✦ 40 termes · vérifiés le 24 septembre 2026 · sources officielles

Glossaire des impôts de l'indépendant : 40 termes expliqués

L'impôt de l'indépendant se joue sur quelques notions qui reviennent chaque année : le régime (micro ou réel), l'abattement forfaitaire ou les charges réelles, le barème progressif ou le versement libératoire, le formulaire 2042-C PRO au printemps, la CFE en décembre. Chacune a un sens précis, et confondre deux d'entre elles peut coûter cher : une tranche marginale prise pour un taux moyen, ou un crédit d'impôt confondu avec une réduction. Ce glossaire définit les termes de l'impôt sur le revenu, de l'impôt sur les sociétés et des impôts locaux, avec un exemple qui parle aux indépendants, les valeurs en vigueur pour 2026 et le texte qui fonde chaque règle.

IndexABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Chaque définition indique sa source. Dernière vérification de l'ensemble : 24 septembre 2026. Les seuils et montants cités sont ceux en vigueur à cette date.

A

Abattement forfaitaire

L'abattement forfaitaire est la part du chiffre d'affaires que l'administration retire d'office, au titre des charges, pour calculer le revenu imposable d'un micro-entrepreneur : 71 % pour la vente de marchandises et l'hébergement, hors location meublée et chambres d'hôtes, 50 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC), 34 % pour les activités libérales (BNC). Il ne peut pas être inférieur à 305 euros.

C'est le principe du régime micro : vous ne déduisez aucune charge réelle, ni loyer, ni matériel, ni déplacements. En échange, l'administration considère qu'une part fixe de vos recettes couvre vos frais. Vous déclarez votre chiffre d'affaires brut encaissé dans le formulaire 2042-C PRO, et l'administration applique l'abattement elle-même.

L'abattement vous est favorable tant que vos charges réelles restent inférieures à son montant. Un consultant qui a peu de frais y gagne. Un artisan qui achète beaucoup de matériaux peut y perdre, et avoir intérêt au régime réel. Si vous avez plusieurs activités, chaque abattement s'applique à la part de chiffre d'affaires correspondante.

Exemple

Une graphiste BNC encaisse 42 000 euros en 2025. Son revenu imposable est de 42 000 euros moins 34 %, soit 27 720 euros. Ses vraies charges (ordinateur, logiciels, coworking) lui ont coûté 6 000 euros : l'abattement lui est plus favorable que le réel.

SourceCGI, articles 50-0 et 102 ter ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiMicro-BICMicro-BNCDéclaration 2042-C PROBarème progressifSimulateur BIC ou BNC

Amortissement (déduction fiscale)

L'amortissement est la déduction, étalée sur plusieurs années, du coût d'un bien durable utilisé pour l'activité, comme un ordinateur, un véhicule, une machine ou du mobilier. Au régime réel, chaque année une fraction du prix est déduite du bénéfice. Au régime micro, il n'existe pas : l'abattement forfaitaire est censé couvrir toutes les charges.

Un bien qui sert plusieurs années n'est pas une charge de l'année d'achat, mais de chacune des années où il sert. La durée dépend du type de bien : environ trois ans pour du matériel informatique, cinq ans pour un véhicule, dix ans pour du mobilier. Le plus souvent, vous déduisez le même montant chaque année. Un petit matériel dont la valeur unitaire ne dépasse pas 500 euros hors taxe peut être déduit en une seule fois.

Au régime micro, la question ne se pose pas : l'abattement couvre tout. C'est l'une des raisons de passer au réel quand on investit beaucoup.

Exemple

Un photographe au régime réel BNC, redevable de la TVA, achète 3 000 euros hors taxe de matériel amortissable sur trois ans. Il déduit 1 000 euros de son bénéfice chaque année. Au régime micro, il n'aurait rien déduit de plus que son abattement de 34 %.

SourceCGI, article 39, 1-2° ; CGI, annexe II, article 38 sexies ; BOFiP, BOI-BIC-AMT-10-40-10.

Voir aussiRégime réel simplifiéFrais professionnelsPlus-value professionnelleGlossaire de la comptabilité

Année fiscale

L'année fiscale est la période sur laquelle un impôt est calculé. Pour l'impôt sur le revenu, c'est l'année civile : les revenus du 1er janvier au 31 décembre sont déclarés au printemps suivant. Pour une société à l'impôt sur les sociétés, c'est l'exercice comptable, qui peut se clore à une autre date que le 31 décembre.

Ce décalage d'un an explique la plupart des confusions. Les revenus 2025 sont déclarés en mai 2026, et l'impôt est calculé à l'été 2026. Quand on parle du « barème 2026 », il s'agit du barème appliqué en 2026 aux revenus de 2025.

Au régime micro, c'est la date d'encaissement qui compte, pas celle de la facture. Une facture payée le 2 janvier compte donc pour l'année qui commence.

Exemple

Une consultante émet une facture le 20 décembre 2025, payée le 8 janvier 2026. Au régime micro, ces recettes appartiennent à l'année fiscale 2026 et seront déclarées au printemps 2027.

SourceCGI, articles 12 et 36 ; CGI, article 209 (exercice des sociétés).

Voir aussiImpôt sur le revenuPrélèvement à la sourceDéclaration 2042-C PRO

Avis d'imposition

L'avis d'imposition est le document par lequel l'administration vous notifie l'impôt calculé à partir de votre déclaration : revenu imposable, impôt dû, revenu fiscal de référence, solde à payer ou à rembourser après déduction du prélèvement à la source. Il est disponible dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr fin juillet.

Pour un indépendant, l'avis a trois usages. Il indique le solde : si vos acomptes n'ont pas couvert l'impôt, le reste est prélevé à l'automne ; s'ils l'ont dépassé, vous êtes remboursé. Il donne votre revenu fiscal de référence, qui ouvre ou ferme l'accès au versement libératoire. Il sert aussi souvent de justificatif de revenus, pour un logement ou un prêt.

L'avis de CFE est un document à part. Il n'est plus envoyé par courrier : il est déposé en novembre dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr. Beaucoup de créateurs l'oublient parce qu'ils n'ont jamais ouvert cet espace.

Exemple

Un artisan reçoit en août son avis : impôt 2 400 euros, acomptes déjà prélevés 1 900 euros, solde de 500 euros, prélevé en quatre fois de septembre à décembre. En novembre, son avis de CFE apparaît dans son espace professionnel : 380 euros à régler avant le 15 décembre.

SourceCGI, article 1658 ; Livre des procédures fiscales, article L169 ;service-public.fr, cotisation foncière des entreprises.

Voir aussiRevenu fiscal de référencePrélèvement à la sourceCotisation foncière des entreprises (CFE)

B

Barème progressif

Le barème progressif est la grille de l'impôt sur le revenu : cinq tranches taxées de 0 % à 45 %. Pour les revenus 2025 imposés en 2026, la part du revenu par part fiscale jusqu'à 11 600 euros n'est pas imposée, celle comprise entre 11 601 et 29 579 euros l'est à 11 %, jusqu'à 84 577 euros à 30 %, jusqu'à 181 917 euros à 41 %, au-delà à 45 %.

