✦ 37 termes · vérifiés le 1er octobre 2026 · sources officielles

Glossaire de la création d'entreprise et des statuts : 37 termes expliqués

Créer son activité commence par un choix de mots : entreprise individuelle ou société, EURL ou SASU, travailleur non salarié ou assimilé salarié. Derrière chacun se cachent un régime social, une fiscalité, une responsabilité et des formalités différents, qu'il vaut mieux connaître avant de signer. Les définitions sont écrites pour les indépendants qui travaillent seuls, en micro-entreprise comme en société. Ce glossaire définit le vocabulaire de la création et des statuts, du guichet unique à l'extrait Kbis, du capital social au bénéficiaire effectif, des aides au démarrage aux structures pour tester son projet, jusqu'à la cession. Les montants et les délais sont vérifiés sur les sources officielles, et le simulateur de choix de statut d'Abby vous aide à comparer le revenu net de chaque option. Vous démarrez en micro-entreprise ? Plafonds, déclarations, ACRE : tout son vocabulaire est expliqué dans le glossaire de la micro-entreprise .

IndexABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Chaque définition indique sa source. Dernière vérification de l'ensemble : 1er octobre 2026. Les seuils et montants cités sont ceux en vigueur à cette date.

A

Annonce légale

L'annonce légale est un avis officiel publié dans un journal habilité, papier ou en ligne, du département du siège. Elle informe les tiers des grandes étapes de la vie d'une société : constitution, modification des statuts, dissolution. Obligatoire pour les sociétés, elle ne concerne pas le statut d'entreprise individuelle, micro-entreprise comprise.

L'avis de constitution mentionne la forme, la dénomination, le capital, le siège, l'objet, la durée, l'identité des dirigeants et le registre d'immatriculation. Son tarif est forfaitaire et fixé chaque année par arrêté, selon la forme de la société. En 2026, il est de 124 euros hors taxes pour une EURL et de 142 euros pour une SASU, partout en France sauf à La Réunion et à Mayotte, où il est plus élevé (147 euros pour une EURL). Les annonces de modification sont facturées au caractère ou au forfait selon leur nature.

Le journal vous remet une attestation de parution, à joindre à votre dossier au guichet unique. L'annonce légale est le premier coût obligatoire de votre société. Chaque modification des statuts (siège, dénomination) en demande une nouvelle : rédigez-les bien dès le départ.

Exemple

Une consultante publie l'avis de constitution de sa SASU dans un service de presse en ligne habilité de son département, au tarif forfaitaire, obtient l'attestation de parution le jour même et la joint à son dossier d'immatriculation au guichet unique.

SourceCode de commerce, articles R210-3 et R210-4 ; loi n° 55-4 du 4 janvier 1955 ; arrêté annuel fixant les tarifs des annonces légales ;service-public.fr, publier une annonce légale de constitution de société(vérifié le 1er janvier 2026) ;service-public.fr, comment publier une annonce légale ?.

Voir aussiGuichet uniqueStatuts de sociétéSiège social

ARE et ARCE

Le demandeur d'emploi indemnisé qui crée ou reprend une entreprise a le choix entre deux aides de France Travail. Il peut garder l'allocation de retour à l'emploi (ARE), versée chaque mois en complément de ses revenus. Il peut aussi demander l'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise) : 60 % des droits restants, versés en capital en deux fois, moins 3 %.

Le maintien de l'ARE convient à un démarrage progressif. Les revenus que vous déclarez chaque mois réduisent l'allocation selon une formule qui vous laisse toujours un gain, et la durée de vos droits s'allonge d'autant. Si vous dirigez une société sans vous verser de rémunération, vous gardez toute votre allocation, montage classique en SASU, mais France Travail vérifie que vous ne vous rémunérez vraiment pas. L'ARCE convient si vous avez besoin de trésorerie tout de suite ou prévoyez des revenus rapides. La moitié est versée au démarrage, l'autre six mois plus tard, si l'activité existe toujours et que vous n'occupez pas un CDI à temps plein.

Le choix se calcule. Avec l'ARCE, France Travail vous verse tout de suite 60 % de vos droits en capital, et les 40 % restants peuvent être repris si vous cessez votre activité, après un différé. Le maintien conserve tous vos droits mais les étale. L'ARCE suppose l'ACRE, qui n'est plus automatique depuis le 1er janvier 2026 : demandez-la à l'URSSAF dans les 60 jours qui suivent le début de votre activité.

Exemple

Une consultante a 18 mois de droits à 1 800 euros. Avec l'ARCE, elle perçoit environ 9 400 euros à la création et 9 400 euros six mois plus tard (60 % de 32 400 euros, moins 3 %). Avec le maintien, elle touche jusqu'à 1 800 euros par mois pendant 18 mois tant qu'elle ne se rémunère pas.

SourceCode du travail, articles L5141-1 et suivants ; règlement d'assurance chômage ;service-public.fr, aide à la reprise ou à la création d'entreprise (Arce)(vérifié le 13 août 2026).

Voir aussiSASUAssimilé salariéMicro-entreprise et chômage (glossaire micro-entreprise)

Assimilé salarié

L'assimilé salarié est un dirigeant de société qui relève du régime général, comme un salarié, sans avoir de contrat de travail. C'est le cas du président d'une SASU ou d'une SAS. S'il est rémunéré, il reçoit un bulletin de paie, cotise comme un salarié sauf pour l'assurance chômage, et bénéficie des mêmes prestations maladie, retraite et invalidité-décès. Le gérant associé unique d'une EURL, lui, est travailleur non salarié.

L'assimilation vaut pour la protection sociale, pas pour le droit du travail. Vous n'avez ni contrat de travail, ni licenciement, ni indemnités de rupture, ni chômage, et vous pouvez être révoqué selon les statuts. Votre rémunération supporte les mêmes cotisations que celle d'un salarié : la société paie les cotisations patronales et salariales en plus du net versé. En contrepartie, votre retraite, vos indemnités journalières et votre prévoyance sont celles du régime général, meilleures que celles des indépendants à revenu égal.

Si vous ne vous versez aucune rémunération, vous ne cotisez pas et n'acquérez aucun droit à la retraite ni aux indemnités journalières. Beaucoup de présidents de SASU le font pendant qu'ils perçoivent des allocations chômage ou vivent de dividendes. C'est un choix à réserver à une période limitée, sauf à sacrifier votre retraite et votre couverture. Un président qui n'est pas associé unique peut, sous conditions, cumuler son mandat avec un contrat de travail. Si vous êtes président et associé unique de votre SASU, ce cumul est impossible, faute de lien de subordination.

Exemple

Une présidente de SASU se verse 2 500 euros nets par mois, et sa société paie en plus les cotisations du régime général. Elle valide ses trimestres, cotise à la retraite complémentaire et perçoit des indemnités journalières en cas d'arrêt, mais n'aura pas de chômage si elle cesse son activité.

SourceCode de la sécurité sociale, article L311-3, 11°, 12° et 23° ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026) ;service-public.fr, cotisations sociales d'une SASU.

Voir aussiTravailleur non salarié (TNS)PrésidentSASURémunération du dirigeantARE et ARCE

Associé unique

L'associé unique détient toutes les parts d'une EURL ou toutes les actions d'une SASU. Il décide seul à la place de l'assemblée des associés : approbation des comptes, affectation du résultat, nomination du dirigeant, modification des statuts. Ses décisions sont consignées dans un registre coté et paraphé. Il ne répond des dettes qu'à hauteur de son apport.

Votre société unipersonnelle garde le formalisme d'une société à plusieurs, en version allégée. Vous n'avez ni convocation ni assemblée, mais vos décisions doivent être écrites, datées et signées. L'approbation des comptes intervient dans les six mois qui suivent la clôture, puis vous déposez la décision au greffe avec les comptes annuels.

L'argent de la société reste distinct du vôtre, même si vous êtes seul associé. Pour en percevoir, il faut une rémunération ou une distribution de dividendes ; un prélèvement sans l'une ni l'autre est un abus de biens sociaux. Le compte courant d'associé enregistre ce que vous prêtez à la société et ce qu'elle vous doit. Si un second associé entre au capital, l'EURL devient une SARL et la SASU une SAS, sans changement de forme. En cas de décès, vos titres passent à vos héritiers et la société continue.

Exemple

Une consultante, associée unique et gérante de son EURL, approuve les comptes de l'exercice le 15 mai par une décision écrite, affecte 20 000 euros de bénéfice en réserve et 10 000 euros en dividendes, puis dépose comptes et décision au greffe en juin.

SourceCode de commerce, articles L223-1, L223-31, L227-1 et L227-9 ;service-public.fr, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, prise de décisions dans une SASU.

Voir aussiEURLSASUGérantPrésidentCompte courant d'associé (glossaire comptabilité)

B

Bénéficiaire effectif

Le bénéficiaire effectif est la personne physique qui possède ou contrôle une société en dernier ressort : elle détient, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou exerce un contrôle par un autre moyen. À défaut, c'est le représentant légal. Toute société le déclare à son immatriculation, puis à chaque changement.

L'obligation vient de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : les autorités et les banques doivent pouvoir identifier les personnes physiques derrière chaque société. Vous déclarez l'identité, la date de naissance, la nationalité, l'adresse personnelle et les modalités du contrôle de chaque bénéficiaire. Le registre n'est plus ouvert au public : seules les autorités habilitées et les personnes qui justifient d'un intérêt légitime peuvent le consulter.

