✦ 23 termes · vérifiés le 8 octobre 2026 · sources officielles

Glossaire de l' URSSAF et des cotisations sociales : 23 termes expliqués

L'URSSAF est l'organisme avec lequel vous échangez tout au long de votre activité d'indépendant. En micro-entreprise, vous lui déclarez votre chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre. Elle vous délivre aussi vos attestations, dont l'attestation de vigilance que vos clients vous demandent. Son vocabulaire vient de la Sécurité sociale : assiette, échéance, majoration, régularisation, affiliation. Chaque mot a des conséquences concrètes. Une déclaration oubliée coûte 60,10 euros de pénalité. Un chiffre d'affaires trop faible valide moins de trimestres de retraite. Ce glossaire définit ces termes un par un, avec les taux 2026 vérifiés sur les sources officielles. Les définitions sont écrites pour les indépendants qui travaillent seuls, en micro-entreprise comme en société. Le glossaire de la micro-entreprise présente le régime dans son ensemble.

IndexABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Chaque définition indique sa source. Dernière vérification de l'ensemble : 8 octobre 2026. Les seuils et montants cités sont ceux en vigueur à cette date.

A

Affiliation

L'affiliation est le rattachement d'un indépendant au régime de Sécurité sociale dont il relève. Pour un micro-entrepreneur, elle est automatique dès l'immatriculation au guichet unique. Sa caisse de retraite, l'Assurance retraite ou la CIPAV, est déterminée par son activité.

Vous n'avez aucune démarche d'affiliation à faire. Elle prend effet à la date de début d'activité que vous avez déclarée. L'URSSAF ouvre votre compte et la caisse primaire d'assurance maladie vous rattache pour vos soins. Vous recevez une notification d'affiliation avec vos identifiants, indispensables pour déclarer. Il vous reste à activer votre compte. Si vous êtes déjà salarié, vous restez rattaché à la caisse d'assurance maladie de votre emploi principal. Si vous êtes retraité, vous gardez votre caisse. La notification d'affiliation, ou l'attestation d'affiliation téléchargeable ensuite, vous sert de justificatif auprès d'une mutuelle, d'une banque ou d'un organisme social.

L'affiliation détermine votre taux de cotisations et vos droits. En micro-entreprise, un ostéopathe affilié à la CIPAV pour sa retraite paie 23,2 % de son chiffre d'affaires en cotisations sociales. Un consultant affilié à la Sécurité sociale des indépendants en paie 25,6 %. L'affiliation prend fin par la radiation ou à la cessation. Une micro-entreprise sans chiffre d'affaires déclaré pendant 24 mois ou 8 trimestres consécutifs est radiée d'office, ce qui met fin à son affiliation.

Exemple

Une graphiste immatriculée le 3 mars reçoit en avril sa notification d'affiliation URSSAF. Elle active son compte en ligne, vérifie sa caisse de retraite (Assurance retraite) et note sa première échéance de déclaration.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L611-1 et L613-1 ;service-public.fr, régime de retraite du micro-entrepreneur (affiliation)(vérifié le 1er avril 2026) ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (absence de chiffre d'affaires)(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiSécurité sociale des indépendants (SSI)CIPAVURSSAFGuichet unique (glossaire création d'entreprise)

Assiette de cotisations

L'assiette est la base de calcul des cotisations. Pour un micro-entrepreneur, c'est le chiffre d'affaires hors taxe encaissé sur la période déclarée, sans déduction de charges. Pour un indépendant au régime réel, c'est le revenu professionnel brut de l'année abattu de 26 %.

Cette différence d'assiette compte dans votre choix entre micro et réel. Prenons un artisan qui encaisse 60 000 euros dans l'année et achète pour 30 000 euros de matériaux. En micro, ses cotisations sont calculées sur les 60 000 euros encaissés, sans rien déduire. Au réel, il déduit d'abord ses dépenses : il lui reste un bénéfice d'environ 30 000 euros, son revenu professionnel brut. Après l'abattement de 26 %, ses cotisations sont calculées sur environ 22 200 euros. L'abattement forfaitaire fiscal n'a aucun effet sur l'assiette sociale : en micro, vos cotisations portent bien sur le chiffre d'affaires brut.

Toutes vos recettes encaissées entrent dans l'assiette, y compris les acomptes et les frais refacturés. Les débours au sens strict en sont exclus, tout comme la TVA collectée si vous en êtes redevable. Une recette compte pour la période où vous l'encaissez, pas pour celle de la facture. C'est pourquoi un logiciel qui suit vos encaissements produit directement le chiffre à déclarer.

Exemple

Un consultant redevable de la TVA encaisse 6 000 euros toutes taxes comprises en octobre, soit 5 000 euros hors taxe. Son assiette de cotisations pour octobre est de 5 000 euros, sur laquelle l'URSSAF applique 25,6 %.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L613-7 et L131-6 ;service-public.fr, cotisations sociales d'un micro-entrepreneur(vérifié le 1er janvier 2026) ;service-public.fr, protection sociale du commerçant et de l'artisan (règles de calcul)(vérifié le 8 octobre 2026).

Voir aussiRégularisationCSG et CRDSDébours (glossaire facturation)TVA collectée (glossaire TVA)

Attestation de chiffre d'affaires

L'attestation de chiffre d'affaires récapitule les montants déclarés à l'URSSAF sur une période. Elle se télécharge depuis le compte en ligne. Sa version annuelle, l'attestation fiscale, indique le chiffre d'affaires de l'année civile par nature d'activité. Elle sert à remplir la déclaration de revenus.