Progressif veut dire que chaque taux ne s'applique qu'à la part du revenu qui se trouve dans sa tranche. Passer de 29 000 à 30 000 euros ne fait pas passer tout votre revenu à 30 % : seuls les 421 euros au-dessus de 29 579 euros sont taxés à ce taux. Refuser une mission « pour ne pas changer de tranche » n'a donc pas de sens.

Le barème s'applique au revenu du foyer divisé par le nombre de parts, puis l'impôt obtenu est multiplié par ce nombre de parts. Pour un micro-entrepreneur, le revenu imposable est le chiffre d'affaires après abattement. Les tranches sont revalorisées chaque année par la loi de finances.

Exemple

Une célibataire a 27 720 euros de revenu imposable (42 000 euros de recettes BNC après abattement). Son impôt est de 0 % jusqu'à 11 600 euros, puis de 11 % de 11 601 à 27 720 euros, soit environ 1 773 euros avant décote et éventuels crédits.

SourceCGI, article 197 ;service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu(vérifié le 15 avril 2026).

Voir aussiTranche marginale d'impositionTaux moyen d'impositionQuotient familialVersement libératoireSimulateur d'impôt pour les indépendants

BIC

Les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) sont la catégorie fiscale des revenus tirés d'une activité commerciale, industrielle ou artisanale, comme l'achat-revente, la restauration, l'hébergement, les travaux du bâtiment, la réparation ou les prestations de services commerciales. Ils s'opposent aux bénéfices non commerciaux (BNC) des professions libérales.

La catégorie fixe les règles qui s'appliquent. Au régime micro, elle détermine l'abattement (71 % pour la vente et l'hébergement, hors location meublée et chambres d'hôtes, 50 % pour les services) et le taux du versement libératoire (1 % ou 1,7 %). Au régime réel, elle détermine la déclaration à remplir (2031).

Le classement dépend de la nature de votre activité, pas de votre statut. Un plombier, un vendeur en ligne ou un chauffeur VTC relèvent des BIC. En cas de doute, le mémento fiscal reçu à la création indique la catégorie retenue, et le simulateur d'Abby aide à trancher.

Exemple

Un menuisier micro-entrepreneur (BIC, prestation de services artisanale) encaisse 60 000 euros. Avec 50 % d'abattement, son revenu imposable est de 30 000 euros. S'il avait été classé BNC par erreur, l'abattement n'aurait été que de 34 %.

SourceCGI, articles 34 et 35 ;service-public.fr, BIC : régime réel d'imposition(vérifié le 21 février 2026).

Voir aussiBNCMicro-BICDéclaration 2031Simulateur BIC ou BNC

BNC

Les bénéfices non commerciaux (BNC) sont la catégorie fiscale des revenus des professions libérales et de toutes les activités où la prestation intellectuelle ou personnelle domine, comme le conseil, le développement, le design, la rédaction, la formation, le coaching, la santé ou le droit. Ils s'opposent aux BIC des activités commerciales et artisanales.

Au régime micro-BNC, l'abattement est de 34 % et le taux du versement libératoire de 2,2 %. Au régime réel, on parle de déclaration contrôlée, avec le formulaire 2035. Le bénéfice se calcule alors en recettes encaissées moins dépenses payées.

La frontière avec les BIC se discute pour certaines prestations : un graphiste est en BNC, un imprimeur en BIC. La catégorie retenue à la création figure sur votre mémento fiscal, et elle détermine aussi vos taux de cotisations à l'URSSAF.

Exemple

Une consultante en marketing encaisse 50 000 euros au régime micro-BNC. Avec 34 % d'abattement, son revenu imposable est de 33 000 euros. Au versement libératoire, elle paierait 2,2 % de 50 000 euros, soit 1 100 euros d'impôt, avec ses cotisations.

SourceCGI, articles 92 et 93 ; CGI, article 102 ter ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise.

Voir aussiBICMicro-BNCDéclaration contrôléeDéclaration 2035

C

Cotisation foncière des entreprises (CFE)

La cotisation foncière des entreprises est un impôt local dû par toute personne qui exerce une activité professionnelle non salariée, même sans local et même domiciliée chez elle. Elle est calculée sur la valeur locative des biens utilisés ou, à défaut, sur une base minimum fixée par la commune selon le chiffre d'affaires. Elle se paie au plus tard le 15 décembre.

Si vous n'avez pas de local, c'est la base minimum qui s'applique. La commune la fixe dans une fourchette nationale liée à votre chiffre d'affaires de l'avant-dernière année. Pour 2026, elle va de 250 à 597 euros jusqu'à 10 000 euros de chiffre d'affaires, et de 250 à 1 194 euros jusqu'à 32 600 euros. Le montant final dépend du taux voté par la commune.

La CFE connaît trois allègements. L'année de création, vous êtes exonéré. L'année suivante, la base est réduite de moitié. Si votre chiffre d'affaires de l'avant-dernière année ne dépasse pas 5 000 euros, vous ne payez pas de cotisation minimum. L'avis n'arrive pas par courrier : il est déposé en novembre dans votre espace professionnel sur impots.gouv.fr.

Exemple

Un consultant créé en 2024 avec 25 000 euros de chiffre d'affaires en 2024 ne paie rien en 2024, une CFE réduite de moitié en 2025, et en 2026 une cotisation calculée sur la base minimum de sa commune, de l'ordre de quelques centaines d'euros.

SourceCGI, articles 1447, 1478 et 1647 D ;service-public.fr, cotisation foncière des entreprises(vérifié le 2 avril 2026).

Voir aussiExonération de CFETaxe pour frais de chambre consulaireAvis d'imposition

Crédit d'impôt

Un crédit d'impôt est une somme déduite de votre impôt sur le revenu et remboursée si elle dépasse l'impôt dû. À la différence de la réduction d'impôt, il profite donc aussi aux foyers non imposables. Le plus connu concerne l'emploi à domicile. Il compte pour les indépendants des services à la personne, parce que leurs clients particuliers en bénéficient.

Pour les services à la personne, le crédit est de 50 % des sommes versées, dans la limite de 12 000 euros par an, majorable. Si votre activité est déclarée comme service à la personne, c'est un argument commercial : votre client particulier ne supporte réellement que la moitié de votre prestation.

Avec l'avance immédiate, votre client reçoit ce crédit au moment où il paie votre facture, plutôt qu'un an plus tard. L'URSSAF vous verse la totalité de la facture et ne prélève à votre client que la moitié.

