durée de validité. Il précise s'il est gratuit ou payant.
Pour les services à la personne, le devis est obligatoire dès 100 euros TTC par mois, et sur demande en dessous. Sans devis dans un secteur où il est obligatoire, l'amende peut atteindre 3 000 euros pour un entrepreneur individuel et 15 000 euros pour une société. Ailleurs, le devis reste le meilleur moyen d'éviter un litige sur le prix.
Exemple
Une aide à domicile intervient 12 heures par mois chez une personne âgée pour 320 euros TTC. Le devis est obligatoire, gratuit, et précise le taux horaire, les jours et la durée. En dessous de 100 euros par mois, elle ne le remettrait que sur demande.
Un duplicata est une copie d'une facture déjà émise, marquée « Duplicata », que vous remettez au client qui a perdu l'original. Même numéro, même contenu : ce n'est pas une nouvelle facture.
Le cas est fréquent : un client a perdu une facture dont il a besoin pour sa comptabilité. Ne créez surtout pas une nouvelle facture avec un nouveau numéro : ce serait une deuxième vente, fictive. Renvoyez une copie de l'original avec la mention « Duplicata » et gardez une trace de la demande.
Une fois l'émission électronique obligatoire pour vous, la question se posera moins : la facture restera disponible sur votre plateforme et sur celle du client. Si c'est vous qui perdez une facture d'achat, demandez un duplicata au fournisseur : un relevé bancaire ne suffit pas comme justificatif, notamment pour récupérer la TVA si vous y avez droit.
Exemple
Un client réclame en janvier une facture d'octobre qu'il n'a pas classée. La graphiste renvoie une copie du PDF d'origine marquée « Duplicata », avec le même numéro et la même date. Sa numérotation n'a pas bougé.
La durée de validité d'un devis est la période pendant laquelle vous maintenez votre prix. Passé ce délai, vous n'êtes plus engagé. Elle est obligatoire dans les devis réglementés et conseillée dans tous les autres.
Sans durée écrite, l'offre vaut pendant un « délai raisonnable », une notion floue qui peut finir devant le juge. Une durée précise (quinze jours, un mois, trois mois) vous protège d'une acceptation tardive, quand le prix des matériaux a augmenté ou que votre planning est plein.
Choisissez-la selon votre activité : un mois pour un artisan dont les fournitures varient, deux ou trois mois pour un consultant. Pendant cette durée, le client peut accepter à tout moment et vous êtes engagé. Ensuite, vous pouvez confirmer le prix par écrit ou refaire un devis.
Exemple
Un carreleur établit un devis valable 30 jours. Le client signe au bout de six semaines, entre-temps le prix du carrelage a augmenté de 8 %. Le carreleur peut refuser et proposer un nouveau devis actualisé.
L'escompte est une réduction accordée au client qui paie avant l'échéance. Ses conditions doivent figurer sur toutes vos factures à des clients professionnels, même en micro-entreprise. Si vous n'en accordez pas, écrivez « Escompte pour paiement anticipé : néant ».
C'est une des mentions les plus souvent oubliées, parce que la plupart des indépendants n'accordent pas d'escompte. La loi demande pourtant de l'écrire. Un logiciel de facturation l'ajoute automatiquement.
Si vous accordez un escompte (par exemple 2 % pour un paiement sous huit jours), le client qui paie tôt règle le montant réduit. Si vous facturez la TVA, elle se calcule sur ce montant réduit. Le plus simple est d'indiquer sur la facture le montant avec et sans escompte. L'escompte n'a d'intérêt que si être payé vite vaut pour vous les quelques pour cent abandonnés.
Exemple
Un grossiste en fournitures redevable de la TVA propose 2 % d'escompte pour tout paiement sous dix jours. Une facture de 1 000 euros HT payée en trois jours se règle 980 euros HT, et la TVA porte sur 980 euros.
La facturation récurrente émet automatiquement, à intervalles fixes, la même facture pour une prestation qui se répète : abonnement, forfait mensuel, maintenance. Chaque facture ainsi créée est une facture à part entière, numérotée et complète.
Vous définissez une fois le modèle (client, lignes, prix, rythme) et le logiciel émet chaque facture à la date prévue. Vérifiez seulement que le prix suit le contrat et que la récurrence s'arrête à la résiliation.