L'attestation fiscale annuelle récapitule l'année civile précédente. Vous reportez son montant, sans abattement, dans le formulaire 2042-C PRO. Elle distingue les recettes de vente, de prestations de services commerciales et de prestations libérales.

L'attestation périodique se génère à la demande, pour l'année en cours, depuis la rubrique « Mes documents » de votre compte. Elle reprend le chiffre d'affaires que vous déclarez vous-même et celui que transmettent les plateformes qui prélèvent vos cotisations à la source. Une déclaration n'y apparaît qu'à partir du lendemain de son enregistrement. Elle reflète vos déclarations, pas vos factures : une période que vous n'avez pas encore déclarée n'y figure pas.

Exemple

Une consultante remplit sa déclaration de revenus en mai. Son attestation fiscale 2025 indique 47 300 euros de prestations libérales : elle reporte ce montant en case 5HQ, et l'administration applique l'abattement de 34 %.

SourceCode de la sécurité sociale, article L613-8 ;autoentrepreneur.urssaf.fr, questions fréquentes (attestation de chiffre d'affaires);service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (déclaration de revenus)(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiAttestation de vigilanceDéclaration 2042-C PRO (glossaire impôts)Micro-BNC (glossaire impôts)

Attestation de vigilance

L'attestation de vigilance, délivrée par l'URSSAF, certifie qu'une entreprise est à jour de ses déclarations et cotisations. Tout client professionnel doit l'exiger pour un contrat d'au moins 5 000 euros hors taxes, à la signature puis tous les six mois.

Votre client vous la redemande tous les six mois tant que la prestation dure. C'est le mécanisme de l'obligation de vigilance. Le donneur d'ordre qui ne vérifie pas que son sous-traitant est en règle peut être appelé à payer à sa place en cas de travail dissimulé. Cette vérification lui évite d'être tenu solidairement des dettes sociales de son prestataire. C'est pourquoi des clients comme les grands comptes, les collectivités ou les entreprises générales du bâtiment vous la demandent. Vous la téléchargez depuis votre compte URSSAF en quelques secondes. Votre client peut en vérifier l'authenticité sur le site de l'URSSAF grâce à son code de sécurité.

L'attestation n'est délivrée que si vous êtes à jour : déclarations déposées, cotisations payées ou échéancier respecté. Déclarer à temps vous permet donc de l'obtenir dès qu'un client la demande. Elle est valable six mois. Pour les marchés publics, elle s'accompagne d'une attestation de régularité fiscale délivrée par les impôts.

Exemple

Une entreprise générale confie 15 000 euros de travaux d'électricité à un artisan en micro-entreprise. Elle lui demande son attestation de vigilance à la signature et la lui redemandera au bout de six mois si le chantier se prolonge.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L243-15 et D243-15 ; Code du travail, article L8222-1 ;service-public.fr, comment obtenir une attestation de vigilance ?(vérifié le 6 juillet 2026).

Voir aussiCompte URSSAF en ligneAttestation de chiffre d'affairesGlossaire du BTP et de l'artisanat

C

CIPAV

La CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse) est la caisse de retraite et de prévoyance de certaines professions libérales réglementées. Elle couvre notamment architectes, ostéopathes et psychologues. Ses affiliés en micro-entreprise paient 23,2 % de leur chiffre d'affaires en cotisations sociales.

Depuis 2018, la CIPAV ne couvre plus que les professions inscrites sur une liste fixée par la loi. Les autres professions libérales, dites non réglementées, comme consultant, développeur, formateur ou coach, relèvent de la Sécurité sociale des indépendants et paient 25,6 % de leur chiffre d'affaires en 2026. Les libéraux déjà affiliés à la CIPAV dont la profession n'est plus sur la liste ont pu demander à basculer jusqu'au 31 décembre 2023. Ceux qui ne l'ont pas fait y restent. La liste comprend aussi des professions comme les moniteurs de ski, les ingénieurs-conseils, les géomètres experts, les diététiciens, les chiropracteurs, les guides de haute montagne, les guides-conférenciers ou les experts automobiles et judiciaires.

La différence ne porte pas que sur le taux. Les règles de calcul des trimestres et des points de retraite complémentaire diffèrent entre la CIPAV et la Sécurité sociale des indépendants. La prévoyance (invalidité, décès) diffère aussi. Dans les deux cas, l'URSSAF collecte vos cotisations et la caisse gère vos droits. Votre caisse figure sur votre notification d'affiliation. Une erreur de rattachement se corrige par une démarche auprès de l'URSSAF.

Exemple

Une ostéopathe en micro-entreprise paie 23,2 % de son chiffre d'affaires en cotisations et relève de la CIPAV pour sa retraite ; la psychologue du cabinet voisin aussi. Le coach en développement personnel de l'étage du dessus, profession non réglementée, paie 25,6 % et relève de la Sécurité sociale des indépendants.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L640-1 et L640-2 ;service-public.fr, micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoir (professions affiliées à la Cipav)(vérifié le 21 février 2026) ;lacipav.fr, guide pratique des auto-entrepreneurs (périmètre de la Cipav et droit d'option).

Voir aussiSécurité sociale des indépendants (SSI)Trimestres validésCIPAV (glossaire retraite)

Compte URSSAF en ligne

Le compte URSSAF en ligne du micro-entrepreneur, sur autoentrepreneur.urssaf.fr, regroupe toutes ses démarches : déclarer son chiffre d'affaires, payer ses cotisations, télécharger ses attestations, gérer ses options et échanger avec l'URSSAF.