Exemple

Une aide à domicile indépendante, déclarée en services à la personne, facture 3 000 euros dans l'année à un couple de retraités. Le couple, non imposable, a droit à un crédit d'impôt de 1 500 euros. Avec l'avance immédiate, il ne paie que la moitié de chaque facture.

SourceCGI, article 199 sexdecies.

Voir aussiRéduction d'impôtAvis d'impositionAvance immédiate de crédit d'impôt (glossaire services à la personne)

CSG déductible

La CSG (contribution sociale généralisée) prélevée sur les revenus d'activité est en partie déductible du revenu imposable : sur les 9,2 % dus par un indépendant au régime réel, 6,8 points sont déduits du bénéfice imposable, 2,4 points ne le sont pas, et la CRDS de 0,5 % ne l'est pas non plus.

Au régime réel, votre bénéfice imposable se calcule après déduction de la CSG déductible payée dans l'année.

Au régime micro, la question ne se pose pas : la CSG et la CRDS sont comprises dans le taux global de cotisations, et l'abattement tient lieu de toute déduction. Vous ne déduisez rien de plus.

Exemple

Une consultante au régime réel a payé 4 600 euros de CSG-CRDS dans l'année (9,7 % d'une assiette de 47 400 euros). Elle déduit la part CSG déductible, 6,8 % de cette assiette, soit environ 3 220 euros, de son bénéfice imposable.

SourceCGI, article 154 quinquies ; Code de la sécurité sociale, article L136-3.

Voir aussiPrélèvements sociauxRégime réel simplifiéAbattement forfaitaire

D

Déclaration 2031

La déclaration 2031 est la déclaration de résultat des entreprises individuelles imposées dans la catégorie des BIC au régime réel. Au réel simplifié, elle est accompagnée des tableaux 2033. Elle se dépose en ligne chaque année, vers la mi-mai pour un exercice clos au 31 décembre.

Elle détaille le calcul du bénéfice : produits, charges, amortissements, provisions, puis le résultat reporté dans la déclaration de revenus du foyer. Elle se dépose obligatoirement en ligne, en général par un expert-comptable ou un logiciel comptable.

Les micro-entrepreneurs ne sont pas concernés : ils déclarent leur chiffre d'affaires directement dans le formulaire 2042-C PRO. Le passage au réel, choisi ou par dépassement des plafonds, oblige à tenir une comptabilité complète.

Exemple

Un artisan carreleur a dépassé les plafonds du micro deux années de suite. Pour 2026, il tient une comptabilité, et son expert-comptable dépose en mai 2027 la déclaration 2031 avec la liasse 2033. Le bénéfice obtenu est reporté dans sa déclaration de revenus.

SourceCGI, article 53 A ;service-public.fr, BIC : régime réel d'imposition(vérifié le 21 février 2026).

Voir aussiLiasse fiscaleRégime réel simplifiéRégime réel normalDéclaration 2042-C PRO

Déclaration 2035

La déclaration 2035 est la déclaration de résultat des professions libérales et autres titulaires de BNC imposés au régime de la déclaration contrôlée, c'est-à-dire au réel. Elle retrace les recettes encaissées et les dépenses payées de l'année. Elle se dépose en ligne chaque année, vers la mi-mai.

Elle suit une logique de trésorerie : les recettes comptent quand elles sont encaissées, les dépenses quand elles sont payées. Le résultat obtenu est reporté dans la déclaration de revenus du foyer.

Elle concerne le professionnel libéral qui a dépassé le plafond du micro-BNC, ou qui a choisi le réel parce que ses charges réelles dépassent l'abattement de 34 %. Le dépôt se fait en ligne, souvent par un expert-comptable ou un logiciel.

Exemple

Une ostéopathe encaisse 95 000 euros par an avec 40 000 euros de charges (cabinet, matériel, assurance). Au-dessus du plafond micro depuis deux ans, elle dépose une 2035 : son bénéfice imposable est de 55 000 euros, contre 62 700 euros avec l'abattement.

SourceCGI, articles 96 à 100 ; CGI, article 175.

Voir aussiDéclaration contrôléeBNCMicro-BNCDéclaration 2042-C PRO

Déclaration 2042-C PRO

Le formulaire 2042-C PRO est l'annexe de la déclaration de revenus dans laquelle les indépendants déclarent les revenus de leur activité : chiffre d'affaires brut pour les micro-entrepreneurs, bénéfice issu de la 2031 ou de la 2035 pour ceux au réel. Il se remplit au printemps, en ligne, dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr.

Pour un micro-entrepreneur, la règle est simple : déclarez le chiffre d'affaires encaissé dans l'année, sans retirer l'abattement, dans la case qui correspond à votre activité. Sans versement libératoire, les ventes vont en 5KO, les services BIC en 5KP et les BNC en 5HQ. Avec le versement libératoire, les cases 5TA, 5TB et 5TE servent seulement à calculer votre revenu fiscal de référence et votre taux de prélèvement.

Même en cas d'année sans chiffre d'affaires, la déclaration reste obligatoire.

Exemple

Un graphiste micro-BNC sans versement libératoire a encaissé 38 400 euros en 2025. Il inscrit 38 400 en case 5HQ. L'administration applique 34 % d'abattement et retient 25 344 euros de revenu imposable.

SourceCGI, article 170 ; formulaire 2042-C PRO, notice ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise.

Voir aussiAbattement forfaitaireVersement libératoireRevenu fiscal de référence

Déclaration contrôlée

La déclaration contrôlée est le régime réel d'imposition des bénéfices non commerciaux. Le professionnel libéral y déclare ses recettes et ses dépenses réelles dans le formulaire 2035, au lieu de bénéficier de l'abattement forfaitaire de 34 % du micro-BNC. Elle s'applique au-delà du plafond micro ou sur option.

Le mot « contrôlée » ne veut pas dire que vous serez contrôlé : il signifie que le bénéfice se calcule à partir d'une déclaration détaillée, par opposition au forfait du régime micro. Le régime impose de tenir une comptabilité de vos recettes et dépenses, et de déposer la déclaration 2035.

On la choisit quand les charges réelles dépassent 34 % des recettes, ou pour déduire des amortissements importants. L'option vaut un an et se renouvelle automatiquement. L'arbitrage se fait avec votre expert-comptable, chiffres en main.

Exemple

Un consultant loue un bureau 900 euros par mois et a 45 % de charges. Il opte pour la déclaration contrôlée : ses charges réelles lui font économiser de l'impôt par rapport à l'abattement de 34 %.

SourceCGI, articles 96 à 103 ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (option pour le réel).

Voir aussiDéclaration 2035Micro-BNCFrais professionnelsAmortissement (déduction fiscale)

Déficit

Un déficit apparaît quand les charges déductibles d'une activité dépassent ses recettes sur l'année. Au régime réel, un déficit professionnel BIC ou BNC s'impute sur les autres revenus du foyer, puis se reporte sur six ans. Au régime micro, le déficit n'existe pas : l'abattement forfaitaire produit toujours un revenu positif ou nul.