Dans une société unipersonnelle, le bénéficiaire effectif, c'est vous, l'associé unique. La déclaration prend quelques minutes au guichet unique et reste obligatoire même si l'information paraît évidente. Elle coûte 19,33 euros à l'immatriculation, puis 35,36 euros pour chaque modification. Sans déclaration, ou avec une déclaration incomplète, le représentant légal risque une amende allant jusqu'à 200 000 euros et une interdiction de gérer, et la société une amende pouvant atteindre 1 000 000 euros. Vous déclarez tout changement (cession de parts, associé qui dépasse 25 %) dans les trente jours.

Exemple

Un consultant crée une SASU dont il détient 100 % des actions : il se déclare bénéficiaire effectif à l'immatriculation. Trois ans plus tard, il cède 30 % à un associé. Il fait une nouvelle déclaration dans le mois, et l'associé devient lui aussi bénéficiaire effectif.

SourceCode monétaire et financier, articles L561-2-2, L561-45-1 à L561-50 et R561-1 ;service-public.fr, déclaration des bénéficiaires effectifs de la société(vérifié le 3 juin 2026) ;service-public.fr, quel est le coût des formalités de création d'une société ?(vérifié le 18 mars 2026).

Voir aussiGuichet uniqueAssocié uniqueCapital social

Business plan

Le business plan présente un projet de création ou de reprise à ses financeurs : offre, marché, concurrence, stratégie commerciale, moyens, statut choisi et prévisionnel financier sur trois ans. Il sert à convaincre une banque ou un réseau de prêt d'honneur, et surtout à vérifier soi-même que le projet tient.

Il commence par un résumé d'une page, puis présente votre parcours, votre offre, l'étude de marché, le modèle économique, votre plan commercial et votre organisation. Il se termine par le prévisionnel et ses hypothèses. Vingt à trente pages suffisent.

Si vous démarrez seul sans emprunter, un business plan complet n'est pas indispensable, mais ses trois questions le sont : à qui vendez-vous, combien devez-vous facturer pour vivre, et comment trouverez-vous vos clients ? Il devient nécessaire dès qu'il y a un prêt, un local, un stock ou un associé. Les réseaux d'accompagnement fournissent des modèles, et votre expert-comptable peut valider le prévisionnel.

Exemple

Une future fleuriste rédige un business plan de vingt-cinq pages pour obtenir un prêt de 40 000 euros : étude de la zone de chalandise, panier moyen constaté chez trois confrères, prévisionnel sur trois ans avec un seuil de rentabilité atteint au quatorzième mois. La banque prête, avec un prêt d'honneur en complément.

Sourceservice-public.fr, projet de création d'entreprise : comment concevoir un business plan(vérifié le 26 décembre 2025) ;service-public.fr, acteurs de l'accompagnement à la création d'entreprise(vérifié le 13 juillet 2026).

Voir aussiÉtude de marchéPrévisionnel (glossaire comptabilité)Prêt d'honneurStatut juridiqueGuide : créer son entreprise

C

Capital social

Le capital social est la valeur des apports des associés, en argent ou en biens, en échange de parts ou d'actions. Il figure dans les statuts et sur les documents commerciaux. Aucun minimum n'est exigé en EURL, SARL, SASU et SAS : un euro suffit. Il sert de gage aux créanciers et limite la responsabilité des associés.

Vous déposez le capital avant l'immatriculation sur un compte bloqué, auprès d'une banque, d'un notaire ou d'un prestataire habilité. Vous versez au moins 20 % en SARL et EURL, 50 % en SAS et SASU, et le solde dans les cinq ans. Vous pouvez apporter de l'argent, c'est l'apport en numéraire, ou un bien, c'est l'apport en nature. Apporter au capital du matériel déjà acheté augmente vos parts sans sortie d'argent. Un apport en nature est évalué, en principe par un commissaire aux apports. Les associés, ou l'associé unique, peuvent s'en passer si aucun apport ne dépasse 30 000 euros et que leur total ne dépasse pas la moitié du capital.

Un capital symbolique est légal, mais il a des inconvénients. Il rassure moins les banques et les fournisseurs. Vos capitaux propres passent sous la moitié du capital à la première perte, ce qui oblige à régulariser. Si vous êtes gérant majoritaire, le seuil de 10 % du capital au-delà duquel vos dividendes sont soumis à cotisations est vite dépassé. Un capital de quelques milliers d'euros, adapté à vos premiers mois, est un bon compromis. Le reste peut passer en compte courant d'associé, plus facile à récupérer.

Exemple

Une consultante crée une SASU avec 5 000 euros de capital, en verse 2 500 euros à la création et le solde l'année suivante. Elle apporte en plus 6 000 euros en compte courant pour la trésorerie de départ, qu'elle se fera rembourser sans formalité.

SourceCode de commerce, articles L223-2, L223-7, L223-9, L224-2 et L227-1 ; Code civil, article 1843-2 ;service-public.fr, constituer et déposer le capital social d'une société(vérifié le 20 octobre 2025).

Voir aussiStatuts de sociétéResponsabilité limitéeCapitaux propres (glossaire comptabilité)Compte courant d'associé (glossaire comptabilité)

Cession d'entreprise

La cession d'entreprise est la vente de l'activité à un repreneur. Pour une société, on cède les parts ou les actions, ou la société vend son fonds de commerce. Pour une entreprise individuelle, on cède le fonds de commerce, artisanal ou libéral (clientèle, matériel, droit au bail), et l'entrepreneur reste tenu des dettes antérieures.

Une cession se prépare. Il faut valoriser l'entreprise, par son patrimoine, ses résultats ou par comparaison, puis faire un diagnostic et signer un protocole d'accord. Une cession de titres s'accompagne d'une garantie d'actif et de passif ; une cession de fonds, d'une publicité et d'un séquestre du prix. Les droits d'enregistrement diffèrent selon que vous cédez des parts, des actions ou un fonds de commerce.

Votre plus-value est imposable, mais des exonérations importantes existent pour les petites entreprises (selon le chiffre d'affaires ou la valeur du fonds) ou en cas de départ à la retraite, et des abattements s'appliquent selon la durée de détention des titres. Si vous travaillez seul, la valeur tient surtout à votre clientèle et à sa capacité à suivre le repreneur. Une activité qui repose entièrement sur vous est plus difficile à céder ; avec des contrats récurrents, des process et une marque, elle se vend mieux. Le contrat prévoit souvent que vous accompagniez le repreneur pendant quelques mois.

Exemple

Une kinésithérapeute en entreprise individuelle cède sa patientèle et son matériel 60 000 euros à une consœur qui reprend le bail du cabinet. Sous les seuils d'exonération des petites entreprises et après cinq ans d'activité, sa plus-value est exonérée d'impôt sur le revenu ; l'acquéreuse paie les droits d'enregistrement.

SourceCode de commerce, articles L141-1 et suivants, L141-23 et suivants ; CGI, articles 151 septies, 151 septies A, 719 et 726 ;service-public.fr, cession de l'entreprise individuelle à un tiers(vérifié le 22 juillet 2026) ;service-public.fr, valoriser son entreprise avant la transmission.

Voir aussiNom commercial et enseigne

Coopérative d'activité et d'emploi

La coopérative d'activité et d'emploi (CAE) permet d'entreprendre en devenant salarié de la coopérative. Après une période de test, l'entrepreneur signe un contrat d'entrepreneur salarié associé (Cesa) et développe sa propre clientèle. Il perçoit un salaire calculé sur son chiffre d'affaires, après cotisations et contribution à la coopérative.

La CAE combine l'autonomie de l'indépendant et la protection du salarié. Vous trouvez vos clients, fixez vos prix et organisez votre travail, tout en bénéficiant du régime général, de l'assurance chômage, d'une mutuelle, de congés et de formation. La coopérative porte la personnalité juridique, la facturation, la comptabilité, les assurances et les déclarations ; vous vous consacrez à votre métier. Vous devenez associé de la coopérative dans les trois ans et participez à sa gouvernance. Elle prélève une contribution aux frais, calculée sur votre chiffre d'affaires.

Ce modèle vous convient si vous voulez entreprendre sans créer de structure, durablement ou en attendant. Votre revenu net est celui d'un salarié, cotisations complètes déduites : il est donc plus faible qu'en micro-entreprise à chiffre d'affaires égal. La CAE se distingue du portage salarial, commercial et réservé aux prestations intellectuelles, par sa dimension coopérative et l'absence de sélection par le chiffre d'affaires. Certaines CAE sont spécialisées, par exemple dans le bâtiment, la culture ou les services à la personne.

Exemple

Un formateur indépendant rejoint une CAE : après trois mois de test, il signe un Cesa et devient entrepreneur salarié. Sur 5 000 euros facturés dans le mois, la coopérative retient 10 % de contribution et les cotisations, et lui verse le reste sous forme de salaire, avec bulletin de paie et droits au chômage.

SourceCode du travail, articles L7331-1 à L7333-4 et R7331-2 ; loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014, articles 47 et 48 ;service-public.fr, comment tester son activité dans une coopérative d'activités et d'emploi (CAE) ?(vérifié le 13 août 2026).

Voir aussiCouveuse d'entrepriseAssimilé salariéStatut juridiquePortage salarial (glossaire freelance)

Couveuse d'entreprise

La couveuse d'entreprise permet de tester une activité en conditions réelles avant de créer son entreprise. Le porteur de projet signe un contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape), facture sous le SIREN de la couveuse et bénéficie d'un accompagnement. Le Cape dure un an, renouvelable deux fois.