Votre compte s'active après la notification d'affiliation. Vous y retrouvez vos échéances, votre historique et les courriers de l'URSSAF. Vous y téléchargez vos attestations de vigilance, d'affiliation et de chiffre d'affaires. Vous y changez vos options, comme la périodicité de déclaration ou le versement libératoire. La messagerie reçoit les réponses de l'URSSAF : celle à une demande de délai de paiement y arrive sous 48 heures.

Un logiciel habilité comme tiers déclarant peut déclarer à votre place, mais le compte reste la référence pour les attestations et les options. L'application mobile AutoEntrepreneur de l'URSSAF permet aussi de déclarer et de payer. Hors micro-entreprise, vous suivez vos cotisations sur urssaf.fr et déclarez vos revenus sur impots.gouv.fr.

Exemple

Un artisan reçoit une demande d'attestation de vigilance d'un client le lundi matin. Il se connecte à son compte, télécharge l'attestation et l'envoie par email en cinq minutes. Le client en vérifie l'authenticité avec le code de sécurité.

Sourceautoentrepreneur.urssaf.fr ;service-public.fr, obtenir des délais de paiement pour ses cotisations sociales personnelles (micro-entrepreneur)(vérifié le 15 juillet 2026).

Voir aussiURSSAFAttestation de vigilanceAttestation de chiffre d'affairesÉchéancier de paiementTiers déclarant (API URSSAF)Versement libératoire (glossaire impôts)

Contrôle URSSAF

Le contrôle URSSAF est la vérification, par un inspecteur, des déclarations et du paiement des cotisations d'un employeur ou d'un indépendant. Il peut porter sur les trois années précédentes, cinq en cas de travail dissimulé. Ses constats sont notifiés dans une lettre d'observations.

Si vous êtes micro-entrepreneur, l'URSSAF peut comparer votre chiffre d'affaires déclaré avec les données de l'administration fiscale ou des plateformes. Elle vous demande alors des explications sur les écarts. Pour un indépendant, le délai de prescription, c'est-à-dire la période pendant laquelle l'URSSAF peut réclamer des cotisations, court à partir du 30 juin de l'année qui suit celle au titre de laquelle elles sont dues.

Le contrôle se déroule selon la charte du cotisant contrôlé, qui vous donne des garanties. Vous recevez un avis préalable et pouvez vous faire assister d'un conseil. Vous disposez d'un délai de trente jours, prolongeable, pour répondre à la lettre d'observations. Vous pouvez ensuite contester devant la commission de recours amiable, l'instance de l'URSSAF qui réexamine les litiges, puis devant le tribunal. De votre côté, vous devez produire le livre des recettes, les factures et les relevés du compte dédié. Un chiffre d'affaires sous-déclaré donne lieu à un redressement, assorti de majorations. S'il est délibéré, il donne aussi lieu à une requalification en travail dissimulé.

Exemple

L'URSSAF constate qu'une coach a déclaré 21 000 euros en 2025 alors que ses encaissements par carte et virements atteignent 26 000 euros. Elle demande des explications ; la coach produit son livre des recettes, reconnaît un oubli de deux mois et régularise avec majorations.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L243-7, L244-3 et R243-59 ;service-public.fr, quels sont les délais de prescription en matière de cotisations sociales ?(vérifié le 4 novembre 2025).

Voir aussiRedressementMajorationURSSAFLivre des recettes (glossaire comptabilité)

Cotisation minimale

La cotisation minimale est une option du micro-entrepreneur. Ses cotisations ne sont alors plus calculées sur son chiffre d'affaires, mais selon les règles des indépendants classiques, avec des montants minimaux. Il garde ainsi des droits, comme les indemnités journalières, même sans recettes.

Par défaut, le régime social de la micro-entreprise ne calcule vos cotisations que sur ce que vous encaissez. Zéro recette signifie zéro cotisation, mais aussi zéro droit acquis pour la période. L'option vous permet de conserver des droits, comme les indemnités journalières, qui supposent un revenu minimum. Elle répond à une activité irrégulière ou en veille.

Avec l'option, vos cotisations ne sont plus calculées sur votre chiffre d'affaires mais sur votre revenu professionnel, déclaré une fois par an. Elles sont provisionnelles, puis régularisées sur le revenu réel. Des montants minimaux s'appliquent même si ce revenu est faible ou nul. Vous faites la demande auprès de l'URSSAF, par courrier ou via la messagerie du compte en ligne. Elle doit parvenir au plus tard le 31 décembre pour l'année suivante, ou au plus tard le dernier jour du 3e mois après la création. L'option s'applique jusqu'à ce que vous y renonciez, par une demande avant le 31 décembre pour l'année suivante. Elle a un coût réel les mois sans recettes. L'URSSAF ou votre expert-comptable peuvent vous aider à évaluer son intérêt selon vos autres couvertures.

Exemple

Un photographe qui encaisse 3 000 euros dans l'année opte pour les cotisations minimales. Ses cotisations sont alors calculées sur son revenu professionnel, avec des montants minimaux même sur un revenu faible. Il garde ainsi ses droits aux indemnités journalières.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L613-7 et D613-6 ;service-public.fr, régime micro-social (option pour les cotisations minimales)(vérifié le 21 février 2026) ;service-public.fr, cotisations sociales d'un micro-entrepreneur (cotisations minimales)(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiDéclaration à zéroIndemnités journalièresTrimestres validésRégime micro-social (glossaire micro-entreprise)

CSG et CRDS

La contribution sociale généralisée (CSG, 9,2 % des revenus d'activité) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS, 0,5 % des mêmes revenus) financent la protection sociale sans ouvrir de droits personnels. En micro-entreprise, elles sont comprises dans le taux de cotisations.