Le déficit est un argument pour passer au réel en début d'activité, quand les investissements dépassent les premières recettes : il vient réduire l'impôt du foyer, par exemple sur le salaire du conjoint. Il faut pour cela que l'activité soit exercée de façon professionnelle, c'est-à-dire de manière personnelle, directe et continue.

Au régime micro, un chiffre d'affaires nul donne un revenu nul, jamais négatif. Vos charges de démarrage ne sont ni déduites ni reportées. Si vous prévoyez une première année avec de gros investissements, faites le calcul avant de démarrer.

Exemple

Un photographe au réel encaisse 9 000 euros la première année. Il achète 12 000 euros de matériel, amorti sur trois ans, soit 4 000 euros par an, et paie 11 000 euros d'autres charges. Il dégage un déficit de 6 000 euros, déduit du salaire de sa conjointe : l'impôt du foyer baisse.

SourceCGI, article 156, I ; CGI, article 209 (report pour les sociétés).

Voir aussiRégime réel simplifiéAmortissement (déduction fiscale)Abattement forfaitaireFoyer fiscal

Dividendes

Les dividendes sont la part des bénéfices qu'une société distribue à ses associés après paiement de l'impôt sur les sociétés. Pour le bénéficiaire, ils sont imposés par défaut au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % depuis 2026, ou sur option au barème progressif après un abattement de 40 %. Un entrepreneur individuel qui n'a pas opté pour l'IS ne perçoit pas de dividendes.

La question se pose si vous passez en société (EURL, SASU) ou si vous optez pour l'IS en entreprise individuelle. Vous vous rémunérez alors par un salaire, déductible du résultat, et par des dividendes prélevés sur le bénéfice après IS. Le bon équilibre entre les deux dépend des cotisations, de l'impôt et de vos droits à la retraite.

Pour un gérant majoritaire de SARL ou d'EURL, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital et des sommes en compte courant est soumise aux cotisations sociales. Pour un entrepreneur individuel à l'IS, c'est la part qui dépasse 10 % du bénéfice net. C'est un arbitrage à construire avec votre expert-comptable.

Exemple

Une consultante en SASU se verse 30 000 euros de salaire et distribue 10 000 euros de dividendes. Sur ces dividendes, elle paie 31,4 % de PFU, soit 3 140 euros, sans cotisations sociales en tant que présidente de SASU.

SourceCGI, articles 158, 3 et 200 A ; Code de la sécurité sociale, article L131-6.

Voir aussiPrélèvement forfaitaire unique (flat tax)Impôt sur les sociétésOption pour l'ISGlossaire de la création d'entreprise et des statuts

E

Exonération de CFE

Plusieurs situations dispensent de la cotisation foncière des entreprises : l'année de création pour toutes les entreprises, la cotisation minimum les années où le chiffre d'affaires de l'avant-dernière année ne dépasse pas 5 000 euros, certaines activités exonérées de plein droit (comme certains artisans travaillant seuls, les artistes ou certaines professions), et des exonérations locales sur délibération de la commune.

L'exonération de l'année de création court jusqu'au 31 décembre, quelle que soit la date de début d'activité. L'année suivante, la base est réduite de moitié. L'exonération sous 5 000 euros de chiffre d'affaires s'apprécie sur l'avant-dernière année. Elle ne porte que sur la cotisation minimum : si vous avez un local, vous restez imposé sur sa valeur locative.

Certaines activités sont exonérées de façon permanente, notamment certains artisans qui travaillent seuls, ainsi que les auteurs, les artistes et les sages-femmes. D'autres exonérations dépendent de la commune, dans certaines zones. Elles se demandent : elles ne s'appliquent pas toutes seules.

Exemple

Un couturier retoucheur travaillant seul, avec les tissus fournis par ses clients, relève de l'exonération des artisans. Il vérifie sa situation auprès du SIE et n'a pas de CFE, même après sa première année.

SourceCGI, articles 1447, 1452, 1460, 1478 et 1647 D ;service-public.fr, cotisation foncière des entreprises (exonérations)(vérifié le 2 avril 2026).

Voir aussiCotisation foncière des entreprises (CFE)Zones exonérées (ZFRR, QPV)Service des impôts des entreprises (SIE)

F

Foyer fiscal

Le foyer fiscal est l'ensemble des personnes dont les revenus sont réunis sur une même déclaration : une personne seule, ou un couple marié ou pacsé, avec les enfants et personnes à charge rattachés. C'est au niveau du foyer que se calculent le revenu imposable, le quotient familial, l'impôt et le revenu fiscal de référence.

Pour un indépendant, la conséquence est directe : le bénéfice de son activité s'ajoute aux salaires de son conjoint et aux autres revenus du foyer avant le calcul de l'impôt. Le taux qui s'applique à ses recettes dépend donc de tout le foyer. C'est aussi pour cela que le choix entre le barème et le versement libératoire dépend de tout le foyer.

Deux concubins forment deux foyers et déclarent séparément. En cas de mariage ou de PACS dans l'année, le couple fait une seule déclaration pour toute l'année, sauf s'il choisit deux déclarations séparées cette année-là.

Exemple

Une développeuse en micro-entreprise dégage 30 000 euros de revenu imposable. Célibataire, sa tranche marginale est de 30 %. Mariée à un salarié qui a 60 000 euros de revenu imposable, le foyer a deux parts et 90 000 euros : la tranche marginale du foyer reste à 30 %, mais l'impôt total et le taux de prélèvement changent.

SourceCGI, articles 6 et 196 à 196 B ;service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu.

Voir aussiQuotient familialRevenu fiscal de référenceBarème progressifTranche marginale d'imposition

Frais professionnels

Les frais professionnels sont les dépenses engagées pour les besoins de l'activité, comme le matériel, les logiciels, le loyer, les déplacements, l'assurance, la formation ou les cotisations. Au régime réel, ils sont déductibles du bénéfice s'ils sont justifiés, nécessaires à l'activité et comptabilisés. Au régime micro, ils sont réputés couverts par l'abattement forfaitaire et ne se déduisent pas.

Au régime réel, une dépense se déduit si elle sert l'activité, si elle est justifiée par une facture au nom de l'entreprise, et si elle est enregistrée dans l'année. Une dépense mixte (véhicule, téléphone) se déduit en proportion de son usage professionnel. Un bien durable ne se déduit pas en une fois : il s'amortit.

Au régime micro, gardez quand même vos justificatifs : ils vous permettent de connaître votre vrai taux de charges et de décider si le réel vous ferait gagner de l'impôt. Tant que vos frais restent sous l'abattement (34 % en BNC, 50 % en services BIC, 71 % en vente), le micro est plus avantageux. « Passer aux frais réels » veut dire opter pour le régime réel et déduire ces frais un par un.