Exemple
Un community manager facture 450 euros HT par mois à trois clients. Trois factures récurrentes partent le 1er de chaque mois avec un lien de paiement. Il n'ouvre son logiciel de facturation que pour les prestations ponctuelles.
La facture est le document établi après la vente d'un bien ou la réalisation d'une prestation. Elle détaille ce qui est vendu, le prix, la TVA s'il y a lieu et les conditions de paiement. Obligatoire entre professionnels, elle sert de preuve, de pièce comptable et, si vous facturez la TVA, de support à la taxe.
Une facture a quatre rôles. Elle dit au client ce qu'il doit et comment payer. Elle prouve la vente et permet d'exiger le paiement, jusque devant un tribunal. Elle porte la TVA quand il y en a, ou la mention de franchise en base. Elle justifie enfin les écritures comptables du vendeur et du client.
Entre professionnels, elle est obligatoire pour chaque vente et s'émet dès la livraison ou la fin de la prestation, sauf exceptions (facture récapitulative en fin de mois, par exemple). Pour un particulier, on parle souvent de note, pour une profession libérale de note d'honoraires. La réception des factures électroniques est obligatoire pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026 ; l'émission le sera le 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises.
Exemple
Une développeuse redevable de la TVA livre un site à une PME. Le jour de la mise en ligne, elle émet la facture : détail des prestations, montant HT, TVA à 20 %, total TTC, échéance à 30 jours, pénalités. La PME la comptabilise et déduit la TVA.
Facturer un client établi hors de France suit les règles françaises, avec des mentions propres : numéro de TVA intracommunautaire du client dans l'Union, mention d'exonération ou d'autoliquidation. Ces ventes relèveront de l'e-reporting, pas de la facture électronique, à partir de 2027 pour les PME et micro-entreprises.
Si vous facturez la TVA et vendez un service à une entreprise d'un autre pays de l'Union européenne, la facture est hors taxe, avec la mention « Autoliquidation » et les numéros de TVA intracommunautaire des deux entreprises. Vous déclarez ensuite la vente chaque mois dans la déclaration européenne de services. Pour une livraison de biens dans l'Union, la facture mentionne l'exonération de l'article 262 ter I du CGI. Hors Union, l'export de biens est exonéré, et la plupart des services rendus à un client professionnel ne sont pas taxables en France.
La facture peut être en langue étrangère, mais l'administration peut en demander une traduction : le plus simple est un document bilingue. Elle peut être en devise, mais la TVA éventuelle doit apparaître en euros. En franchise en base, demandez un numéro de TVA intracommunautaire dès votre premier service vendu à une entreprise d'un autre pays de l'Union européenne. Ces règles méritent d'être vues une fois avec votre expert-comptable.
Exemple
En octobre 2027, une traductrice redevable de la TVA facture 1 500 euros une agence allemande. Facture hors taxe, mention « Autoliquidation », numéros de TVA des deux parties, déclaration européenne de services le mois suivant, et montant repris dans son e-reporting.
La facture d'acompte constate une partie du prix versée avant la livraison ou la fin de la prestation. Entre professionnels, elle est obligatoire pour tout acompte, porte toutes les mentions d'une facture et, si vous facturez la TVA, la rend due sur le montant reçu.
Beaucoup d'indépendants encaissent un acompte sur simple devis signé, sans facture. C'est une erreur : tout acompte doit être constaté par une facture. Si vous facturez la TVA, elle est due dès l'encaissement, pour les services comme pour les biens (depuis 2023). La facture mentionne la date du versement si elle diffère de sa date d'émission.
La facture d'acompte suit la numérotation normale. Elle indique la prestation concernée, le montant de l'acompte hors taxe, la TVA le cas échéant et le total. À la fin, la facture de solde reprend le prix total, déduit l'acompte en citant son numéro et indique le reste à payer. Une facture pro forma ne remplace jamais une facture d'acompte.
Exemple
Un menuisier redevable de la TVA demande 40 % à la commande d'un dressing de 6 000 euros HT. Il émet une facture d'acompte de 2 400 euros HT plus TVA à l'encaissement, puis une facture de solde de 3 600 euros HT à la pose, qui rappelle l'acompte n° 2026-058.
La facture de situation sert à facturer l'avancement d'un chantier ou d'une prestation longue, étape par étape. Chaque situation est une vraie facture : elle indique le cumul des travaux réalisés et déduit les situations déjà facturées.