La distinction entre cotisations et contributions compte pour vos droits. Les cotisations retraite, maladie ou invalidité ouvrent des droits proportionnels. La CSG-CRDS n'en ouvre pas. Depuis le 1er janvier 2026, la part de la CSG-CRDS dans le taux de cotisations des micro-entrepreneurs diminue. Elle baisse au profit des cotisations qui ouvrent des droits, comme la retraite complémentaire. Pour un micro-entrepreneur en activité libérale non réglementée, le taux de cotisations sur le chiffre d'affaires est passé dans le même temps de 24,6 % à 25,6 %.

Si vous êtes au réel, la CSG et la CRDS sont calculées, comme vos cotisations, sur une assiette unique égale au revenu professionnel brut abattu de 26 %. Sur les 9,2 % de CSG, 6,8 points sont déductibles de votre revenu imposable. Les 2,4 points restants de CSG et les 0,5 % de CRDS ne le sont pas. Au régime micro, il n'y a aucune déduction distincte : l'abattement forfaitaire couvre tout. La CSG frappe aussi les revenus du capital, à un taux différent, dans les prélèvements sociaux.

Exemple

Sur les 25,6 % de son chiffre d'affaires prélevés à une consultante, une part correspond à la CSG-CRDS, sans droits attachés ; le reste finance sa retraite, son assurance maladie et sa couverture invalidité-décès. En 2026, cette part de CSG-CRDS est plus faible qu'en 2025, au profit de sa retraite complémentaire.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L136-1, L136-3 et L136-8 ; ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 ;décret n° 2025-943 du 8 septembre 2025 (répartition des cotisations des micro-entrepreneurs);service-public.fr, cotisations sociales d'un micro-entrepreneur(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiAssiette de cotisationsURSSAFCSG déductible (glossaire impôts)Prélèvements sociaux (glossaire impôts)Taux de cotisations (glossaire micro-entreprise)

D

Déclaration à zéro

Un micro-entrepreneur qui n'a rien encaissé sur une période doit quand même déclarer un chiffre d'affaires de zéro à l'échéance. Il ne paie aucune cotisation, mais la déclaration reste obligatoire. Sans elle, il reçoit une pénalité de 60,10 euros.

L'URSSAF doit savoir chaque mois ou chaque trimestre où vous en êtes, même quand vous n'avez rien encaissé. La déclaration à zéro prend quelques secondes dans l'application ou sur votre compte en ligne.

Une période à zéro ne vous ouvre aucun droit : ni trimestre de retraite, ni indemnités journalières. Pour garder des droits en période creuse, vous pouvez opter pour les cotisations minimales. Sans chiffre d'affaires déclaré pendant 24 mois ou 8 trimestres consécutifs, votre micro-entreprise est radiée d'office.

Exemple

Une formatrice sans mission en août déclare 0 euro pour le mois avant le 30 septembre. Elle n'a rien à payer et n'a aucune pénalité ; sa prochaine recette, en septembre, sera déclarée à l'échéance suivante.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L613-8 et L613-4 ;service-public.fr, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ?(vérifié le 1er janvier 2026) ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (absence de chiffre d'affaires)(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiCotisation minimalePénalité pour déclaration manquanteRadiation (glossaire micro-entreprise)

E

Échéance de déclaration

L'échéance est la date limite pour déclarer son chiffre d'affaires et payer ses cotisations. En déclaration trimestrielle, c'est le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre ou le 31 janvier. En déclaration mensuelle, c'est le dernier jour du mois suivant.

Votre première échéance arrive au moins trois mois après le début d'activité et regroupe vos premiers mois. Par exemple, si vous créez votre entreprise en septembre 2026 et déclarez chaque mois, vous déclarez en janvier 2027 vos quatre premiers mois. Si l'échéance tombe un week-end ou un jour férié, elle passe au premier jour ouvré suivant.

Une déclaration validée le dernier jour est dans les temps, et le prélèvement SEPA intervient après l'échéance. Sans déclaration à l'échéance, vous recevez une pénalité de 60,10 euros ; sans paiement, des majorations de retard. Être à jour de vos échéances vous permet aussi d'obtenir l'attestation de vigilance et un échéancier de paiement.

Exemple

Une graphiste en déclaration trimestrielle note quatre dates dans son agenda : 30 avril, 31 juillet, 31 octobre, 31 janvier. Son logiciel de facturation lui rappelle chacune à l'approche de la date, avec le chiffre d'affaires encaissé déjà calculé.

Sourceservice-public.fr, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ?(vérifié le 1er janvier 2026) ;autoentrepreneur.urssaf.fr, questions fréquentes (report de la date d'exigibilité).

Voir aussiPénalité pour déclaration manquantePaiement des cotisationsAttestation de vigilanceDéclaration de chiffre d'affaires (glossaire micro-entreprise)

Échéancier de paiement

L'échéancier de paiement est le calendrier qui étale sur plusieurs mois le paiement de cotisations dues. L'URSSAF peut l'accorder à un micro-entrepreneur en difficulté, à condition qu'il soit à jour de ses déclarations. Il se demande depuis la messagerie du compte en ligne.

Votre demande précise le contexte, comme d'autres dettes ou un plan de remboursement déjà en cours. Elle décrit la nature de vos difficultés, les actions engagées pour rétablir la situation et la durée d'étalement envisagée. L'URSSAF vous répond sous 48 heures et fixe les mensualités. Si vous respectez l'échéancier, l'attestation de vigilance reste délivrée et les poursuites sont suspendues.