Exemple

Un formateur micro-BNC a 9 000 euros de frais réels pour 45 000 euros de recettes, soit 20 %. L'abattement de 34 % lui en « accorde » 15 300 : il reste au micro. Son voisin avec un bureau loué et 40 % de frais aurait intérêt au réel.

SourceCGI, article 39, 1 ; CGI, article 93 ; CGI, articles 50-0 et 102 ter (abattement).

Voir aussiAmortissement (déduction fiscale)Abattement forfaitaireRégime réel simplifiéDéclaration contrôlée

I

Impôt sur le revenu

L'impôt sur le revenu est l'impôt annuel dû par les personnes physiques sur l'ensemble des revenus de leur foyer fiscal, comme les salaires, les pensions, les revenus fonciers, les revenus de capitaux et les bénéfices des activités indépendantes (BIC, BNC, bénéfices agricoles). Il est calculé selon un barème progressif et payé au fil de l'année par prélèvement à la source.

En entreprise individuelle, votre activité n'est pas imposée à part : son bénéfice s'ajoute aux autres revenus du foyer. Au régime micro, ce bénéfice est le chiffre d'affaires après abattement. Au régime réel, c'est le résultat de la déclaration 2031 ou 2035. Le total est ensuite soumis au barème, puis diminué des réductions et crédits d'impôt.

Le versement libératoire est la principale exception : il sort votre chiffre d'affaires du barème pour le taxer à un pourcentage fixe. Si vous êtes en société à l'impôt sur les sociétés, la société paie son propre impôt, et vous êtes imposé sur votre rémunération et vos dividendes.

Exemple

Un plombier micro-BIC (50 000 euros de recettes, 50 % d'abattement) et sa conjointe salariée (32 000 euros de salaire imposable) déclarent ensemble 57 000 euros, soit 28 500 euros par part. Leur tranche marginale est de 11 %.

SourceCGI, articles 1 A, 12, 156 et 197 ;service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu.

Voir aussiBarème progressifFoyer fiscalPrélèvement à la sourceVersement libératoireSimulateur d'impôt pour les indépendants

Impôt sur les sociétés

L'impôt sur les sociétés (IS) est l'impôt payé par les sociétés de capitaux (SAS, SASU, SARL, EURL sur option) et par les entrepreneurs individuels qui ont opté pour lui, sur leur bénéfice propre. Le taux normal est de 25 % ; un taux réduit de 15 % s'applique aux 42 500 premiers euros de bénéfice des petites entreprises.

Le taux réduit est réservé aux entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur ou égal à 10 millions d'euros, et dont le capital est entièrement libéré et détenu à au moins 75 % par des personnes physiques. Pour un exercice clos le 31 décembre, l'IS se déclare au plus tard le 20 mai en 2026, délai de la déclaration en ligne compris ; sinon, dans les trois mois qui suivent la clôture.

L'intérêt pour un indépendant tient à la séparation entre le résultat de l'entreprise, taxé à 15 % ou 25 %, et ce qu'il se verse, taxé à titre personnel. Ce qui reste dans l'entreprise n'est taxé qu'à l'IS, ce qui permet de réinvestir. En contrepartie, il faut une comptabilité complète, et les dividendes sont imposés une seconde fois.

Exemple

Une consultante en SASU réalise 40 000 euros de bénéfice après sa rémunération. L'IS est de 15 % de 40 000 euros, soit 6 000 euros. Le reste peut être distribué en dividendes, taxés au PFU, ou gardé dans la société.

SourceCGI, articles 205, 206, 219 et 1668 ;service-public.fr, impôt sur les sociétés (IS).

Voir aussiOption pour l'ISDividendesPrélèvement forfaitaire unique (flat tax)Glossaire de la création d'entreprise et des statuts

L

Liasse fiscale

La liasse fiscale est l'ensemble des formulaires que dépose chaque année une entreprise au régime réel : la déclaration de résultat (2031 pour les BIC, 2035 pour les BNC, 2065 pour l'IS) et ses tableaux annexes normalisés (bilan, compte de résultat, immobilisations, amortissements, provisions, plus-values). Elle se transmet en ligne au printemps.

La date limite tombe chaque année vers la mi-mai pour un exercice qui se termine le 31 décembre. La liasse est en général préparée et envoyée par l'expert-comptable ou le logiciel comptable.

Les micro-entrepreneurs n'en déposent pas : leur chiffre d'affaires va directement dans le formulaire 2042-C PRO. C'est l'une des obligations que le passage au réel ajoute, et l'une des raisons de se faire accompagner à ce moment-là.

Exemple

Un artisan passé au réel simplifié clôture au 31 décembre 2026. En mai 2027, son expert-comptable dépose en ligne la 2031 et les tableaux 2033. Le bénéfice de la liasse est reporté dans la déclaration de revenus du foyer.

SourceCGI, articles 53 A, 97 et 223 ;service-public.fr, BIC : régime réel d'imposition.

Voir aussiDéclaration 2031Déclaration 2035Régime réel simplifiéGlossaire de la comptabilité

M

Micro-BIC

Le micro-BIC est le régime fiscal simplifié des activités commerciales et artisanales dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas les plafonds du régime micro : pour 2026, 203 100 euros pour la vente de marchandises et l'hébergement, hors location meublée et chambres d'hôtes, 83 600 euros pour les prestations de services. Le bénéfice imposable est le chiffre d'affaires diminué d'un abattement de 71 % ou de 50 %.

C'est le régime de la plupart des micro-entrepreneurs en BIC, comme les commerçants, les artisans, les vendeurs en ligne ou les chauffeurs. Vous ne tenez pas de comptabilité de charges : un livre des recettes, un registre des achats si vous vendez des marchandises, et la déclaration de votre chiffre d'affaires brut.

Pour sortir du micro, il faut dépasser les plafonds deux années de suite. L'année de création, le plafond est calculé au prorata de la durée d'activité. Pour les revenus 2025, les plafonds étaient de 188 700 et 77 700 euros.

Exemple

Un vendeur de matériel de sport en ligne encaisse 150 000 euros en 2025. Sous le plafond, il reste au micro-BIC : avec 71 % d'abattement, son revenu imposable est de 43 500 euros.

SourceCGI, article 50-0 ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiBICAbattement forfaitaireRégime réel simplifiéGlossaire de la micro-entreprise

Micro-BNC

Le micro-BNC est le régime fiscal simplifié des activités libérales dont les recettes ne dépassent pas 83 600 euros pour 2026 (77 700 euros pour les revenus 2025). Le bénéfice imposable est égal aux recettes encaissées diminuées d'un abattement forfaitaire de 34 %, avec un minimum de 305 euros.

Il concerne des activités comme le conseil, le développement, le design, la rédaction, la formation, le coaching ou les soins. Vos obligations se limitent au livre des recettes et à la déclaration de votre chiffre d'affaires brut en case 5HQ du formulaire 2042-C PRO (5TE avec le versement libératoire). Le versement libératoire y est de 2,2 % des recettes.