À intervalles convenus (chaque mois, à chaque étape), vous mesurez l'avancement, en pourcentage ou en quantités, par rapport au devis ou au marché. La facture de situation indique le montant total du marché, le pourcentage réalisé, le cumul facturé, les situations précédentes et le montant de la situation en cours.
Si le marché prévoit une retenue de garantie, en général 5 %, elle s'applique à chaque situation et vous est reversée à la fin de la garantie de parfait achèvement. La dernière facture solde l'opération. À partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises), les situations passent par la facturation électronique comme toute facture entre entreprises.
Exemple
Un peintre a un marché de 12 000 euros HT. À 40 % d'avancement, il émet la situation n° 1 : 4 800 euros HT. À 80 %, la situation n° 2 : cumul 9 600 euros, déjà facturé 4 800 euros, net 4 800 euros. La facture finale solde les 2 400 euros restants.
SourceCGI, article 289 ; CGI, article 269, 2-c (travaux immobiliers) ; loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 (retenue de garantie).
La facture de solde est la dernière facture d'une opération qui a donné lieu à des acomptes ou situations. Elle reprend le prix total, déduit ce qui a déjà été facturé en citant les numéros, et indique le reste à payer.
Elle présente trois montants : le total de l'opération, ce qui a déjà été facturé (acomptes, situations) et le solde dû. Chaque acompte déduit est cité avec le numéro et la date de sa facture.
Si vous facturez la TVA, la facture de solde ne porte que la TVA du solde : celle des acomptes figure déjà sur les factures d'acompte. Facturer la TVA sur le total est une erreur fréquente, qui fait payer deux fois la taxe des acomptes au client. La facture de solde clôt l'opération et fait démarrer les garanties éventuelles.
Exemple
Une photographe a facturé 600 euros d'acompte pour un mariage à 2 000 euros TTC. Sa facture de solde indique : prestation 2 000 euros TTC, acompte déjà réglé (facture n° 2026-031) 600 euros, reste à payer 1 400 euros.
La facture pro forma ressemble à une facture mais n'en a pas la valeur : ni comptable, ni fiscale, sans TVA ni numéro de facture. Elle sert à annoncer un prix, obtenir un accord ou un financement, ou accompagner un envoi à l'export.
« Pro forma » signifie « pour la forme ». Le document ressemble à une future facture (client, désignation, prix) sans en avoir les effets. Il sert pour un dossier de financement, une demande de subvention, une formalité de douane, ou pour un client étranger qui veut payer d'avance.
Deux règles. La mention « pro forma » doit être bien visible, et le document ne prend pas de numéro de facture. Si le client paie sur la base d'une pro forma, émettez une vraie facture (ou une facture d'acompte) dès l'encaissement. En pratique, un devis joue le même rôle et prête moins à confusion.
Exemple
Une entreprise canadienne demande une pro forma avant de payer 100 % d'avance une prestation de 3 000 euros. Le consultant l'envoie, reçoit le virement, puis émet immédiatement la facture définitive datée du jour de l'encaissement.
La facture récapitulative regroupe plusieurs livraisons ou prestations faites pour un même client dans le mois. Elle peut être émise au plus tard à la fin du mois, au lieu d'une facture par opération. Si vous facturez la TVA, ces opérations doivent relever du même mois d'exigibilité.
C'est une exception à la règle d'une facture par livraison ou prestation. Elle simplifie la vie des fournisseurs réguliers, comme un traiteur qui livre la même entreprise trois fois par semaine. La facture détaille chaque opération avec sa date, ou renvoie à des bons de livraison numérotés.
Si vous facturez la TVA, la TVA de toutes les opérations regroupées doit être due le même mois. C'est le cas pour des biens livrés dans le mois. Elle ne se confond pas avec la facture d'abonnement, émise d'avance pour une période à venir.
Exemple
Un livreur de repas d'entreprise redevable de la TVA effectue 14 livraisons en octobre pour le même client. Le 31 octobre, il émet une facture récapitulative listant les 14 dates et quantités, avec le total HT, la TVA et le total TTC.
La facture rectificative corrige une facture émise mais pas encore payée. Elle porte la mention « annule et remplace la facture n°… » et un nouveau numéro. Après paiement, la correction passe par un avoir.