La couveuse s'adresse à des publics comme les demandeurs d'emploi indemnisés, les bénéficiaires de minima sociaux ou les salariés à temps partiel qui veulent tester leur projet sans s'immatriculer ni perdre leurs droits. Pendant le Cape, vous gardez votre statut et vos allocations, vous relevez de la protection sociale des salariés pour cette activité et vous n'avez pas de charges fixes propres. En échange, la couveuse prélève un pourcentage de votre chiffre d'affaires pour ses services et son accompagnement.

Le test a des contreparties. Le chiffre d'affaires est celui de la couveuse, pas le vôtre. Vous ne pouvez pas déduire vos charges comme une entreprise ni bénéficier de l'ACRE tant que vous n'êtes pas immatriculé. À la sortie, vous créez votre entreprise avec une clientèle, des références et un prévisionnel fondé sur du réel, ou vous renoncez sans dette. La couveuse se distingue de la coopérative d'activité, où vous devenez salarié, et du portage salarial, commercial et sans vocation de test. Elle se distingue aussi de la pépinière, qui héberge des entreprises déjà créées.

Exemple

Une graphiste au chômage intègre une couveuse : pendant dix mois, elle facture 21 000 euros à ses premiers clients via la couveuse, qui lui reverse le solde après ses frais et une retenue de 10 %. Confortée, elle crée sa micro-entreprise avec neuf clients actifs et demande l'ACRE.

SourceCode de commerce, articles L127-1 à L127-7 ; Code du travail, article L5142-1 ;service-public.fr, comment tester son activité dans une couveuse d'entreprises ?(vérifié le 25 septembre 2026) ;service-public.fr, contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape)(vérifié le 4 septembre 2026).

Voir aussiCoopérative d'activité et d'emploiÉtude de marché

D

Dénomination sociale

La dénomination sociale est le nom officiel d'une société, fixé dans les statuts et indiqué sur tous ses documents avec sa forme juridique et son capital. Elle se choisit librement, à condition de ne pas porter atteinte à une dénomination, une marque ou un nom commercial antérieurs, ni d'induire en erreur sur l'activité.

Une fois votre société immatriculée, un concurrent de votre secteur ne peut pas utiliser le même nom s'il crée une confusion avec le vôtre. Cette protection reste limitée : seule une marque déposée à l'INPI protège le nom sur tout le territoire, pour les produits et services choisis. Avant de choisir, vérifiez gratuitement sa disponibilité sur la base de l'INPI, qui recense les dénominations, noms commerciaux et enseignes inscrits au RNE et au RCS, ainsi que les marques. Réservez aussi le nom de domaine correspondant.

La dénomination est le nom juridique de la société, celui des statuts et du Kbis. Le nom commercial est celui sous lequel vos clients vous connaissent, et l'enseigne celui affiché sur votre local ou votre véhicule. Les trois peuvent être identiques ou différents : une SASU « Martin Conseil » peut exercer sous le nom commercial « Atelier Bleu ». En entreprise individuelle, votre dénomination est votre nom et votre prénom, éventuellement complétés d'un nom commercial. Changer de dénomination modifie les statuts, avec annonce légale et formalité au guichet unique. La dénomination, la forme, le capital, le SIREN et la mention du registre doivent figurer sur vos devis et factures.

Exemple

Un traiteur veut appeler sa SASU « Les Tables d'Aurore ». La recherche sur la base INPI révèle une SARL « Table d'Aurore » dans la restauration en Gironde : risque de confusion. Il choisit « Aurore Traiteur Événements », vérifie la disponibilité de la marque et réserve le nom de domaine.

SourceCode de commerce, articles L210-2 et R123-237 ; Code de la propriété intellectuelle, articles L711-3 et L713-6 ;service-public.fr, choisir et protéger la dénomination d'une société(vérifié le 6 octobre 2023) ;service-public.fr, nom commercial, marque, logo, enseigne, nom de domaine : quelles différences ?(vérifié le 1er janvier 2023).

Voir aussiNom commercial et enseigneMarque et INPIStatuts de sociétéMentions obligatoires sur les documents (glossaire micro-entreprise)

Dividendes

Les dividendes sont la part du bénéfice distribuable qu'une société verse à ses associés, après approbation des comptes. Ils rémunèrent le capital, pas le travail ; en SASU, ils n'ouvrent aucun droit social. Pour une personne physique, ils sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % ou, sur option, au barème après un abattement de 40 %.

Le traitement social des dividendes fait la différence entre les statuts. En SASU, ils ne supportent que les prélèvements sociaux de 18,6 % compris dans le prélèvement forfaitaire unique : vous pouvez vous rémunérer en dividendes sans cotisations, mais sans retraite ni indemnités journalières. En EURL à l'IS, la part des dividendes du gérant majoritaire qui dépasse 10 % du capital social détenu, augmenté des primes d'émission et du compte courant, est soumise aux cotisations des indépendants, comme une rémunération.

Pour distribuer des dividendes, il faut une décision des associés et un bénéfice distribuable, après dotation de la réserve légale (5 % du bénéfice jusqu'à atteindre 10 % du capital). Il faut aussi la trésorerie pour verser la somme : distribuer de l'argent dont la société a besoin pour payer ses dettes peut constituer une faute de gestion. Des acomptes sur dividendes sont possibles sur bilan intermédiaire certifié. Vous déclarez vos dividendes sur votre déclaration de revenus ; la société retient au versement 12,8 % d'acompte d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux.

Exemple

Une SASU réalise 30 000 euros de résultat net. Sa présidente et associée unique décide en mai de distribuer 20 000 euros : la société prélève 31,4 % à la source, soit 6 280 euros, et lui verse 13 720 euros nets. Aucune cotisation sociale, aucun droit à retraite sur cette somme.

SourceCode de commerce, articles L232-11 et L232-12 ; CGI, articles 158, 3-2° et 200 A ; Code de la sécurité sociale, article L131-6, III ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026).

Voir aussiRémunération du dirigeantSASUTravailleur non salarié (TNS)Capital socialDividendes (glossaire impôts)Prélèvement forfaitaire unique (glossaire impôts)

Domiciliation

La domiciliation est le choix de l'adresse administrative de l'entreprise, obligatoire pour s'immatriculer. Elle peut se faire au domicile du dirigeant, dans un local professionnel, dans une pépinière ou chez une société de domiciliation agréée par la préfecture, qui reçoit alors le courrier.

En entreprise individuelle, vous pouvez domicilier votre activité chez vous si vous êtes propriétaire ou locataire de votre résidence principale, et que ni le bail, ni le règlement de copropriété, ni les règles d'urbanisme ne s'y opposent. Vous pouvez demander que votre adresse personnelle ne soit pas diffusée publiquement. Pour une société, seul le représentant légal peut la domicilier chez lui, aux mêmes conditions.

Une société de domiciliation vous propose une adresse dans la ville ou le quartier de votre choix, la réception du courrier, sa réexpédition ou sa numérisation, parfois des salles de réunion, contre un abonnement mensuel. Le contrat, d'au moins trois mois, est déposé au guichet unique avec la formalité. La domiciliation commerciale protège votre vie privée et vous donne une adresse stable. Vous devez toutefois déclarer le lieu réel de votre activité si vous en avez un, et la cotisation foncière des entreprises est due au lieu de domiciliation si vous n'avez pas de local.

Exemple

Une rédactrice en entreprise individuelle qui déménage souvent choisit une société de domiciliation à Lyon pour 25 euros par mois : son adresse professionnelle ne change plus, son courrier est numérisé, et son adresse personnelle n'apparaît pas sur les documents publics.

SourceCode de commerce, articles L123-10 à L123-11-1 et R123-167 à R123-171 ;service-public.fr, domicilier une société et son activité(vérifié le 15 septembre 2025) ;service-public.fr, domicilier son entreprise individuelle et son activité.

Voir aussiSiège socialGuichet uniqueDomiciliation (glossaire micro-entreprise)

E

Entreprise individuelle

L'entreprise individuelle (EI) permet d'exercer une activité en son nom propre, sans créer de société. Depuis le 15 mai 2022, son patrimoine est séparé automatiquement : seul le patrimoine professionnel peut être saisi par les créanciers professionnels. L'entrepreneur est travailleur non salarié, et le régime micro est une option de l'entreprise individuelle.

C'est le statut le plus simple et le moins coûteux. L'immatriculation est gratuite en micro-entreprise et pour une activité libérale ; au réel, elle coûte 21,74 euros pour une activité commerciale et 45 euros pour une activité artisanale. Vous n'avez ni capital, ni statuts, ni assemblée, ni comptes à déposer. Vos bénéfices sont imposés à l'impôt sur le revenu, en BIC ou en BNC, au régime micro ou au réel. Depuis 2022, vous pouvez aussi opter pour l'impôt sur les sociétés : votre entreprise est alors assimilée à une EURL. Vos cotisations sont calculées sur votre bénéfice au réel, et sur votre chiffre d'affaires en micro.

L'entreprise individuelle a aussi des limites. Vous ne pouvez pas vous associer, et votre image est parfois moins « entreprise » auprès de certains clients. La protection de votre patrimoine connaît des exceptions : renonciation à la demande d'un créancier, dettes fiscales et sociales en cas de fraude, garanties personnelles données à une banque. Vous devez faire figurer la mention « EI » ou « entrepreneur individuel » avant ou après votre nom sur tous vos documents professionnels. Vous pouvez passer en société à tout moment, par apport ou cession de votre activité.