Votre demande de délai vaut aussi demande de remise des majorations de retard : vous n'avez pas à la formuler séparément. L'échéancier ne vous dispense pas de continuer à déclarer et à payer les échéances courantes. Vous pouvez demander un délai dès qu'une difficulté se profile, avant l'échéance. Si vous êtes hors régime micro, une procédure équivalente existe sur urssaf.fr.

Exemple

Un artisan doit 3 200 euros de cotisations au 31 juillet, mais deux gros clients paient en retard. Le 20 juillet, il demande depuis sa messagerie un échéancier sur trois mois. L'URSSAF accepte trois prélèvements d'environ 1 067 euros.

SourceCode de la sécurité sociale, article R243-21 ;service-public.fr, obtenir des délais de paiement pour ses cotisations sociales personnelles (micro-entrepreneur)(vérifié le 15 juillet 2026).

Voir aussiRemise gracieuseMajorationCompte URSSAF en ligneGlossaire des impayés et du recouvrement

I

Indemnités journalières

Les indemnités journalières sont le revenu de remplacement versé à l'indépendant en arrêt de travail pour maladie, accident, maternité ou paternité. Pour un micro-entrepreneur, elles sont calculées à partir de son revenu d'activité moyen des trois dernières années. Elles supposent un revenu minimal.

Vos indemnités journalières sont financées par vos cotisations. En maladie, un délai de carence de trois jours s'applique. Le revenu retenu est votre chiffre d'affaires après abattement forfaitaire. Des recettes modestes donnent donc des indemnités faibles. Elles sont nulles si votre revenu annuel moyen reste sous 4 582 euros pour un arrêt commençant en 2026, soit 10 % de la moyenne du plafond annuel de la Sécurité sociale sur les trois années précédentes. Votre affiliation doit remonter à au moins douze mois. La caisse primaire d'assurance maladie assure le versement.

Pour la maternité, vous percevez une indemnité journalière forfaitaire pendant votre congé et une allocation forfaitaire de repos maternel. Si votre activité est irrégulière, vous pouvez opter pour les cotisations minimales afin de garantir l'ouverture des droits.

Exemple

Une consultante avec 36 000 euros de recettes annuelles moyennes (23 760 euros de revenu après abattement) est arrêtée trois semaines. Elle perçoit des indemnités journalières à partir du quatrième jour, calculées sur ce revenu.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L622-1, D622-1 et suivants ;ameli.fr, indemnités journalières de l'artisan et du commerçant(mis à jour le 1er septembre 2026) ;service-public.fr, cotisations sociales d'un micro-entrepreneur (prestations versées en contrepartie)(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiCotisation minimaleSécurité sociale des indépendants (SSI)Indemnités journalières (glossaire retraite)

M

Majoration

La majoration de retard est la pénalité due quand les cotisations ne sont pas payées à l'échéance. Elle vaut 5 % du montant impayé. Une majoration complémentaire de 0,2 % des cotisations dues s'ajoute par mois ou fraction de mois de retard.

La majoration se distingue de la pénalité forfaitaire due pour une déclaration manquante. Les deux sanctions peuvent se cumuler. Une déclaration oubliée entraîne la pénalité de 60,10 euros. Si les cotisations calculées ne sont pas réglées, les majorations s'appliquent ensuite sur le montant dû. En cas de redressement, la majoration complémentaire est ramenée à 0,1 % des cotisations dues par mois si vous payez dans les trente jours suivant la mise en demeure, c'est-à-dire la lettre officielle qui vous somme de payer.

Les majorations peuvent être remises, en totalité ou en partie, sur demande. Vous devez être de bonne foi et avoir réglé les cotisations elles-mêmes. Votre demande de délai de paiement vaut aussi demande de remise. Sous conditions, les majorations ne s'appliquent pas quand vous payez vos cotisations dans les trente jours qui suivent la date limite. Avec le prélèvement SEPA, l'URSSAF prélève elle-même les cotisations après l'échéance, dès lors que la déclaration est validée à temps.

Exemple

Un consultant paie avec deux mois de retard 2 000 euros de cotisations : 100 euros de majoration initiale et 8 euros de majoration complémentaire. Il demande une remise, accordée compte tenu de son historique sans incident.

SourceCode de la sécurité sociale, articles R243-16 et R243-20 ;service-public.fr, demander une remise des majorations de retard auprès de l'URSSAF(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiPénalité pour déclaration manquanteRemise gracieuseÉchéancier de paiementPaiement des cotisations

P

Paiement des cotisations

Le micro-entrepreneur paie ses cotisations au moment de sa déclaration, par prélèvement SEPA débité après l'échéance, par virement ou par carte bancaire. Le montant découle du chiffre d'affaires déclaré et du taux de son activité. Le paiement se fait obligatoirement en ligne.

Avec le prélèvement SEPA, vous validez votre déclaration quand vous voulez avant la date limite, et l'URSSAF ne prélève qu'après la date d'échéance. Si votre compte est approvisionné, le paiement ne peut pas être en retard. Par carte, le débit suit le fonctionnement de votre carte, immédiat ou différé ; par virement, il intervient environ 72 heures après la validation du paiement.

Un paiement partiel ou en retard entraîne des majorations. Si vous ne pouvez pas payer, vous pouvez demander un échéancier avant l'échéance. Votre compte en ligne garde l'historique de vos paiements, avec le détail par cotisation. Un logiciel habilité comme tiers déclarant peut aussi payer en même temps qu'il déclare.

Exemple

Une consultante valide sa déclaration le 12 avril pour 1 920 euros de cotisations, avec prélèvement SEPA. Après l'échéance du 30 avril, l'URSSAF prélève 1 920 euros sur son compte dédié. Elle n'a aucune autre action à faire.