Une facture émise ne se modifie pas, et aucun autre document ne peut reprendre son numéro. Avant paiement, la facture rectificative est la solution la plus simple : en un seul document, elle annule l'ancienne, cite son numéro et la remplace. L'ancienne reste dans vos archives.
Après paiement, passez par un avoir, pour que votre comptabilité et celle du client restent cohérentes : l'avoir annule la facture initiale, une nouvelle facture indique le bon montant. Une fois l'émission électronique obligatoire pour vous, factures rectificatives et avoirs passent par la plateforme.
Exemple
Une graphiste s'aperçoit avant paiement qu'elle a facturé 20 % de TVA au lieu de la franchise. Elle émet la facture n° 2026-072 « annule et remplace la facture n° 2026-070 » avec la mention de l'article 293 B, sans TVA.
Le forfait est un prix global fixé d'avance pour une prestation définie, quel que soit le temps passé. Il s'oppose à la facturation au temps (taux horaire ou journalier). Sur la facture, la prestation doit quand même être décrite précisément.
Le forfait rassure le client, qui connaît le prix, et vous fait gagner plus si vous allez vite. Le risque est pour vous : un projet mal cadré qui déborde se fait à perte. Votre devis doit donc préciser ce qui est inclus (livrables, nombre d'allers-retours) et prévoir un avenant pour le reste.
Sur la facture, décrivez quand même la prestation précisément (« refonte du site vitrine, 5 pages, mise en ligne »), avec la quantité (1) et le prix HT. Un forfait payé en plusieurs fois donne lieu à des factures d'acompte, puis à une facture de solde.
Exemple
Une rédactrice facture un forfait de 1 200 euros HT pour un livre blanc de 12 pages, deux relectures incluses. La troisième relecture demandée par le client fait l'objet d'un avenant et d'une facture séparée.
Les frais refacturés sont des dépenses liées à votre prestation (déplacement, hébergement, port, matériaux) que vous répercutez au client. Contrairement aux débours, ils entrent dans votre chiffre d'affaires et, si vous facturez la TVA, y sont soumis au taux de la prestation.
Si vous facturez la TVA, les frais suivent le taux de la prestation principale. Un billet de train à 10 % refacturé avec une mission de conseil à 20 % est soumis à 20 %. Peu importe que vous ne preniez pas de marge.
Pour un micro-entrepreneur, les frais refacturés augmentent le chiffre d'affaires déclaré, donc les cotisations, et rapprochent du plafond du régime. Seuls les vrais débours y échappent. Sur la facture, mettez les frais sur des lignes à part, gardez les justificatifs, et précisez dans le devis qu'ils s'ajoutent au prix.
Exemple
Un consultant redevable de la TVA facture une journée de conseil 900 euros HT plus 180 euros de frais de déplacement. Le total est de 1 080 euros HT, avec une TVA à 20 % sur l'ensemble. Les 1 080 euros entrent dans son chiffre d'affaires.
L'indemnité forfaitaire de recouvrement est une somme fixe de 40 euros due par un client professionnel qui paie en retard, en plus des pénalités. Elle est due une fois par facture, sans rappel, et sa mention est obligatoire sur la facture.
Elle compense les frais engagés pour vous faire payer : temps, courriers, relances. Si vos frais réels dépassent 40 euros, par exemple avec une société de recouvrement, vous pouvez demander plus, justificatifs à l'appui.
Elle a trois limites. Un particulier ne la doit jamais. Elle n'est pas due si le client est en procédure collective (sauvegarde, redressement, liquidation). Enfin, elle est exigible de plein droit, sans relance, mais rien ne vous oblige à la réclamer : beaucoup d'indépendants ne l'appliquent qu'aux mauvais payeurs. Sa mention sur la facture reste obligatoire.
Exemple
Une consultante a trois factures de 500 euros payées avec deux semaines de retard par le même client. Elle peut réclamer 120 euros d'indemnité forfaitaire (40 euros par facture), plus les pénalités calculées au jour le jour.
Un justificatif de paiement prouve qu'une facture a été réglée : relevé bancaire, avis de virement, reçu de carte, quittance ou facture marquée « acquittée ». Il relie le paiement à la facture.
Pour vous, le justificatif sert à savoir quelles factures sont payées, à répondre à un client qui dit avoir réglé, et à prouver la date du paiement. Cette date compte : si vous facturez la TVA sur des services, c'est elle qui rend la TVA due. Pour le client, la facture prouve la dette, le justificatif prouve qu'elle est réglée.