Exemple

Un plombier crée son entreprise individuelle au régime réel : immatriculation à 45 euros (activité artisanale), mention « Jean Martin EI » sur ses devis et factures, cotisations calculées sur son bénéfice, résidence principale et épargne personnelle hors d'atteinte de ses fournisseurs en cas de difficulté.

SourceCode de commerce, articles L526-22 à L526-31 ; loi n° 2022-172 du 14 février 2022 ;service-public.fr, entrepreneur individuel (EI) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, séparation des patrimoines professionnel et personnel de l'entrepreneur individuel(vérifié le 20 janvier 2026).

Voir aussiPatrimoine professionnel et personnelOption pour l'ISTravailleur non salarié (TNS)EURLEntreprise individuelle (glossaire micro-entreprise)Guide : créer son entreprise individuelle

Étude de marché

L'étude de marché vérifie, avant de vous lancer, qu'il existe des clients pour votre offre. Elle analyse la demande (qui achète, avec quels besoins et quel budget), la concurrence (qui vend, à quel prix) et l'environnement (réglementation, tendances).

Combinez des sources documentaires (statistiques sectorielles, études des chambres consulaires, sites des concurrents) et du terrain : entretiens, observation des concurrents, test d'une offre. Si vous travaillez seul, dix à vingt conversations avec des clients cibles valent mieux qu'un questionnaire envoyé à cinq cents inconnus.

Les résultats nourrissent votre business plan : prix, panier moyen, saisonnalité, moyens de trouver vos clients. Une étude honnête peut aussi conclure qu'il ne faut pas se lancer, ou pas de cette façon.

Exemple

Une future coach sportive à domicile interroge vingt-cinq voisins et relève les tarifs de six concurrents : aucun ne propose de séances tôt le matin. Elle se positionne sur le créneau de 6 h 30 à 8 h 30, à 55 euros la séance.

Sourceservice-public.fr, projet de création d'entreprise : comment faire une étude de marché;service-public.fr, création d'entreprise : votre idée de business peut-elle réussir ?.

Voir aussiBusiness planCouveuse d'entreprise

EURL

L'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est une SARL à associé unique. Son capital est libre, sans minimum, et l'associé ne répond des dettes qu'à hauteur de son apport. Le gérant associé unique est travailleur non salarié. Les bénéfices relèvent de l'impôt sur le revenu, ou de l'impôt sur les sociétés sur option.

L'EURL convient si vous voulez une société sans quitter le régime social des indépendants. Vos cotisations de gérant sont calculées sur votre rémunération et, à l'IS, sur la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital. Elles restent nettement inférieures à celles d'un président de SASU. Vous choisissez entre l'impôt sur le revenu, où le bénéfice est votre revenu, et l'impôt sur les sociétés, où la société est imposée et vous l'êtes sur ce que vous vous versez. Si un associé entre au capital, l'EURL devient simplement une SARL.

En contrepartie, vous avez les obligations d'une société : statuts, dépôt du capital, annonce légale, comptes annuels à approuver et à déposer au greffe, comptabilité d'engagement. Vos décisions d'associé unique sont consignées dans un registre. Si vous confiez la gérance à un tiers non associé, il relève du régime général. Une cession de parts d'EURL supporte un droit d'enregistrement de 3 %, après un abattement de 23 000 euros ramené à la part du capital cédée.

Exemple

Une consultante crée une EURL au capital de 1 000 euros, opte pour l'impôt sur les sociétés et se verse 3 000 euros nets par mois de rémunération de gérante. Elle cotise comme travailleuse non salariée sur cette rémunération ; le bénéfice restant est imposé à l'IS et conservé dans la société.

SourceCode de commerce, articles L223-1 et suivants ;service-public.fr, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026).

Voir aussiSASUGérantAssocié uniqueTravailleur non salarié (TNS)Option pour l'ISSimulateur : quel statut choisir ?

G

Gérant

Le gérant dirige une SARL, une EURL ou une société civile et la représente face aux tiers. Il engage sa responsabilité en cas de faute de gestion. En SARL ou en EURL, il est travailleur non salarié s'il est majoritaire ou associé unique, et assimilé salarié s'il est minoritaire, égalitaire ou non associé et rémunéré.

Comme gérant, vous pouvez engager la société dans tous les actes de sa vie courante. En SARL ou en EURL, même un acte qui sort de l'objet social l'engage envers ses clients et ses fournisseurs, sauf s'ils savaient ou ne pouvaient ignorer qu'il en sortait. Les statuts peuvent limiter vos pouvoirs, par exemple en exigeant l'accord des associés au-delà d'un certain montant, mais ces limites ne valent qu'entre associés. Votre éventuelle rémunération est fixée par les statuts ou par les associés ; elle est déductible du résultat si la société est à l'IS.

Votre statut social dépend de vos parts. Pour savoir si vous êtes majoritaire, on additionne vos parts, celles de votre conjoint ou partenaire de Pacs, de vos enfants mineurs et des autres gérants. En SARL, un gérant qui détient 40 % et dont le conjoint détient 15 % est donc majoritaire, et travailleur non salarié. En EURL, comme associé unique, vous êtes toujours dans ce cas. Votre patrimoine personnel peut être engagé si vous vous portez caution d'un prêt, si une faute de gestion a contribué aux dettes en cas de liquidation judiciaire, ou en cas de faute « détachable de vos fonctions », c'est-à-dire intentionnelle et d'une particulière gravité.

Exemple

Une graphiste, gérante et associée unique de son EURL, décide seule de l'achat d'un véhicule de 25 000 euros, signe le contrat au nom de la société et consigne la décision dans le registre des décisions de l'associé unique. Elle est travailleuse non salariée pour ses cotisations.

SourceCode de commerce, articles L223-18 à L223-25 ; Code civil, articles 1846 à 1850 ;service-public.fr, société à responsabilité limitée (SARL) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 6 février 2026) ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026).

Voir aussiPrésidentEURLTravailleur non salarié (TNS)Rémunération du dirigeantResponsabilité limitée

Guichet unique

Le guichet unique est le site de l'INPI par lequel passent, depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, de modification et de cessation d'entreprise. Il transmet le dossier aux organismes concernés (INSEE, greffe, impôts, URSSAF) et alimente le registre national des entreprises.

Vous créez un compte et remplissez un formulaire unique adapté à votre situation. Vous téléversez les pièces justificatives : pièce d'identité, justificatif de domiciliation, déclaration de non-condamnation et, pour une société, statuts, attestation de dépôt du capital et attestation de parution de l'annonce légale. Vous payez les frais éventuels en ligne. Vous suivez ensuite votre dossier, puis recevez vos identifiants (SIREN, SIRET, code APE) et vos documents d'immatriculation.

La formalité est gratuite en micro-entreprise et pour une entreprise individuelle libérale. Au réel, elle coûte 21,74 euros en activité commerciale et 45 euros en activité artisanale ; l'agent commercial paie 23,21 euros. Pour une société commerciale, l'immatriculation coûte 33,83 euros, plus 19,33 euros pour la déclaration des bénéficiaires effectifs ; une activité exclusivement artisanale coûte 45 euros. Vous passez aussi par le guichet pour les modifications, la mise en sommeil, la radiation et pour consulter vos informations au registre. Le traitement prend de quelques jours à quelques semaines.

Exemple

Un développeur crée sa SASU un lundi sur le guichet unique : formulaire, statuts signés, attestation de dépôt de capital, annonce légale, pièce d'identité, paiement de 53,16 euros. Il reçoit son SIREN dix jours plus tard et son extrait Kbis dans la foulée.

SourceCode de commerce, articles L123-33 et R123-1 et suivants ; loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019, article 1er ;service-public.fr, création d'entreprise : formalités d'immatriculation d'une société(vérifié le 12 juin 2026) ;service-public.fr, quel est le coût des formalités de création d'une société ?(vérifié le 18 mars 2026).

Voir aussiRegistre national des entreprises (RNE)Registre du commerce et des sociétés (RCS)KbisAnnonce légaleGuichet unique de l'INPI (glossaire micro-entreprise)Immatriculation (glossaire micro-entreprise)

I

Insaisissabilité

L'insaisissabilité met un bien à l'abri des créanciers professionnels. La résidence principale de l'entrepreneur individuel est insaisissable de plein droit pour les dettes professionnelles nées après le 7 août 2015. Ses autres biens immobiliers non professionnels peuvent le devenir par une déclaration notariée. Depuis 2022, la séparation des patrimoines protège tout le patrimoine personnel.

La protection de votre résidence principale joue même si vous y travaillez en partie : la partie habitable est protégée, et seule la partie réservée à l'activité peut être saisie. Si vous vendez, la protection suit le prix, à condition de le réemployer dans l'année pour acheter une nouvelle résidence principale. Vous pouvez y renoncer pour un créancier précis, par acte notarié. Depuis 2022, la séparation des patrimoines protège déjà vos autres biens personnels : la déclaration notariée a donc perdu l'essentiel de son intérêt.

Les limites sont celles de la séparation des patrimoines. L'insaisissabilité ne joue pas contre le fisc en cas de fraude ou de manquements graves et répétés, ni contre vos créanciers personnels, ni pour les dettes antérieures à son entrée en vigueur ou à la déclaration. Elle ne vous protège pas non plus si vous dirigez une société et avez donné votre caution personnelle : la caution engage tout votre patrimoine, résidence comprise, sauf clause contraire. Si vous êtes propriétaire, l'insaisissabilité et la séparation des patrimoines rendent l'entreprise individuelle aussi protectrice qu'une société pour les dettes ordinaires.