SourceCode de la sécurité sociale, article L133-5-5 ;autoentrepreneur.urssaf.fr, guide Déclarer et payer (moyens de paiement)(mis à jour le 4 juillet 2025).

Voir aussiÉchéance de déclarationMajorationTiers déclarant (API URSSAF)

Pénalité pour déclaration manquante

La pénalité pour déclaration manquante est la sanction forfaitaire due pour chaque déclaration de chiffre d'affaires non déposée à l'échéance. Elle est de 60,10 euros en 2026. Après notification de l'URSSAF, une déclaration tardive la porte à 3 % des cotisations et contributions dues.

La pénalité sanctionne l'absence de déclaration, pas le retard de paiement. Une déclaration à zéro déposée à temps ne vous coûte rien. Une déclaration oubliée vous coûte 60,10 euros, même si aucune cotisation n'était due. Un rappel d'échéance ou une déclaration préparée depuis un logiciel vous aide à déclarer à temps.

Après l'oubli, la pénalité s'ajoute à une taxation d'office : l'URSSAF calcule vos cotisations sur une base forfaitaire. Cette base est majorée de 5 % par déclaration manquante en mensuel et de 15 % en trimestriel. L'URSSAF vous notifie le montant par lettre recommandée. Vous pouvez alors déclarer le chiffre d'affaires réel. Vos cotisations sont recalculées et la pénalité est portée à 3 % du montant des cotisations et contributions sociales dues. Être à jour de vos déclarations conditionne par ailleurs la délivrance de l'attestation de vigilance et l'accès à un échéancier.

Exemple

Un formateur oublie deux déclarations mensuelles. Il reçoit par recommandé 120,20 euros de pénalités et des cotisations calculées sur une base forfaitaire majorée. Il déclare ensuite ses chiffres réels, 3 000 et 2 500 euros : ses cotisations sont recalculées et la pénalité est portée à 3 % des cotisations dues.

Sourceservice-public.fr, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ? (retard de déclaration)(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiMajorationDéclaration à zéroÉchéance de déclaration

R

Redressement

Le redressement est le rappel de cotisations notifié par l'URSSAF à l'issue d'un contrôle. Il intervient quand des recettes n'ont pas été déclarées ou ont été mal ventilées. Il prend la forme d'une lettre d'observations, à laquelle l'entreprise peut répondre sous trente jours.

Si vous êtes micro-entrepreneur, le redressement peut porter sur des encaissements non déclarés, révélés par exemple par les données fiscales ou de plateformes. Il peut aussi viser des recettes déclarées en vente qui relevaient de prestations de services, taxées plus lourdement. Le montant redressé correspond aux cotisations non payées sur trois ans, cinq en cas de travail dissimulé.

Une mise en demeure suit ensuite la lettre d'observations. C'est la lettre officielle qui vous somme de payer. Elle ajoute des majorations de retard, et des majorations spécifiques en cas de travail dissimulé. Pour vous défendre, vous pouvez répondre à la lettre d'observations avec vos justificatifs, comme le livre des recettes, les factures ou les relevés. Vous pouvez saisir la commission de recours amiable, l'instance de l'URSSAF qui réexamine les litiges, dans les deux mois de la mise en demeure, puis le tribunal judiciaire. Si vous payez dans les trente jours de la mise en demeure, la majoration complémentaire passe de 0,2 % à 0,1 % des cotisations dues par mois. Un redressement de bonne foi, régularisé rapidement, reste une affaire de cotisations et de majorations. La dissimulation volontaire relève du travail dissimulé.

Exemple

Une esthéticienne a déclaré en vente de produits 12 000 euros qui étaient des prestations de soins. L'URSSAF redresse la différence de cotisations (21,2 % du chiffre d'affaires au lieu de 12,3 %) sur trois ans, avec majorations. Elle régularise et corrige sa ventilation.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L244-2, R243-59 et R142-1 ;service-public.fr, demander une remise des majorations de retard (redressement)(vérifié le 1er janvier 2026) ;service-public.fr, délais de prescription en matière de cotisations sociales(vérifié le 4 novembre 2025).

Voir aussiContrôle URSSAFMajorationRégularisation

Régularisation

La régularisation est la mise en conformité des cotisations avec les revenus réels. Pour un micro-entrepreneur, c'est la correction d'une déclaration erronée ou manquante. Pour un indépendant au régime réel, c'est le recalcul annuel des cotisations provisionnelles une fois le revenu de l'année connu.

Au régime micro, vous pouvez corriger en ligne une déclaration validée tant que l'échéance n'est pas passée. Ensuite, la déclaration n'est plus modifiable en ligne : la correction passe par la messagerie du compte, et vos cotisations sont recalculées. Si l'URSSAF a calculé vos cotisations sur une base forfaitaire après un oubli, déclarer votre chiffre d'affaires réel régularise votre situation. La base forfaitaire est remplacée par le réel. La pénalité est alors portée à 3 % du montant des cotisations et contributions sociales dues.

Au régime réel, la régularisation est structurelle. Vos cotisations de l'année sont d'abord calculées sur le revenu de l'avant-dernière année. Elles sont ajustées sur celui de l'année précédente dès qu'il est déclaré. Elles sont enfin régularisées sur le revenu réel de l'année. Une bonne année entraîne un rattrapage l'année suivante ; une mauvaise, un remboursement. Le régime micro évite cette mécanique, au prix d'une assiette brute, sauf option pour les cotisations minimales.