La mention « acquittée » sur une facture, avec la date et le moyen de paiement, vaut quittance. Un logiciel relié à votre compte bancaire associe chaque virement reçu à sa facture, qui passe en « payée ». Conservez les justificatifs aussi longtemps que les factures.
Exemple
Un client affirme avoir payé une facture de 750 euros. La graphiste vérifie : aucun virement reçu. Le client cherche, retrouve un ordre de virement rejeté, et paie. Sans rapprochement bancaire, elle aurait pu le croire sur parole.
Un lien de paiement, placé dans une facture ou un email, ouvre une page sécurisée où le client paie par carte ou virement instantané. Le paiement est rattaché automatiquement à la facture, sans pointage manuel.
C'est le moyen le plus simple d'être payé plus vite : le client paie en lisant la facture, sans saisir d'IBAN. Le service prend une commission sur chaque paiement.
Le lien ne remplace pas la facture : il l'accompagne. Indiquez-le dans vos conditions de règlement. Pour un client particulier, la page de paiement doit respecter les règles de sécurité des paiements en ligne (authentification forte).
Exemple
Une coach envoie sa facture de 240 euros avec un lien de paiement. La cliente paie par carte depuis son téléphone dans la minute. La facture est marquée payée, le montant arrive sur le compte de la coach sous quelques jours.
SourceCode monétaire et financier, articles L133-1 et suivants (services de paiement) ; Code de commerce, article L441-9.
Un logiciel de facturation crée devis et factures, les numérote sans trou, ajoute les mentions obligatoires, suit les paiements et conserve les documents. Il doit aussi recevoir les factures électroniques, puis les émettre à partir de septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises.
Pour facturer des particuliers ou des clients étrangers, rien ne vous oblige à utiliser un logiciel : un modèle bien rempli suffit. Pour les clients professionnels français, c'est différent : la facture électronique passe par une plateforme, ce qu'un tableur ne sait pas faire. À partir du 1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises, un logiciel devient donc indispensable.
Un logiciel vous évite aussi les erreurs : mentions à jour, numérotation sans trou, échéances calculées, relances, rapprochement bancaire, archivage. Abby est immatriculée Plateforme Agréée : la mise en conformité à la réforme est gratuite sur toutes les offres, comme la facturation sans TVA des indépendants en franchise. La facturation avec TVA, la déclaration URSSAF et la déclaration de TVA sont dans les offres payantes.
Exemple
Un artisan qui facturait sur Word passe à un logiciel : ses factures portent désormais automatiquement la mention d'escompte, les pénalités et l'indemnité de 40 euros, et il découvre qu'il avait deux numéros en double sur l'année précédente.
Les mentions obligatoires sont les informations que toute facture doit comporter : dates, numéro, identité du vendeur et du client, désignation, prix unitaires, totaux et, si vous facturez la TVA, le taux et le montant de TVA. Pour un client professionnel, s'y ajoutent l'échéance, l'escompte, les pénalités de retard et l'indemnité de 40 euros. Chaque mention fiscale manquante peut coûter 15 euros d'amende.
D'autres mentions dépendent de votre situation : « Entrepreneur individuel » ou « EI » pour un indépendant, forme juridique et capital pour une société, numéro de TVA intracommunautaire au-delà de 150 euros HT, numéro de bon de commande s'il existe, adresse de facturation si elle diffère, mention de franchise (article 293 B), « Autoliquidation » le cas échéant, garantie légale de conformité pour certains biens vendus à un particulier.
À partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises), la réforme ajoute quatre mentions : le SIREN du client professionnel, l'adresse de livraison si elle diffère, la catégorie d'opération (biens, services ou les deux) et l'option pour la TVA d'après les débits.
Vous risquez une amende de 15 euros par mention manquante ou inexacte, dans la limite du quart du montant de la facture. Ne pas facturer du tout coûte bien plus cher : jusqu'à 75 000 euros pour un entrepreneur individuel.
Exemple
Une facture de 2 000 euros à un client professionnel, à laquelle manquent la mention d'escompte, le taux des pénalités et l'indemnité de 40 euros, expose à une amende administrative pouvant atteindre 75 000 euros pour un entrepreneur individuel et 375 000 euros pour une société. En cas de retard, les pénalités restent pourtant dues, au taux de la BCE majoré de 10 points.