Exemple

Une consultante en entreprise individuelle, propriétaire de sa résidence principale, ne peut plus payer un fournisseur. S'il obtient un titre exécutoire, comme un jugement, le fournisseur pourra faire saisir son matériel et son compte professionnel, mais pas son logement, protégé sans aucune démarche.

SourceCode de commerce, articles L526-1 à L526-3 et L526-22 ; loi n° 2015-990 du 6 août 2015, article 206 ;service-public.fr, peut-on saisir la résidence principale de l'entrepreneur individuel ?(vérifié le 20 janvier 2026).

Voir aussiPatrimoine professionnel et personnelResponsabilité limitéeEntreprise individuelleSaisie (glossaire impayés)

K

Kbis

L'extrait Kbis est le document officiel du greffe qui prouve l'existence d'une société immatriculée au RCS et résume ses informations : dénomination, capital, siège, dirigeants. L'entrepreneur individuel commerçant a un équivalent, l'extrait K. Le dirigeant l'obtient gratuitement en ligne. On vous demande en général un extrait de moins de trois mois.

Le Kbis est la carte d'identité de votre société pour les tiers. Banques, fournisseurs, grands comptes, plateformes et bailleurs le demandent pour ouvrir un compte, vous référencer ou signer un bail. L'administration ne le demande plus : les organismes publics consultent directement les registres, et le justificatif d'immatriculation au RNE, gratuit, remplace le Kbis dans la plupart des démarches.

Comme dirigeant, vous obtenez gratuitement le Kbis de votre société en ligne, avec votre identité numérique professionnelle ; un tiers peut l'acheter quelques euros sur le site des greffes. Un Kbis de moins de trois mois est un usage, pas une obligation légale. Si vous êtes artisan ou libéral en entreprise individuelle, vous n'avez pas de Kbis mais un extrait d'immatriculation au RNE ; en micro-entreprise commerçante, vous avez un extrait K. Avant d'accorder un délai de paiement à un client, son extrait vous dit s'il fait l'objet d'une procédure collective ou d'une radiation.

Exemple

Une agence de communication en SASU répond à un appel d'offres d'une entreprise privée qui exige un Kbis de moins de trois mois. La présidente le télécharge gratuitement en ligne le matin même ; pour un marché public, le justificatif RNE aurait suffi.

SourceCode de commerce, articles R123-150 et suivants ;service-public.fr, comment obtenir un extrait K ou Kbis ?(vérifié le 3 avril 2026).

Voir aussiRegistre du commerce et des sociétés (RCS)Registre national des entreprises (RNE)Guichet uniqueExtrait K (glossaire micro-entreprise)Avis de situation SIRENE (glossaire micro-entreprise)

M

Marque et INPI

La marque est le signe (nom, logo, slogan) qui distingue les produits ou services d'une entreprise de ceux de ses concurrents. Elle s'obtient par un dépôt à l'INPI, pour des classes de produits et services précises. Elle donne un monopole d'exploitation de dix ans en France, renouvelable sans limite. Le dépôt coûte 190 euros pour une classe, plus 40 euros par classe supplémentaire.

Le dépôt se fait en ligne en deux étapes. Vérifiez d'abord que le signe est disponible parmi les marques, dénominations sociales et noms commerciaux existants, avec la recherche gratuite de l'INPI, complétée si besoin par une recherche de similarité payante. Vérifiez aussi les noms de domaine, à part. Déposez ensuite en désignant les classes. L'INPI examine le signe, publie la demande, ouvre un délai d'opposition de deux mois aux titulaires de droits antérieurs, puis enregistre la marque. Vous devez l'exploiter dans les cinq ans, sous peine de déchéance.

Déposer votre marque se justifie dès que votre nom a de la valeur : notoriété locale, site, contenus, produits, projet de franchise ou de cession. La marque vous protège contre l'usage par un concurrent, vous permet d'agir en contrefaçon et constitue un actif que vous pouvez céder. La dénomination sociale et le nom commercial protègent moins, par l'usage, dans un secteur et une zone. Vous pouvez étendre la protection à l'Union européenne avec une marque de l'Union, et à l'international avec le système de Madrid.

Exemple

Une créatrice de cosmétiques artisanaux dépose sa marque « Lune Sauvage » à l'INPI dans les classes 3 (cosmétiques) et 35 (vente au détail). Deux ans plus tard, une boutique en ligne utilise le même nom : elle obtient son retrait par une mise en demeure fondée sur sa marque.

SourceCode de la propriété intellectuelle, articles L711-1 à L716-16 ;service-public.fr, nom commercial, marque, logo, enseigne, nom de domaine : quelles différences ?(vérifié le 1er janvier 2023) ;service-public.fr, choisir et protéger la dénomination d'une société(vérifié le 6 octobre 2023).

Voir aussiDénomination socialeNom commercial et enseigneGuichet unique

N

Nom commercial et enseigne

Le nom commercial est le nom sous lequel une entreprise se fait connaître de ses clients ; il peut différer de sa dénomination ou du nom de l'entrepreneur. L'enseigne est le signe visible d'un établissement, comme le nom sur la vitrine ou le véhicule. Tous deux sont facultatifs et se déclarent au guichet unique.

Le nom commercial vous permet, en entreprise individuelle, de ne pas exercer sous votre nom de famille. En société, il permet d'exploiter plusieurs activités ou marques sous une même dénomination. Sa protection naît de l'usage, dans votre zone et votre secteur, et se prouve par les documents datés qui le portent : site, factures, publicités. Elle est plus faible que celle d'une marque déposée, car une entreprise d'un autre secteur ou d'une autre région peut utiliser le même nom.

Votre nom commercial peut apparaître en évidence sur vos documents. Votre dénomination sociale, ou votre nom suivi de la mention « EI », reste toutefois obligatoire, avec le SIREN et les autres mentions légales. Vous déclarez le nom commercial et l'enseigne à l'immatriculation ou plus tard, au guichet unique, sans annonce légale en entreprise individuelle. Vérifiez les marques existantes avant de choisir : vous éviterez une action en contrefaçon et un changement de nom après des années d'investissement.

Exemple

Marie Dupont, coiffeuse en entreprise individuelle, exerce sous le nom commercial « L'Atelier Boucles » et le fait figurer sur sa vitrine comme enseigne. Ses factures portent « Marie Dupont EI, L'Atelier Boucles », son SIREN et son adresse.

SourceCode de commerce, articles L123-1 et R123-237 ;service-public.fr, nom commercial, marque, logo, enseigne, nom de domaine : quelles différences ?(vérifié le 1er janvier 2023) ;service-public.fr, choisir et protéger la dénomination de votre entreprise individuelle.

Voir aussiDénomination socialeMarque et INPIEntreprise individuelleNom commercial (glossaire micro-entreprise)

O

Objet social

L'objet social décrit, dans les statuts, l'activité que la société peut exercer. Une EURL ou une SASU est commerciale par sa forme, quel que soit son objet. En SARL, EURL, SAS et SASU, un acte du dirigeant hors objet social engage quand même la société envers les tiers, sauf si elle prouve que le tiers le savait ou ne pouvait l'ignorer.

Rédigez l'objet assez largement pour couvrir votre activité principale, ses prolongements et ses évolutions prévisibles, sans le rendre si vague qu'il perde son sens. Une formule courante est : « toutes activités de conseil, de formation et de prestations de services aux entreprises, ainsi que toutes opérations se rattachant directement ou indirectement à cet objet ». Une activité réglementée doit y figurer expressément et suppose les autorisations correspondantes.

Changer d'objet social modifie les statuts. Il faut une décision des associés, ou la vôtre seule si vous êtes associé unique, la mise à jour des statuts, une annonce légale et une formalité au guichet unique, avec des frais, et parfois un changement de code APE ou de caisse de retraite. D'où l'intérêt d'anticiper. Ne confondez pas l'objet social avec le code APE, attribué par l'INSEE à partir de l'activité principale déclarée et purement statistique. Il ne faut pas non plus le confondre avec l'activité réellement exercée, qui peut être plus étroite.

Exemple

Une graphiste crée son EURL avec pour objet « la création graphique, le design de supports imprimés et numériques, la direction artistique, la formation et le conseil en communication visuelle, et toutes opérations s'y rattachant ». Deux ans plus tard, elle vend des formations en ligne sans modifier ses statuts.

SourceCode civil, articles 1833 et 1835 ; Code de commerce, articles L210-1, L210-2, L223-18 et L227-6 ;service-public.fr, changer l'objet social de la société;service-public.fr, création d'une société : rédaction et enregistrement des statuts(vérifié le 27 février 2026).

Voir aussiStatuts de sociétéProfession réglementéeCode NAF / APE (glossaire micro-entreprise)

Option pour l'IS

L'option pour l'impôt sur les sociétés permet à l'entrepreneur individuel, depuis 2022, et à l'EURL d'imposer le bénéfice à l'IS plutôt qu'à l'impôt sur le revenu. L'entreprise paie alors 15 % jusqu'à 42 500 euros de bénéfice, sous conditions, puis 25 %. L'exploitant n'est imposé que sur ce qu'il se verse.