L'abattement de 34 % est le plus faible des trois, parce que l'administration considère qu'une profession libérale a peu de charges. C'est vrai pour un consultant qui travaille de chez lui, moins pour un praticien qui loue un cabinet. Au-delà d'environ un tiers de charges réelles, la déclaration contrôlée devient plus avantageuse.

Exemple

Une consultante encaisse 70 000 euros en 2025, sous le plafond de 77 700 euros. Au micro-BNC, son revenu imposable est de 46 200 euros. Si elle encaisse 90 000 euros en 2026 et en 2027, elle passe à la déclaration contrôlée en 2028.

SourceCGI, article 102 ter ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiBNCAbattement forfaitaireDéclaration contrôléeVersement libératoire

O

Option pour l'IS

Depuis 2022, un entrepreneur individuel peut opter pour l'impôt sur les sociétés sans créer de société : son entreprise est alors assimilée à une EURL, imposée à l'IS sur son bénéfice, et lui-même est imposé à l'impôt sur le revenu sur la rémunération qu'il se verse et sur ses dividendes. L'option est révocable pendant cinq ans, puis définitive.

L'option vous fait quitter le régime micro : elle impose un régime réel, une comptabilité complète et une liasse fiscale. Elle intéresse l'indépendant dont le bénéfice dépasse nettement ce dont il a besoin pour vivre, et qui veut réinvestir, ou celui dont la tranche marginale d'impôt est bien au-dessus des 15 % et 25 % de l'IS.

Elle se demande au service des impôts des entreprises avant la fin du troisième mois de l'exercice concerné. C'est une décision structurante, à modéliser avec votre expert-comptable avant de la prendre.

Exemple

Un développeur en entreprise individuelle dégage 110 000 euros de bénéfice et n'en a besoin que de 50 000. À l'IS, il se verse 50 000 euros, laisse 60 000 euros dans l'entreprise taxés à 15 % puis 25 %, et diffère l'impôt personnel sur cette somme.

SourceCGI, articles 1655 sexies et 239 ; loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021 (loi de finances pour 2022), article 13 ; CGI, article 219.

Voir aussiImpôt sur les sociétésDividendesRégime réel simplifiéGlossaire de la création d'entreprise et des statuts

P

Plus-value professionnelle

La plus-value professionnelle est le gain réalisé lors de la vente d'un bien affecté à l'activité (comme un véhicule, du matériel, un local, un fonds de commerce ou une clientèle) ou lors de la cession de l'entreprise elle-même. Elle est imposée selon un régime distinct du bénéfice courant, avec une exonération totale pour les petites entreprises exerçant depuis au moins cinq ans.

Une plus-value à court terme concerne un bien gardé moins de deux ans, ou la part correspondant aux amortissements déduits : elle est imposée comme du bénéfice. Une plus-value à long terme est taxée à 12,8 %, plus les prélèvements sociaux. Le régime s'applique aussi aux micro-entrepreneurs, par exemple à la vente d'un véhicule professionnel.

L'exonération la plus utile est celle des petites entreprises. Si l'activité est exercée depuis au moins cinq ans, et que les recettes moyennes des deux dernières années ne dépassent pas 250 000 euros (vente) ou 90 000 euros (services), la plus-value est totalement exonérée. Elle l'est en partie jusqu'à 350 000 et 126 000 euros.

Exemple

Une photographe installée depuis sept ans, 60 000 euros de recettes annuelles, revend 4 000 euros un boîtier acheté 6 000 euros et amorti. La plus-value est exonérée au titre des petites entreprises : rien à ajouter à son impôt.

SourceCGI, articles 39 duodecies, 151 septies et 200 A ; BOFiP, BOI-BIC-PVMV-40-10-10.

Voir aussiAmortissement (déduction fiscale)Prélèvements sociauxRégime réel simplifiéGlossaire de la création d'entreprise et des statuts

Prélèvement à la source

Le prélèvement à la source est le mode de paiement de l'impôt sur le revenu en vigueur depuis 2019 : l'impôt est payé au fil de l'année, au moment où le revenu est perçu, plutôt que l'année suivante. Un salarié voit son impôt retenu sur sa fiche de paie. Un indépendant n'a pas d'employeur : l'administration prélève des acomptes sur son compte bancaire.

Pour un indépendant, les acomptes reposent sur le dernier bénéfice connu. De janvier à août, ils sont calculés sur le bénéfice de l'avant-dernière année, puis de septembre à décembre sur celui de l'année précédente. Le prélèvement a lieu le 15 de chaque mois, ou le 15 février, mai, août et novembre si vous choisissez le trimestre. Dans les textes officiels, on parle d'« acompte contemporain ».

Vous devez toujours déclarer vos revenus chaque printemps. Cette déclaration sert à faire les comptes : si trop a été prélevé, vous êtes remboursé à l'été ; sinon, le reste est prélevé à partir de septembre. Si votre revenu change en cours d'année, vous pouvez modifier vos acomptes dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

La première année d'activité, aucun acompte n'est prélevé automatiquement : vous pouvez en créer un pour éviter un gros rattrapage l'année suivante. Avec le versement libératoire, l'acompte sur vos revenus d'activité n'est pas supprimé automatiquement : désactivez-le dans votre espace particulier.

Exemple

Une consultante gagnait 25 000 euros en 2024 et en 2025 ; son bénéfice passe à 45 000 euros en 2026. Ses acomptes 2026 reposent encore sur 25 000 euros. Elle les augmente en cours d'année pour éviter un solde de plusieurs milliers d'euros à l'automne 2027.

SourceCGI, articles 204 A à 204 N ; impots.gouv.fr, espace particulier, rubrique « Gérer mon prélèvement à la source ».

Voir aussiVersement libératoireAvis d'imposition

Prélèvement forfaitaire unique (flat tax)

Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), surnommé flat tax, est l'imposition par défaut des revenus du capital : dividendes, intérêts, plus-values de cession de titres. Depuis le 1er janvier 2026, son taux global est de 31,4 %, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Le contribuable peut y renoncer pour le barème progressif, pour l'ensemble de ses revenus du capital.

Pour un indépendant, le PFU s'applique dès qu'il perçoit des dividendes de sa société, ou de son entreprise individuelle à l'IS. Une partie est prélevée au moment du versement par la société, puis le tout est régularisé dans la déclaration de revenus.

Choisir le barème à la place peut être plus avantageux pour un foyer peu imposé : les dividendes bénéficient alors d'un abattement de 40 %. L'option vaut pour tous les revenus du capital de l'année, et se compare foyer par foyer.

Exemple

Un consultant en SASU perçoit 8 000 euros de dividendes. Au PFU, il paie 31,4 %, soit 2 512 euros. Dans un foyer non imposable, l'option pour le barème ne lui coûterait que les prélèvements sociaux de 18,6 %, soit 1 488 euros : cette année-là, le barème est plus avantageux.