La note est le document remis à un client particulier pour une prestation de services. Elle est obligatoire au-delà de 25 euros TTC, et sur demande en dessous. Plus légère qu'une facture, elle indique notamment la date, la prestation détaillée et le total TTC.
Pour une vente de biens à un particulier, la facture n'est obligatoire que dans trois cas : si le client la demande, pour une vente à distance, ou pour une livraison dans un autre pays de l'Union européenne. Sinon, un ticket de caisse suffit. Depuis août 2023, il n'est plus imprimé que si le client le demande.
La note s'établit en deux exemplaires : l'original pour le client, le double pour vous, à garder dix ans comme pièce comptable. En pratique, une facture complète remise à un particulier vaut note. Ces documents ne passent pas par la facturation électronique, mais leurs montants entrent dans l'e-reporting à partir de la date à laquelle l'émission électronique devient obligatoire pour vous (1er septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises).
Exemple
Une traductrice facture 60 euros à un particulier la traduction d'un acte, envoyée par email : note obligatoire. Pour la relecture d'une lettre à 20 euros, elle ne la remet que si le client la demande. Elle utilise le même modèle dans les deux cas.
Chaque facture porte un numéro unique, dans une séquence chronologique et continue : sans trou, sans doublon, sans retour en arrière. Plusieurs séries sont possibles (par année, par type de document), si chacune est continue.
La numérotation permet à l'administration de vérifier qu'aucune vente n'a disparu. Un trou dans la suite fait soupçonner une facture non déclarée ; un doublon est une anomalie. C'est pour ça qu'une facture émise ne se supprime jamais : on la corrige par un avoir ou une facture rectificative.
Le format est libre : 2026-001, F-2026-0042, A2026-003 pour les avoirs. Avec un préfixe par année, repartez à 001 au 1er janvier en changeant bien l'année. Si vous changez de logiciel en cours d'année, continuez la suite au lieu de repartir à zéro. Les devis et les pro forma ont leurs propres numéros.
Exemple
Un plombier a émis les factures 2026-001 à 2026-087. Une facture annulée en cours d'année n'a pas été effacée : elle existe avec son avoir. Sa séquence est complète et il peut le prouver en dix secondes.
Les pénalités de retard sont les intérêts dus par un client professionnel dès le lendemain de l'échéance, sans rappel. Vous choisissez leur taux et l'indiquez sur la facture, mais il ne peut pas être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal. Si vous n'indiquez aucun taux, c'est le taux de la Banque centrale européenne (BCE) plus 10 points qui s'applique.
Le taux des pénalités doit figurer sur la facture, et son absence est sanctionnée. Si aucun taux n'est écrit, les pénalités restent dues au taux prévu par défaut par la loi : le taux de la BCE majoré de 10 points. Elles se calculent jour par jour, sur le montant TTC, du lendemain de l'échéance jusqu'au paiement. Elles ne sont pas soumises à la TVA. S'y ajoute l'indemnité forfaitaire de 40 euros par facture.
Elles ne concernent que les clients professionnels : avec un particulier, seuls les intérêts au taux légal courent, après une mise en demeure. Vous pouvez prévoir un taux plus élevé, mais un taux manifestement excessif peut être réduit par le juge. Elles sont exigibles de plein droit, mais vous restez libre de les réclamer ou non. Pour le taux de la BCE, on retient celui en vigueur au 1er janvier ou au 1er juillet du semestre concerné.
Exemple
Une facture de 3 000 euros TTC payée avec 45 jours de retard, au taux de 12 % par an prévu dans les CGV, donne 3 000 × 12 % × 45 / 365, soit 44,38 euros de pénalités, plus 40 euros d'indemnité forfaitaire.
Le prix hors taxe (HT) est le prix avant TVA ; le prix toutes taxes comprises (TTC) inclut la TVA. La facture indique le prix unitaire HT, le taux et le montant de TVA, le total HT et le total TTC. En franchise en base, HT et TTC sont identiques.
Avec un professionnel, on raisonne en HT : s'il récupère la TVA, elle ne lui coûte rien. Avec un particulier, on raisonne en TTC : c'est le prix qu'il paie vraiment, et celui qui doit être affiché. Un devis en HT seul à un particulier est une source de litige.