En entreprise individuelle, l'option passe par une assimilation à une EURL. Vous la notifiez aux impôts avant la fin du troisième mois de l'exercice concerné. L'assimilation est irrévocable, mais vous pouvez renoncer à l'IS jusqu'au cinquième exercice qui suit celui de l'option. L'option est incompatible avec le régime micro. Elle devient intéressante quand votre bénéfice dépasse nettement vos besoins : la part laissée dans l'entreprise n'est taxée qu'à l'IS, sans cotisations ni impôt sur le revenu, et finance vos investissements ou votre trésorerie.

En contrepartie, vous tenez une comptabilité d'engagement complète. Votre rémunération devient déductible, mais elle est soumise aux cotisations. Vos dividendes supportent les prélèvements et, pour la part qui dépasse 10 % du bénéfice net, les cotisations. Vos déficits ne s'imputent plus sur les autres revenus du foyer, et le passage à l'IS déclenche l'imposition des plus-values latentes, avec des reports possibles. Raisonnez sur plusieurs années avec votre expert-comptable ; le simulateur de choix de statut vous en donne un premier ordre de grandeur.

Exemple

Une développeuse en entreprise individuelle au réel dégage 95 000 euros de bénéfice et n'en consomme que 50 000. À l'impôt sur le revenu, tout est imposé et cotisé. Avec l'option IS, elle se verse 50 000 euros de rémunération. Après déduction de ses cotisations, le bénéfice restant ne supporte que l'IS, au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 euros, en attendant un investissement.

SourceCGI, articles 1655 sexies, 206, 219 et 239 ;service-public.fr, entrepreneur individuel : passer de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, fiscalité de l'EURL.

Voir aussiEntreprise individuelleEURLRémunération du dirigeantDividendesOption pour l'IS (glossaire impôts)Impôt sur les sociétés (glossaire impôts)

P

Patrimoine professionnel et personnel

Depuis le 15 mai 2022, le patrimoine de tout entrepreneur individuel, micro-entrepreneur compris, est séparé automatiquement en deux. Seul le patrimoine professionnel, c'est-à-dire ce qui est utile à l'activité, peut être saisi par les créanciers professionnels. Cette séparation ne demande aucune formalité et vaut pour les dettes nées après cette date.

Votre patrimoine professionnel comprend votre fonds de commerce ou artisanal, votre matériel, votre stock, vos véhicules et locaux affectés à l'activité, votre trésorerie professionnelle, vos créances clients et, à l'inverse, vos dettes professionnelles. Tout ce qui n'est pas utile à votre activité est personnel : résidence, épargne, véhicule familial, comptes personnels. Un bien à usage mixte relève du patrimoine professionnel s'il est utile à l'activité, ce qui crée des zones grises que le juge tranche.

Cette protection a des limites. À la demande d'un créancier, souvent une banque, vous pouvez y renoncer pour une dette précise, par un acte écrit avec un délai de réflexion de sept jours. Vous pouvez aussi donner un bien personnel en garantie. Le fisc et l'URSSAF peuvent saisir tous vos biens en cas de manœuvres frauduleuses ou de manquements graves et répétés à vos obligations. Enfin, si votre patrimoine personnel ne suffit pas, vos créanciers personnels peuvent se payer sur le bénéfice du dernier exercice.

Exemple

Un artisan en entreprise individuelle dépose le bilan avec 40 000 euros de dettes fournisseurs. Ses créanciers professionnels ne peuvent saisir que son camion, son outillage, son stock et son compte professionnel ; sa maison, son épargne et le véhicule de sa conjointe sont hors d'atteinte, sauf renonciation signée pour un prêt.

SourceCode de commerce, articles L526-22 à L526-31 ; loi n° 2022-172 du 14 février 2022 ;service-public.fr, séparation des patrimoines professionnel et personnel de l'entrepreneur individuel(vérifié le 20 janvier 2026).

Voir aussiEntreprise individuelleResponsabilité limitéeInsaisissabilitéSaisie (glossaire impayés)

Président

Le président est le dirigeant légal obligatoire d'une SAS ou d'une SASU. Personne physique ou morale, il représente la société et dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en son nom. Dès qu'il est rémunéré, il est assimilé salarié, quelle que soit sa part au capital.

Contrairement au gérant de SARL, le président de SAS peut être une société. Son statut social ne dépend pas de sa part au capital : président et associé unique d'une SASU, vous êtes assimilé salarié comme un président qui n'a aucune action. Les statuts fixent librement la durée de votre mandat, votre rémunération et les conditions de votre révocation. Ils peuvent aussi prévoir des directeurs généraux, qui représentent la société comme vous.

Vous engagez votre responsabilité civile envers la société et les tiers en cas de faute de gestion, de violation des statuts ou de la loi. Vous engagez aussi votre responsabilité pénale pour certaines infractions, comme l'abus de biens sociaux ou le travail dissimulé. Vous signez les comptes annuels, les déclarations et les contrats. En SASU, l'associé unique est le plus souvent président, mais vous pouvez confier la présidence à un tiers et rester simple actionnaire.

Exemple

Un développeur crée une SASU dont il est président et associé unique. La première année, il ne se verse pas de rémunération : aucune cotisation, aucun bulletin de paie. La deuxième année, il se verse 3 000 euros nets par mois avec un bulletin de paie établi par son expert-comptable.

SourceCode de commerce, articles L227-6 à L227-8 ; Code de la sécurité sociale, article L311-3, 23° ;service-public.fr, société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 6 février 2026).

Voir aussiGérantSASUAssimilé salariéRémunération du dirigeant

Prêt d'honneur

Le prêt d'honneur est un prêt personnel à taux zéro, sans garantie ni caution, accordé au créateur ou au repreneur, pas à l'entreprise, par un réseau d'accompagnement après passage devant un comité. Il renforce l'apport personnel et facilite l'obtention d'un prêt bancaire.

Les montants vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d'euros, à rembourser sur deux à cinq ans, souvent après un différé. Vous apportez ensuite la somme à votre entreprise, en capital ou en compte courant. Pour l'obtenir, vous présentez votre business plan à un comité de chefs d'entreprise et de banquiers.

Plusieurs réseaux nationaux en accordent partout en France, avec un suivi pendant les premières années. Un prêt d'honneur augmente nettement vos chances d'obtenir un prêt bancaire. Votre banque peut aussi demander à Bpifrance de garantir une part de ce prêt, ce qui réduit les garanties personnelles demandées. Enfin, les régions financent des dispositifs d'accompagnement des créateurs, parfois avec un prêt à taux zéro : ils ont remplacé le NACRE en 2017.

Exemple

Un futur artisan boulanger obtient 12 000 euros de prêt d'honneur à taux zéro sur quatre ans après passage devant le comité d'un réseau local. Ajoutés à ses 10 000 euros d'épargne, ils constituent 22 000 euros d'apport qui débloquent un prêt bancaire de 70 000 euros pour reprendre un fonds.

Sourceservice-public.fr, recherche de financements pour créer ou reprendre une entreprise (prêt d'honneur)(vérifié le 5 décembre 2024) ;service-public.fr, acteurs de l'accompagnement à la création d'entreprise(vérifié le 13 juillet 2026) ;service-public.fr, quelles sont les aides des régions à la création-reprise d'entreprise (ex-Nacre) ?(vérifié le 18 septembre 2026).

Voir aussiBusiness plan

Profession réglementée

Une profession réglementée est une activité que la loi soumet à des conditions, comme un diplôme ou une qualification, une inscription à un ordre, une autorisation, une assurance obligatoire ou une forme juridique imposée. Elle peut être commerciale (agent immobilier), artisanale (bâtiment, coiffure) ou libérale (santé, droit).

Avant de créer, vérifiez d'abord si votre activité est réglementée. Le guichet unique vous demandera le justificatif de qualification ou d'autorisation, et exercer sans ce justificatif est une infraction. Dans l'artisanat, une liste d'activités exige un CAP, un BEP ou trois ans d'expérience, par exemple dans le bâtiment, l'alimentation, la beauté ou la réparation de véhicules. Les professions libérales réglementées se répartissent en trois familles : santé, juridique et judiciaire, techniques et cadre de vie (comme les architectes, les géomètres ou les experts-comptables).

La réglementation influence votre statut : certaines professions libérales ne peuvent exercer en société que sous des formes dédiées, comme les sociétés d'exercice libéral. Elle détermine aussi votre caisse de retraite, comme la CIPAV ou les caisses des professions de santé ou du droit. Elle peut imposer une assurance de responsabilité civile professionnelle, parfois une décennale, et encadrer la publicité et les tarifs. Si vous créez une société, l'objet social doit mentionner l'activité réglementée.

Exemple

Une future esthéticienne vérifie que son activité relève de l'artisanat réglementé : son CAP esthétique lui permet de s'immatriculer au RNE avec la qualité d'artisane. Sans diplôme, elle aurait dû justifier de trois ans d'expérience ou embaucher une personne qualifiée.

SourceCode de l'artisanat, articles L121-1 et R121-1 ;service-public.fr, créer une entreprise : vérifier si l'activité envisagée est réglementée(vérifié le 1er septembre 2024) ;service-public.fr, comment obtenir la qualité d'artisan ?.

Voir aussiObjet socialStatut juridiqueQualification professionnelle (glossaire micro-entreprise)Assurance responsabilité civile professionnelle (glossaire micro-entreprise)

R

Registre du commerce et des sociétés (RCS)

Le registre du commerce et des sociétés (RCS) est tenu par le greffe du tribunal de commerce. Les commerçants, les sociétés commerciales et les sociétés civiles y sont immatriculés. L'immatriculation donne la personnalité morale aux sociétés, fait présumer la qualité de commerçant des personnes physiques, rend leurs informations publiques et permet d'obtenir un extrait K ou Kbis.