SourceCGI, articles 200 A et 117 quater ; CGI, article 158, 3-2° (abattement de 40 %).

Voir aussiDividendesPrélèvements sociauxImpôt sur les sociétésTranche marginale d'imposition

Prélèvements sociaux

Les prélèvements sociaux sont les contributions dues sur les revenus du capital et du patrimoine. Depuis 2026, leur taux est de 18,6 % pour la plupart des revenus du capital, comme les dividendes et les intérêts, et reste de 17,2 % pour les revenus fonciers, les plus-values immobilières, l'assurance-vie et l'épargne logement. Ils se distinguent des cotisations sociales, qui portent sur les revenus d'activité et ouvrent des droits.

La confusion est fréquente, parce que la CSG et la CRDS apparaissent des deux côtés : sur vos revenus d'activité, où l'URSSAF les prélève avec vos cotisations, et sur vos revenus du capital. La différence tient à ce qu'ils financent : vos cotisations ouvrent des droits à la retraite et à la maladie, les prélèvements sociaux n'ouvrent aucun droit personnel.

Pour un indépendant, ils concernent les dividendes, les intérêts d'un placement, les plus-values ou les loyers d'un bien loué.

Exemple

Une décoratrice loue un studio vide 7 200 euros par an en plus de son activité. Au micro-foncier, 5 040 euros sont imposables après l'abattement de 30 %. Elle paie l'impôt au barème et 17,2 % de prélèvements sociaux sur ce montant, soit environ 867 euros, sans que cela lui ouvre de droits à la retraite.

SourceCode de la sécurité sociale, articles L136-6 et L136-8 ; ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 (CRDS) ; CGI, article 235 ter.

Voir aussiCSG déductiblePrélèvement forfaitaire unique (flat tax)Dividendes

Q

Quotient familial

Le quotient familial est le mécanisme qui adapte l'impôt à la composition du foyer : le revenu imposable est divisé par un nombre de parts (une pour une personne seule, deux pour un couple, une demi-part par enfant pour les deux premiers, une part entière à partir du troisième), soumis au barème, et l'impôt obtenu est multiplié par le nombre de parts.

Le quotient fait entrer un même revenu dans des tranches plus basses quand il fait vivre plus de personnes. Un couple avec deux enfants a trois parts : 60 000 euros de revenu imposable sont taxés comme trois fois 20 000 euros. L'avantage de chaque demi-part supplémentaire est plafonné.

C'est aussi pour cela que le choix du versement libératoire se fait au niveau du foyer : à recettes égales, un parent isolé avec deux enfants paie moins d'impôt au barème qu'un célibataire, et le versement libératoire lui est moins souvent favorable.

Exemple

Un artisan micro-BIC, père isolé de deux enfants, a 40 000 euros de revenu imposable après abattement. Avec 2,5 parts, il est imposé sur 16 000 euros par part : 11 600 euros ne sont pas imposés et 4 400 euros le sont à 11 %.

SourceCGI, articles 193 à 197 ;service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu (plafonnement du quotient).

Voir aussiFoyer fiscalBarème progressifRevenu fiscal de référenceVersement libératoire

R

Réduction d'impôt

Une réduction d'impôt est une somme déduite de l'impôt sur le revenu dû, dans la limite de cet impôt : si elle le dépasse, l'excédent est perdu, contrairement au crédit d'impôt qui est remboursé. Les plus courantes sont les dons aux associations (66 % ou 75 %) et la souscription au capital de PME.

La différence avec le crédit d'impôt compte pour les foyers peu ou pas imposés : une réduction ne leur sert à rien, un crédit leur est versé. En début d'activité, avec un faible revenu imposable, ne comptez donc pas sur une réduction pour faire baisser votre impôt en dessous de zéro.

Réductions et crédits d'impôt sont plafonnés ensemble, à 10 000 euros par an pour la plupart. Les dons n'entrent pas dans ce plafond. Ils se déclarent dans la déclaration de revenus, avec des justificatifs à conserver.

Exemple

Un développeur donne 500 euros à une association d'aide alimentaire, ce qui lui ouvre une réduction de 75 %, soit 375 euros. Son impôt de l'année n'est que de 300 euros : la réduction le ramène à zéro, et les 75 euros restants sont perdus.

SourceCGI, articles 199 quater B à 200 ; CGI, article 200-0 A (plafonnement global).

Voir aussiCrédit d'impôtAvis d'impositionImpôt sur le revenu

Régime réel normal

Le régime réel normal est le régime d'imposition des bénéfices des entreprises les plus importantes, applicable de plein droit, pour 2026, au-delà de 945 000 euros de chiffre d'affaires pour la vente et de 286 000 euros pour les prestations de services, ou sur option. Il impose une comptabilité complète et la liasse fiscale la plus détaillée.

Peu d'indépendants y sont soumis d'office : ces seuils sont rarement atteints par une personne qui travaille seule. Il impose une comptabilité complète, sans allègement.

Le bénéfice se calcule comme au réel simplifié : produits moins charges réelles. Pour la plupart des indépendants qui grandissent, le passage au réel commence par le réel simplifié.

Exemple

Un artisan en rénovation dépasse 286 000 euros de chiffre d'affaires en prestations de services deux années de suite. Il passe au réel normal : sa comptabilité et sa liasse s'étoffent, mais son bénéfice se calcule comme avant.

SourceCGI, articles 53 A et 302 septies A bis ;service-public.fr, BIC : régime réel d'imposition(vérifié le 21 février 2026).

Voir aussiRégime réel simplifiéLiasse fiscaleDéclaration 2031Glossaire de la TVA

Régime réel simplifié

Le régime réel simplifié est le régime d'imposition des bénéfices industriels et commerciaux entre les plafonds du micro et ceux du réel normal : pour 2026, de 203 100 à 945 000 euros de chiffre d'affaires pour la vente, de 83 600 à 286 000 euros pour les services. Le bénéfice est calculé sur les charges réelles, avec une comptabilité et une liasse allégées.

On y entre en dépassant les plafonds du micro deux années de suite, ou par choix quand les charges réelles dépassent l'abattement ou qu'on investit beaucoup. Il faut alors tenir une comptabilité qui enregistre aussi les factures non encore payées, un bilan et un compte de résultat simplifiés, et déposer la déclaration 2031.

L'option vaut un an et se renouvelle automatiquement. Elle se prépare souvent avec un expert-comptable, qui vous aide à comparer les deux régimes. Pour les professions libérales, l'équivalent est la déclaration contrôlée. Le régime simplifié de TVA est un régime distinct.

Exemple

Un artisan carreleur a 55 % de charges (matériaux, camion, sous-traitance) pour 70 000 euros de chiffre d'affaires. Ses charges dépassent l'abattement de 50 % : il opte pour le réel simplifié et déduit ses 38 500 euros de charges réelles, au lieu de 35 000 euros d'abattement.