Pour passer de l'un à l'autre : TTC = HT × (1 + taux). À 20 %, 100 euros HT donnent 120 euros TTC ; 120 euros TTC font 100 euros HT (120 / 1,2, et non 120 moins 20 %). En franchise en base, vous facturez sans TVA : votre prix est à la fois HT et TTC, avec la mention de l'article 293 B. Si vous devenez redevable, vous choisissez entre augmenter vos prix ou absorber la TVA sur votre marge.
Exemple
Une graphiste en franchise facture un logo 800 euros, sans TVA. Devenue redevable, elle facture 800 euros HT, soit 960 euros TTC : neutre pour son client entreprise, 20 % plus cher pour ses clients particuliers.
La relance rappelle au client qu'une facture est arrivée à échéance. Entre professionnels, elle n'est pas nécessaire pour que les pénalités courent, mais c'est la première étape, amiable, du recouvrement, avant la mise en demeure.
Une relance efficace se fait par étapes : un rappel courtois à l'échéance, puis un second plus ferme qui rappelle les pénalités et l'indemnité de 40 euros, puis une mise en demeure par lettre recommandée. Celle-ci fixe un dernier délai et ouvre la voie à une injonction de payer. Gardez une trace datée de chaque étape.
Un logiciel qui suit les échéances envoie les rappels aux dates prévues, avec le lien de paiement, sans que vous ayez à y penser. Restez neutre : la relance protège votre trésorerie.
Exemple
Une rédactrice paramètre trois relances automatiques : à l'échéance, à 7 jours et à 21 jours. Sur l'année, 9 factures sur 10 en retard sont réglées après la première, une seule atteint la mise en demeure.
Ce sont trois réductions de prix. Le rabais compense un défaut (retard, qualité), la remise est accordée au moment de la vente (volume, fidélité), la ristourne est calculée après coup sur une période. Les réductions acquises à la vente figurent sur la facture.
La distinction compte en comptabilité et, si vous facturez la TVA, pour la taxe. Une remise ou un rabais accordé sur la facture réduit la base de la TVA : la taxe se calcule sur le prix net. Une ristourne accordée après coup, en fin de trimestre ou d'année, passe par un avoir, qui reprend la TVA le cas échéant.
Sur la facture, la réduction apparaît ligne par ligne (prix, remise, prix net) ou globalement avant le total HT. Ne la confondez pas avec l'escompte, qui récompense un paiement anticipé. Pour un micro-entrepreneur, le chiffre d'affaires déclaré est le montant encaissé, après réductions.
Exemple
Un consultant redevable de la TVA accorde 10 % de remise sur une mission de 4 000 euros HT pour un client fidèle : la facture indique 4 000 euros, remise 400 euros, net 3 600 euros HT, TVA sur 3 600 euros. En décembre, une ristourne de 2 % sur l'année passe par un avoir.
La signature électronique d'un devis permet au client de l'accepter à distance, avec valeur de preuve si le procédé identifie le signataire et garantit que le document n'a pas été modifié. Pour un devis, une signature simple ou avancée, horodatée, suffit.
Le règlement européen eIDAS prévoit trois niveaux : simple, avancée et qualifiée. Seule la qualifiée vaut d'office une signature manuscrite. Les deux autres sont valables aussi, mais c'est à vous de prouver que le procédé est fiable. Pour un devis, un service qui vérifie l'email, envoie un code par SMS, horodate le document et garde une preuve suffit.
En pratique, le client signe en quelques minutes depuis son téléphone, la date d'acceptation est certaine et la facture d'acompte peut partir tout de suite. Abby intègre la signature électronique des devis. Un particulier démarché ou qui signe à distance garde son délai de rétractation de quatorze jours.
Exemple
Une décoratrice envoie un devis de 2 800 euros à un restaurant un mardi soir. Le gérant le signe électroniquement depuis son téléphone à 22 h, avec un code reçu par SMS. Le mercredi matin, elle voit que le devis est signé et émet la facture d'acompte de 30 %.
SourceRèglement (UE) n° 910/2014 (eIDAS), articles 25 et 26 ; Code civil, article 1367 ; Code de la consommation, article L221-18.
Le taux horaire est le prix d'une heure de travail, HT ou TTC selon le client. Il sert à facturer au temps passé, par opposition au forfait. Dans les devis réglementés du bâtiment, le taux horaire de main-d'œuvre TTC est obligatoire.