Exemple

Un consultant micro-entrepreneur s'aperçoit en mai qu'il a déclaré 4 000 euros au lieu de 5 200 euros pour mars. Il envoie une demande de rectification depuis sa messagerie ; l'URSSAF recalcule et prélève le complément de cotisations.

SourceCode de la sécurité sociale, article L131-6-2 ;autoentrepreneur.urssaf.fr, questions fréquentes (modifier une déclaration);service-public.fr, protection sociale du commerçant et de l'artisan (règles de calcul et régularisation)(vérifié le 8 octobre 2026) ;service-public.fr, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ?(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiPénalité pour déclaration manquanteAssiette de cotisationsPassage au régime réel (glossaire micro-entreprise)

Remise gracieuse

La remise gracieuse est l'abandon, total ou partiel, des majorations et pénalités de retard par l'URSSAF. Elle est accordée à un cotisant de bonne foi qui a payé toutes les cotisations dues. Elle ne porte jamais sur ces cotisations elles-mêmes.

Les conditions usuelles sont d'avoir payé l'intégralité des cotisations dues et d'être à jour de vos déclarations. Vous devez aussi justifier de votre bonne foi, avec des motifs comme une difficulté ponctuelle, une erreur ou un événement personnel. Sous conditions, les majorations ne s'appliquent pas quand vous payez vos cotisations dans les trente jours qui suivent la date limite. Au-delà, la décision relève du directeur de l'URSSAF. Un recours est possible devant la commission de recours amiable, l'instance de l'URSSAF qui réexamine les litiges.

Vous la demandez par écrit, depuis la messagerie du compte en ligne, en exposant les circonstances du retard. La remise est accordée une fois les cotisations réglées. Si vous demandez un délai de paiement, cette demande vaut aussi demande de remise des majorations de retard : vous n'avez pas à la formuler séparément.

Exemple

Un artisan hospitalisé n'a pas pu payer ses cotisations de juillet. Rétabli, il règle ses cotisations en septembre et demande la remise des majorations avec son certificat d'hospitalisation. L'URSSAF accorde la remise totale.

SourceCode de la sécurité sociale, articles R243-11 et R243-20 ;service-public.fr, demander une remise des majorations de retard auprès de l'URSSAF(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiMajorationÉchéancier de paiementPénalité pour déclaration manquanteCompte URSSAF en ligne

S

Sécurité sociale des indépendants (SSI)

La Sécurité sociale des indépendants est le régime de protection sociale des travailleurs indépendants. Elle est intégrée au régime général depuis 2020, après la suppression du RSI. Les micro-entrepreneurs commerçants, artisans et libéraux non réglementés en relèvent.

L'URSSAF collecte vos cotisations. La caisse primaire d'assurance maladie gère vos soins et vos indemnités journalières. L'Assurance retraite gère votre retraite, via sa caisse régionale, la Carsat. L'intégration au régime général a supprimé l'organisme distinct. Elle n'a pas aligné les cotisations ni toutes les prestations sur celles des salariés. Vos taux restent propres aux indépendants. L'assurance chômage n'y figure pas. Vos indemnités journalières et votre retraite sont calculées sur le revenu cotisé, selon des règles spécifiques. Le mot « SSI » désigne aujourd'hui l'ensemble de ces règles plutôt qu'un guichet.

Les professions libérales réglementées relèvent pour leur retraite de caisses distinctes, comme la CIPAV ou les caisses propres aux médecins, aux avocats ou aux experts-comptables. Elles dépendent de la caisse primaire pour la maladie. Si vous êtes micro-entrepreneur, la question se résume à deux informations : votre caisse de retraite, indiquée sur votre notification d'affiliation, et votre taux de cotisations.

Exemple

Un plombier micro-entrepreneur relève de la Sécurité sociale des indépendants : sa carte Vitale et ses remboursements passent par sa caisse primaire d'assurance maladie, ses trimestres sont comptés par l'Assurance retraite, et l'URSSAF prélève 21,2 % de son chiffre d'affaires.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L611-1 et L613-1 ; loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, article 15 ;service-public.fr, protection sociale du commerçant et de l'artisan(vérifié le 8 octobre 2026).

Voir aussiAffiliationCIPAVIndemnités journalièresSécurité sociale des indépendants (glossaire retraite)

T

Tiers déclarant (API URSSAF)

Un tiers déclarant est un logiciel ou un professionnel habilité par l'URSSAF. Sur mandat du micro-entrepreneur, il transmet pour son compte la déclaration de chiffre d'affaires et l'ordre de paiement des cotisations. Il utilise une interface de programmation (API) fournie par l'URSSAF.

L'intérêt est de supprimer la ressaisie. Le logiciel qui connaît vos factures et vos encaissements calcule le chiffre d'affaires de la période par nature d'activité. Il vous le présente pour validation, puis le transmet à l'URSSAF avec la demande de prélèvement. Abby est partenaire certifié de l'URSSAF à ce titre : la déclaration et le paiement y sont disponibles dès l'offre Start. Aucune déclaration ne part automatiquement. La toute première déclaration d'une entreprise nouvelle se fait sur le site de l'URSSAF.

Vous restez responsable : c'est vous qui validez la déclaration, et la pénalité en cas d'oubli vous incombe. Vous pouvez révoquer à tout moment le mandat donné au tiers déclarant. Les attestations et les options (périodicité, versement libératoire, cotisations minimales) restent accessibles sur votre compte URSSAF, que le tiers déclarant ne remplace pas. La même logique existe pour les indépendants au réel, avec l'expert-comptable qui transmet leur déclaration de revenus unifiée.