Le RCS coexiste avec le registre national des entreprises depuis 2023 : le guichet unique transmet votre formalité aux deux, et le greffe contrôle la légalité des dossiers des sociétés et des commerçants. Le RCS indique l'identité de l'entreprise et de ses dirigeants, le siège, l'activité, le capital, la durée, les établissements, les actes déposés (statuts, comptes annuels, procès-verbaux), les sûretés et les procédures collectives. Ces informations sont opposables aux tiers dès leur publication.

Le RCS vous concerne si vous êtes commerçant en entreprise individuelle, micro-entrepreneur compris, ou si vous avez une société. Les artisans relèvent du RNE au titre de leur qualité d'artisan, et les professions libérales du seul RNE. Le numéro RCS, formé de la ville du greffe suivie du SIREN, est une mention obligatoire des factures des sociétés et des commerçants. Vous devez déclarer toute modification (siège, dirigeant, capital, activité), et une société y dépose ses comptes annuels chaque année.

Exemple

Une société de conseil immatriculée à Nancy porte sur ses factures la mention « RCS Nancy », suivie de son numéro SIREN. Son extrait Kbis récapitule sa dénomination, son capital, son siège, sa présidente et sa date d'immatriculation.

SourceCode de commerce, articles L123-1 à L123-9 et R123-31 et suivants ;service-public.fr, comment obtenir un extrait K ou Kbis ?(vérifié le 3 avril 2026) ;service-public.fr, création d'entreprise : formalités d'immatriculation d'une société(vérifié le 12 juin 2026).

Voir aussiRegistre national des entreprises (RNE)KbisGuichet uniqueDénomination socialeSIREN (glossaire micro-entreprise)

Registre national des entreprises (RNE)

Le registre national des entreprises (RNE), tenu par l'INPI depuis le 1er janvier 2023, rassemble les informations de toutes les entreprises en France : commerçants, artisans, libéraux, agriculteurs, sociétés. Il a remplacé le répertoire des métiers ; le RCS existe toujours en parallèle pour les commerçants et les sociétés.

Le RNE se remplit automatiquement avec vos formalités au guichet unique. Tout le monde peut le consulter gratuitement sur l'annuaire des entreprises et sur le site de l'INPI : dénomination, adresse, activité, dirigeants, dates clés. Vous pouvez télécharger gratuitement votre justificatif d'immatriculation au RNE. Il remplace l'extrait K ou Kbis pour la plupart des démarches administratives, qui ne le demandent d'ailleurs plus.

Si vous êtes artisan, votre inscription au RNE avec la qualité d'artisan a remplacé le répertoire des métiers, avec les mêmes conditions de qualification pour les activités réglementées. Si vous exercez en libéral, le RNE est votre seul registre. En micro-entreprise, vous y figurez comme tout entrepreneur individuel. Votre numéro reste le SIREN attribué par l'INSEE : le RNE n'en crée pas de nouveau. Les mentions du registre vous engagent ; si l'activité déclarée ne correspond plus à votre activité réelle, corrigez-la par une formalité de modification.

Exemple

Une ostéopathe vérifie sur l'annuaire des entreprises que son inscription au RNE mentionne bien son activité libérale, son adresse de cabinet et sa date de début. Elle télécharge gratuitement son justificatif d'immatriculation pour l'envoyer à sa banque.

SourceCode de commerce, articles L123-36 à L123-52 ; loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019 ;service-public.fr, comment obtenir un extrait K ou Kbis ? (justificatif RNE)(vérifié le 3 avril 2026) ;service-public.fr, comment obtenir la qualité d'artisan ?.

Voir aussiRegistre du commerce et des sociétés (RCS)Guichet uniqueKbisRegistre national des entreprises (glossaire micro-entreprise)Qualification professionnelle (glossaire micro-entreprise)

Rémunération du dirigeant

La rémunération du dirigeant est la somme que la société verse à son gérant ou à son président pour son mandat. Elle se distingue des dividendes, qui rémunèrent le capital. Son montant est libre ; elle est déductible du résultat d'une société à l'IS et soumise aux cotisations, selon que le dirigeant est TNS ou assimilé salarié.

Dans une petite société à l'impôt sur les sociétés, le niveau de votre rémunération est le principal arbitrage de l'année. Vous verser plus réduit le bénéfice imposé à l'IS, mais augmente vos cotisations et votre impôt sur le revenu. Laisser le bénéfice dans la société puis le distribuer en dividendes coûte les prélèvements sur dividendes ; en SASU, vous ne payez pas de cotisations dessus, mais n'acquérez pas non plus de droits sociaux. La bonne réponse dépend de vos besoins de revenu, de la retraite et de la prévoyance que vous visez, et de votre taux marginal d'imposition.

Dans une société à l'impôt sur le revenu, comme une EURL sans option, votre rémunération de gérant associé n'est pas déductible : tout le bénéfice est votre revenu imposable. Votre rémunération doit correspondre à un travail effectif et ne pas être excessive, sinon le fisc la réintègre. Comme assimilé salarié, vous recevez un bulletin de paie chaque mois ; comme TNS, vous déclarez votre rémunération une fois par an. Le simulateur de choix de statut d'Abby compare votre revenu net selon le statut.

Exemple

Une gérante d'EURL à l'IS dont la société dégage 70 000 euros avant rémunération se verse 40 000 euros de rémunération. Le reste du bénéfice, après déduction de ses cotisations, est imposé à l'IS puis conservé ou distribué. Elle refait le calcul chaque année avec son expert-comptable.

SourceCGI, articles 39, 1-1°, 62 et 211 ; Code de commerce, articles L223-18 et L227-6 ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026) ;service-public.fr, fiscalité de l'EURL.

Voir aussiDividendesTravailleur non salarié (TNS)Assimilé salariéOption pour l'ISSimulateur : quel statut choisir ?

Responsabilité limitée

La responsabilité limitée signifie que les associés d'une société ne répondent des dettes qu'à hauteur de leurs apports : si la société ne peut pas payer, ils perdent leur mise, pas leur patrimoine personnel. C'est la règle en SARL, EURL, SAS et SASU, mais pas dans les sociétés civiles ni en nom collectif, où la responsabilité est indéfinie.

Si vous dirigez seul votre société, cette limite a des exceptions à connaître. Une banque qui prête à une petite société exige presque toujours votre caution personnelle, qui expose votre patrimoine pour cette dette. Si vous commettez une faute de gestion qui contribue à l'insuffisance d'actif, vous pouvez être condamné à combler le passif sur vos biens personnels. Vous vous exposez à ces sanctions et à une interdiction de gérer si vous confondez les patrimoines, poursuivez une activité déficitaire sans espoir ou ne déclarez pas la cessation des paiements dans les 45 jours.

Depuis 2022, l'entrepreneur individuel bénéficie d'une protection comparable grâce à la séparation automatique de ses patrimoines, ce qui réduit l'écart avec la société. La responsabilité limitée reste un argument pour la société si vous partagez le risque avec des associés, si votre activité expose à des dettes importantes (stock, sous-traitants, bail commercial) ou si vous voulez séparer plusieurs activités. Elle ne vous protège jamais de votre responsabilité pénale personnelle.

Exemple

La SASU d'un consultant est liquidée avec 25 000 euros de dettes. L'associé perd ses 1 000 euros de capital et rien d'autre, sauf la caution personnelle de 15 000 euros qu'il avait signée pour le prêt professionnel : la banque la lui réclame.

SourceCode de commerce, articles L223-1, L227-1, L651-2 et L653-8 ; Code civil, article 1857 ;service-public.fr, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, garantir une dette avec un cautionnement(vérifié le 13 février 2023).

Voir aussiPatrimoine professionnel et personnelCapital socialGérantPrésident

S

SASU

La SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) est une SAS à associé unique. Son capital est libre et ses statuts organisent librement son fonctionnement. Son président est assimilé salarié : il relève du régime général, sans assurance chômage. Les bénéfices sont soumis à l'impôt sur les sociétés, avec une option temporaire pour l'impôt sur le revenu.

La SASU séduit par sa souplesse et par le statut de son président. Vous bénéficiez de la protection sociale du régime général : retraite, indemnités journalières, prévoyance. Vous pouvez aussi ne pas vous verser de rémunération, donc ne payer aucune cotisation, et vous rémunérer en dividendes, soumis aux prélèvements sociaux mais pas aux cotisations. C'est le montage classique si vous touchez encore vos allocations chômage ou si vous avez d'autres revenus. La SASU accueille facilement des associés et des investisseurs ; avec un deuxième associé, elle devient une SAS, sans changement de forme.

Cette souplesse a un coût. Dès que vous vous rémunérez, les cotisations du régime général sont nettement plus élevées que celles d'un travailleur non salarié, et il vous faut un bulletin de paie chaque mois. Si vous ne vous versez que des dividendes, vous n'acquérez aucun droit à la retraite ni aux indemnités journalières. Les statuts, très libres, demandent une rédaction soignée : un modèle adapté à votre situation vous évite des modifications coûteuses. Faites chaque année l'arbitrage entre rémunération et dividendes avec votre expert-comptable.

Exemple

Un consultant crée une SASU au capital de 1 000 euros en conservant ses allocations chômage pendant quinze mois. Il ne se verse aucune rémunération la première année, laisse le bénéfice dans la société et se verse des dividendes au printemps suivant, une fois les allocations terminées, avant de passer à une rémunération mensuelle.