Pour fixer votre taux, partez de ce que vous voulez gagner, ajoutez vos charges et vos cotisations, puis divisez par le nombre d'heures vraiment facturables dans l'année. Ce nombre est toujours plus faible que vos heures travaillées : devis, administratif et prospection ne se facturent pas. Un simulateur de seuil de rentabilité fait ce calcul.
Sur le devis et la facture, indiquez le nombre d'heures, le taux et le total. Précisez comment le temps est compté (à la demi-heure, à la journée) et donnez une estimation pour rassurer le client. Un relevé de temps tenu au fil de l'eau évite les discussions.
Exemple
Un électricien affiche un taux horaire de 55 euros TTC sur ses devis de dépannage. Une intervention de deux heures et demie avec 40 euros de fournitures se facture 137,50 euros de main-d'œuvre plus 40 euros, détaillés sur deux lignes.
« TVA non applicable, art. 293 B du CGI » est la mention obligatoire sur les factures des entreprises en franchise en base de TVA, dont la plupart des micro-entrepreneurs. Elle indique que vous êtes dispensé de TVA, pas que l'opération est exonérée.
La franchise en base vous dispense de facturer, déclarer et reverser la TVA tant que votre chiffre d'affaires reste sous les seuils. En contrepartie, vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats. La mention prévient le client qu'il n'a pas de TVA à déduire. Sans elle, une facture sans TVA paraît irrégulière.
Recopiez la mention exacte, avec la référence de l'article. Elle remplace le taux et le montant de TVA : les totaux HT et TTC sont égaux. Si vous dépassez le seuil majoré, la TVA s'applique dès le jour du dépassement. Si vous dépassez seulement le seuil de base, elle s'applique au 1er janvier suivant.
Depuis le 1er septembre 2026, la mention peut aussi citer le nouveau code : « TVA non applicable, article L. 223-3 du CIBS ». Être en franchise ne dispense pas de la facturation électronique.
Exemple
Une rédactrice web en micro-entreprise facture 600 euros une entreprise : montant 600 euros, « TVA non applicable, art. 293 B du CGI », total à payer 600 euros. Son client ne déduit rien et ne s'étonne pas de l'absence de TVA.
Les confusions les plus courantes, tranchées en quelques lignes.
Le devis est une proposition de prix établie avant la vente ; une fois accepté, il engage les deux parties. La facture est établie après la livraison ou la prestation : elle constate ce qui est dû et sert de preuve, de pièce comptable et, le cas échéant, de support à la TVA. Le devis n'est pas concerné par la facturation électronique ; la facture à une entreprise l'est, à partir de septembre 2027 pour les PME et micro-entreprises.
Non. Une fois émise, une facture ne se modifie pas et ne se supprime pas, parce que la numérotation doit rester continue et que le client l'a peut-être déjà comptabilisée. Avant paiement, vous émettez une facture rectificative portant la mention « annule et remplace la facture n°… » avec un nouveau numéro. Après paiement, vous émettez un avoir puis une nouvelle facture.
L'acompte est un premier versement sur une vente ferme : le client comme le professionnel sont engagés, et l'acompte se facture. Les arrhes laissent une porte de sortie : le client peut renoncer en les perdant, le professionnel en remboursant le double. Si le contrat ne précise rien, la somme versée d'avance par un particulier est présumée être des arrhes.
Pour une prestation de services, une note est obligatoire dès que le montant dépasse 25 euros TTC, et sur demande en dessous. Pour une vente de biens, la facture n'est obligatoire qu'à la demande du client, pour une vente à distance ou une livraison dans un autre pays de l'Union européenne ; un ticket de caisse suffit sinon.
Par défaut, le paiement est dû 30 jours après la livraison ou la fin de la prestation. Le contrat ou les conditions générales de vente peuvent prévoir jusqu'à 60 jours à compter de la date de facture, ou 45 jours fin de mois. Au-delà, le délai est illégal et expose à une amende administrative. Certains secteurs ont des délais spécifiques plus courts.
Une amende fiscale de 15 euros par mention manquante ou inexacte, plafonnée au quart du montant de la facture. Le défaut de facturation lui-même est puni bien plus lourdement, jusqu'à 75 000 euros pour un entrepreneur individuel. Au-delà des amendes, une facture incomplète est plus facile à contester par un client qui ne veut pas payer.
Les glossaires voisins
Le vocabulaire de la réforme s'appuie sur celui de la facture et de la TVA.