Exemple

Une aide à domicile utilise Abby. Le 25 avril, l'application lui présente 5 640 euros de prestations encaissées au premier trimestre, réparties par nature. Elle valide, et la déclaration part à l'URSSAF. Après l'échéance du 30 avril, l'URSSAF prélève 1 196 euros de cotisations, plus la contribution à la formation professionnelle.

Sourceurssaf.fr, rubrique « Tiers déclarant et API » ;service-public.fr, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d'affaires ?(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiCompte URSSAF en lignePaiement des cotisationsURSSAFAPI de facturation (glossaire facturation électronique)Contribution à la formation professionnelle (glossaire micro-entreprise)

Trimestres validés

Le micro-entrepreneur valide ses trimestres de retraite de base selon son revenu cotisé, issu de ses cotisations. Il valide un trimestre par tranche de 1 803 euros de revenu cotisé en 2026 (150 fois le SMIC horaire), dans la limite de quatre par an.

Votre revenu cotisé n'est pas votre chiffre d'affaires. Seule une partie de vos cotisations finance la retraite de base, et cette part dépend de votre activité. À chiffre d'affaires égal, vous ne validez donc pas le même nombre de trimestres. Selon l'exemple de l'administration, 12 100 euros de chiffre d'affaires en 2026 valident deux trimestres en vente de marchandises, trois en prestations de services commerciales ou artisanales, et quatre en activité libérale non réglementée.

Les trimestres se comptent sur l'année civile : un chiffre d'affaires concentré sur quelques mois valide autant qu'un chiffre étalé sur l'année. Pour connaître votre nombre de trimestres, le simulateur de retraite des indépendants d'Abby fait le calcul à partir de votre chiffre d'affaires. La retraite complémentaire fonctionne, elle, par points.

Exemple

Une consultante en micro-entreprise encaisse 6 000 euros en 2026. Ses cotisations correspondent à un revenu cotisé d'environ 4 000 euros, soit deux tranches de 1 803 euros : elle valide deux trimestres. Avec 20 000 euros encaissés, elle validerait les quatre.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L351-2 et R351-9 ;service-public.fr, régime de retraite du micro-entrepreneur(vérifié le 1er avril 2026).

Voir aussiCotisation minimaleCIPAVSimulateur de retraite des indépendantsTrimestres validés (glossaire retraite)

U

URSSAF

L'URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales) collecte les cotisations et contributions sociales des employeurs et des indépendants. Pour le micro-entrepreneur, elle est l'interlocuteur unique de la déclaration de chiffre d'affaires, du paiement, des attestations et du contrôle.

L'URSSAF reverse vos cotisations aux caisses qui servent les prestations, mais ne verse pas elle-même ces prestations. La caisse primaire d'assurance maladie rembourse vos soins. La Carsat ou la CIPAV paient votre retraite, et la CAF vos allocations. L'URSSAF recouvre, contrôle et délivre les documents qui prouvent que vous êtes en règle. Elle gère aussi des services comme le Cesu et Pajemploi (déclaration des emplois à domicile et de la garde d'enfants), l'avance immédiate des services à la personne ou le guichet des artistes-auteurs.

Le réseau compte des URSSAF régionales et, outre-mer, des caisses générales de sécurité sociale. L'URSSAF Caisse nationale les coordonne. Si vous êtes micro-entrepreneur, tout passe par le site autoentrepreneur.urssaf.fr et son application, ou par un logiciel habilité comme tiers déclarant. Abby est partenaire certifié de l'URSSAF. Dans Abby, la déclaration du chiffre d'affaires et le paiement des cotisations sont disponibles dès l'offre Start, et l'avance immédiate avec l'offre Pro ou Business.

Exemple

Une aide à domicile déclare 6 000 euros pour le trimestre depuis son logiciel. L'URSSAF calcule et prélève ses cotisations. Elle lui délivre son attestation de vigilance pour un client. Elle lui verse aussi le montant des prestations validées par ses clients particuliers en avance immédiate.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L213-1 et L225-1-1 ; urssaf.fr ;service-public.fr, cotisations sociales d'un micro-entrepreneur(vérifié le 1er janvier 2026).

Voir aussiCompte URSSAF en ligneTiers déclarant (API URSSAF)Sécurité sociale des indépendants (SSI)CSG et CRDSLe CV de l'URSSAF

Questions fréquentes

Les confusions les plus courantes, tranchées en quelques lignes.

Vous déclarez et payez en ligne, sur autoentrepreneur.urssaf.fr ou dans l'application de l'URSSAF. Abby, partenaire certifié de l'URSSAF, le permet aussi dès l'offre Start. Vous le faites chaque mois ou chaque trimestre selon la périodicité choisie, modifiable avant le 31 octobre pour l'année suivante. En trimestriel, les échéances sont le 30 avril, le 31 juillet, le 31 octobre et le 31 janvier. Vous déclarez le chiffre d'affaires encaissé sur la période, l'URSSAF applique le taux de votre activité. Vous payez par prélèvement SEPA, débité après la date d'échéance, par virement ou par carte bancaire. La première déclaration intervient au moins trois mois après le début d'activité.

Les glossaires voisins

Les cotisations se comprennent avec le régime de la micro-entreprise, le choix du statut et la facturation électronique.

Les mots sont clairs. La prochaine échéance aussi.

Abby vous accompagne du premier encaissement à la déclaration : le livre des recettes est automatique dès l'offre gratuite, la déclaration URSSAF est incluse dès l'offre Start et l'avance immédiate des services à la personne est disponible avec l'offre Pro ou Business.

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Pour aller plus loin

Quand une définition ne suffit pas.

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