SourceCode de commerce, articles L227-1 et suivants ;service-public.fr, société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : ce qu'il faut savoir(vérifié le 6 février 2026) ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026).

Voir aussiEURLPrésidentAssimilé salariéDividendesARE et ARCESimulateur : quel statut choisir ?

Siège social

Le siège social est l'adresse juridique d'une société, fixée dans les statuts et inscrite au registre. C'est là qu'elle reçoit ses courriers officiels. Il détermine la nationalité de la société, le tribunal compétent et le greffe d'immatriculation, et peut différer du lieu d'activité.

Vous pouvez fixer le siège dans un local que la société possède ou loue, chez une société de domiciliation agréée, dans une pépinière ou à votre domicile. Dans ce dernier cas, seul le représentant légal peut domicilier la société chez lui, pas un simple associé. Vous devez être propriétaire ou locataire de votre résidence principale, et prévenir votre bailleur ou votre syndic par lettre recommandée.

L'adresse du siège figure sur tous vos documents commerciaux et apparaît publiquement au registre. La transférer modifie les statuts, avec annonce légale et formalité au guichet unique, parfois dans deux départements. Prévoir dans les statuts que le dirigeant peut transférer seul le siège, sous ratification, évite une assemblée. Le siège détermine aussi la cotisation foncière des entreprises minimale, calculée par la commune du siège pour une société sans local.

Exemple

Un consultant fixe le siège de sa SASU à son appartement en location, sa résidence principale. Il prévient son bailleur par lettre recommandée avant l'immatriculation. S'il déménage, il devra transférer le siège, avec modification des statuts et annonce légale.

SourceCode de commerce, articles L123-10, L123-11 et L123-11-1 ;service-public.fr, domicilier une société et son activité(vérifié le 15 septembre 2025) ;service-public.fr, changer le siège social d'une société.

Voir aussiDomiciliationStatuts de sociétéAnnonce légaleCotisation foncière des entreprises (glossaire impôts)

Statut juridique

Le statut juridique, ou forme juridique, est le cadre légal d'une activité : entreprise individuelle, où l'entrepreneur et l'entreprise ne font qu'un, ou société, personne morale distincte de ses associés (EURL, SASU). Il détermine la responsabilité, le régime social du dirigeant, la fiscalité des bénéfices, les formalités et le coût de création.

Pour choisir, posez-vous quelques questions. Allez-vous travailler seul ou à plusieurs, maintenant ou plus tard ? Quel revenu visez-vous, et quelle part voulez-vous laisser dans l'entreprise ? Préférez-vous la protection sociale des indépendants, moins chère, ou celle du régime général, plus complète ? Avez-vous des allocations chômage, un patrimoine à protéger, une activité réglementée qui impose ou interdit une forme ? Vous pourrez changer de statut plus tard, mais chaque changement a un coût.

Si vous démarrez seul, trois options couvrent presque tous les cas : l'entreprise individuelle, avec ou sans régime micro, l'EURL et la SASU. Le régime micro n'est pas un statut : c'est un régime fiscal et social simplifié de l'entreprise individuelle. Le simulateur de choix de statut d'Abby compare le revenu net réel de chaque option à partir de votre chiffre d'affaires et de vos charges. Votre expert-comptable affine ensuite selon votre situation personnelle.

Exemple

Une développeuse prévoit 90 000 euros de chiffre d'affaires et 8 000 euros de charges. Elle dépasse le plafond de la micro-entreprise pour les prestations de services (83 600 euros) et compare donc l'EURL à l'IS et la SASU. Elle tient à une protection sociale proche de celle d'un salarié. Le simulateur chiffre l'écart de revenu net, et elle choisit la SASU avec son expert-comptable.

SourceCode civil, articles 1832 et suivants ; Code de commerce, articles L210-1 et suivants, L526-22 ;service-public.fr, création d'entreprise : choisir la forme juridique de votre entreprise(vérifié le 10 avril 2026).

Voir aussiEntreprise individuelleEURLSASUTravailleur non salarié (TNS)Assimilé salariéSimulateur : quel statut choisir ?Glossaire de la micro-entreprise

Statuts de société

Les statuts sont l'acte écrit, signé par tous les associés, qui crée la société et fixe ses règles : forme, dénomination, objet, siège, capital, dirigeants, prise de décision, cession des titres. Obligatoires pour toute société, ils sont déposés au guichet unique à l'immatriculation et opposables aux associés comme aux tiers.

En SARL et en EURL, la loi encadre l'essentiel et les statuts complètent. En SAS et en SASU, les statuts organisent presque tout, ce qui rend leur rédaction plus délicate. Le Code de commerce fixe les mentions obligatoires. Vous ajoutez les clauses utiles selon votre projet : agrément, préemption, exclusion, sortie, répartition inégale des bénéfices, capital variable. Les statuts ne s'enregistrent auprès des impôts que dans certains cas, par exemple un apport d'immeuble ou de fonds de commerce, ou un acte notarié.

Un modèle gratuit convient à une société unipersonnelle simple. Dès qu'il y a plusieurs associés, des apports en nature ou un projet d'investisseurs, faites rédiger vos statuts par un professionnel pour éviter les blocages. Toute modification (siège, dénomination, capital, dirigeant, objet) demande une décision des associés, une mise à jour des statuts, une annonce légale et une formalité au guichet unique, avec des frais à chaque fois. Anticipez dès la rédaction : prévoyez par exemple que le dirigeant peut transférer le siège, et un objet social assez large.

Exemple

Une consultante rédige les statuts de sa SASU à partir d'un modèle : capital 1 000 euros, objet « conseil en organisation et prestations associées », siège à son domicile, elle-même présidente pour une durée indéterminée. Elle les signe, les dépose au guichet unique avec l'attestation de capital et l'annonce légale.

SourceCode de commerce, articles L210-2, L223-7, L227-5 et R210-2 ; Code civil, article 1835 ;service-public.fr, création d'une société : rédaction et enregistrement des statuts(vérifié le 27 février 2026) ;service-public.fr, modifier les statuts de la société.

Voir aussiObjet socialDénomination socialeSiège socialCapital socialGuichet unique

T

Travailleur non salarié (TNS)

Le travailleur non salarié (TNS) est le statut social de l'entrepreneur individuel, du micro-entrepreneur, du professionnel libéral, du gérant majoritaire de SARL et du gérant associé unique d'EURL. Il est affilié à la Sécurité sociale des indépendants, ou à une caisse libérale pour la retraite, et cotise sur son revenu professionnel, sans bulletin de paie ni assurance chômage.

Comme TNS, vous cotisez nettement moins qu'un assimilé salarié, pour une protection plus réduite. Vous n'avez pas de chômage, vos indemnités journalières et votre retraite dépendent de votre revenu cotisé, et votre prévoyance est à compléter par un contrat. Au réel, vos cotisations sont calculées d'abord sur vos revenus passés, puis régularisées ; en micro, elles sont un pourcentage de votre chiffre d'affaires. Depuis avril 2026, l'assiette est unifiée : votre revenu professionnel (à l'IS, votre rémunération et une partie de vos dividendes), après un abattement forfaitaire de 26 %.

Si vous êtes gérant majoritaire d'une société à l'IS, la part de vos dividendes qui dépasse 10 % du capital social que vous détenez est soumise aux cotisations. C'est une différence majeure avec le président de SASU. Vous pouvez déduire de votre revenu imposable, dans certaines limites, vos cotisations à des contrats de retraite et de prévoyance complémentaires. Le statut social découle du statut juridique : si vous préférez le régime général, choisissez la SASU.

Exemple

Un artisan gérant de son EURL se verse 36 000 euros nets par an et cotise comme travailleur non salarié. Le même revenu en tant que président de SASU coûterait nettement plus cher en cotisations à la société, avec en contrepartie une meilleure retraite et des indemnités journalières plus élevées.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L611-1, L613-1 et L131-6 ;service-public.fr, protection sociale du dirigeant de société(vérifié le 25 juin 2026) ;service-public.fr, protection sociale du professionnel libéral.

Voir aussiAssimilé salariéGérantRémunération du dirigeantDividendesPrévoyance (glossaire retraite)

Questions fréquentes

Les confusions les plus courantes, tranchées en quelques lignes.

L'entreprise individuelle est la plus simple et la moins chère, avec l'option micro pour démarrer et une séparation automatique des patrimoines depuis 2022. L'EURL apporte le cadre d'une société avec le régime social des indépendants, moins coûteux en cotisations. La SASU offre la protection sociale du régime général et la souplesse pour accueillir des associés, au prix de cotisations élevées sur la rémunération. Le bon choix dépend du revenu visé, du besoin de protection sociale, des projets d'association et de la présence d'allocations chômage. Le simulateur de choix de statut d'Abby compare le revenu net réel de chaque option.

Les glossaires voisins

Le vocabulaire de la réforme s'appuie sur celui de la facture et de la TVA.

Les mots sont clairs. Le premier devis aussi.

Abby réunit devis, factures et comptabilité dans un seul outil, pour la micro-entreprise comme pour la société, avec le suivi URSSAF en micro, et vous pouvez démarrer gratuitement. Abby est immatriculée Plateforme Agréée.

Créer mon compte gratuit →

Gratuit, sans engagement, sans carte bancaire.

Pour aller plus loin

Quand une définition ne suffit pas.

Voir toutes les ressources →