SourceCGI, articles 50-0, 53 A et 302 septies A bis ;service-public.fr, BIC : régime réel d'imposition(vérifié le 21 février 2026).

Voir aussiMicro-BICRégime réel normalDéclaration 2031Frais professionnelsGlossaire de la comptabilitéContrat Madelin (glossaire retraite)

Revenu fiscal de référence

Le revenu fiscal de référence (RFR) est un indicateur calculé par l'administration à partir de la déclaration de revenus : le revenu net imposable du foyer, augmenté de certains revenus exonérés ou soumis à prélèvement forfaitaire, et de certains abattements. Il figure sur l'avis d'imposition et sert de seuil pour de nombreux droits et options.

Pour un indépendant, son usage le plus concret est l'accès au versement libératoire. L'option n'est ouverte que si le RFR de l'avant-dernière année ne dépasse pas un plafond par part : pour une option en 2026, 29 579 euros pour une personne seule et 59 158 euros pour un couple, avec une majoration par demi-part. Le chiffre d'affaires après abattement en fait partie, même avec le versement libératoire : c'est pour cela que la déclaration reste obligatoire.

Le RFR sert aussi pour de nombreuses aides sans lien avec l'entreprise : complémentaire santé solidaire, bourses, tarifs sociaux.

Exemple

Une graphiste célibataire a un revenu fiscal de référence 2024 de 31 000 euros. Elle ne peut pas opter pour le versement libératoire en 2026, le plafond étant de 29 579 euros par part. Avec 28 000 euros, elle aurait pu.

SourceCGI, article 1417, IV ; CGI, article 151-0 ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (seuil de revenus du versement libératoire)(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiVersement libératoireAvis d'impositionFoyer fiscalQuotient familial

S

Service des impôts des entreprises (SIE)

Le service des impôts des entreprises (SIE) est l'interlocuteur des professionnels au sein de la DGFiP pour la TVA, la CFE, l'impôt sur les sociétés, les déclarations de résultat et les questions liées à l'entreprise. L'impôt sur le revenu de l'entrepreneur individuel relève, lui, du service des impôts des particuliers.

Cette répartition surprend souvent : un micro-entrepreneur a deux interlocuteurs. Le SIE gère la CFE, et la TVA s'il en est redevable. Le service des impôts des particuliers gère sa déclaration de revenus et son prélèvement à la source.

Le SIE traite aussi les options (régime réel, IS, TVA), les remboursements de crédit de TVA et les attestations de régularité fiscale. Écrivez-lui par la messagerie sécurisée de votre espace professionnel sur impots.gouv.fr : votre demande est tracée et la réponse archivée.

Exemple

Un artisan reçoit un avis de CFE anormalement élevé après un déménagement. Il écrit au SIE depuis sa messagerie professionnelle avec le justificatif de sa nouvelle adresse ; l'avis est corrigé avant l'échéance.

SourceLivre des procédures fiscales, article L45 ; impots.gouv.fr, rubrique « Contacter votre service des impôts des entreprises ».

Voir aussiCotisation foncière des entreprises (CFE)DGFiP (glossaire facturation électronique)

T

Taux moyen d'imposition

Le taux moyen d'imposition est la part de vos revenus que représente votre impôt : impôt dû divisé par revenu imposable. Il est toujours inférieur ou égal au taux marginal, parce que les premières tranches de revenu sont taxées à 0 % puis 11 %. C'est lui qui mesure réellement ce que l'impôt vous coûte.

La confusion entre taux moyen et taux marginal fausse beaucoup de raisonnements. Un indépendant « dans la tranche à 30 % » ne paie pas 30 % d'impôt : sur 40 000 euros de revenu imposable par part, l'impôt est d'environ 5 100 euros, soit un taux moyen de 13 %.

Pour choisir le versement libératoire, comparez plutôt le supplément d'impôt que vos recettes ajoutent au foyer avec le montant du versement libératoire.

Exemple

Une consultante célibataire a 48 000 euros de recettes et 31 680 euros de revenu imposable. Elle paie environ 2 600 euros d'impôt, soit un taux moyen de 8,2 % de son revenu imposable et de 5,4 % de ses recettes.

Sourceservice-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu (taux marginal et taux moyen); CGI, article 197.

Voir aussiTranche marginale d'impositionBarème progressifVersement libératoireSimulateur d'impôt pour les indépendants

Taxe pour frais de chambre consulaire

La taxe pour frais de chambre consulaire finance les chambres de commerce et d'industrie et les chambres de métiers et de l'artisanat. Pour les micro-entrepreneurs, elle est calculée en pourcentage du chiffre d'affaires et prélevée par l'URSSAF avec les cotisations ; pour les autres entreprises, elle s'ajoute à la CFE. Les professions libérales n'en paient pas.

Le micro-entrepreneur dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 5 000 euros en est exonéré.

Pour les autres entreprises, la taxe au profit des chambres de commerce s'ajoute à la CFE, à 1,12 % de sa base.

Exemple

Un plombier micro-entrepreneur déclare 8 000 euros de prestations dans le trimestre. Sa taxe pour la chambre de métiers est de 0,48 % (hors Alsace-Moselle), soit 38,40 euros, prélevée avec ses cotisations. Une consultante en BNC avec le même chiffre d'affaires n'en paie pas.

SourceCGI, articles 1600 et 1601 ;service-public.fr, cotisation foncière des entreprises (taxe additionnelle); autoentrepreneur.urssaf.fr, rubrique « Taxe pour frais de chambre consulaire ».

Voir aussiCotisation foncière des entreprises (CFE)Exonération de CFE

Tranche marginale d'imposition

La tranche marginale d'imposition (TMI) est le taux du barème qui s'applique à la dernière fraction de votre revenu, la plus élevée : 0 %, 11 %, 30 %, 41 % ou 45 %. C'est le taux auquel serait imposé un euro de revenu supplémentaire, et celui qu'économiserait un euro de charge déductible en plus.

La TMI ne dit pas ce que vous payez au total : c'est le rôle du taux moyen. Elle sert aux décisions à la marge : accepter une mission de plus, passer au réel pour déduire des charges, opter pour le versement libératoire.

Elle se lit sur le revenu imposable par part du foyer, pas sur le revenu de l'indépendant seul. Pour les revenus 2025, la tranche à 30 % commence à 29 580 euros par part, celle à 41 % à 84 578 euros. Changer de tranche ne fait jamais perdre d'argent : seul ce qui dépasse est taxé au taux supérieur.

Exemple

Une graphiste célibataire a 27 720 euros de revenu imposable : sa tranche marginale est de 11 %. Une mission de 5 000 euros de plus, soit 3 300 euros après abattement, fait passer seulement 1 441 euros dans la tranche à 30 %. Le reste est toujours taxé à 11 %.

SourceCGI, article 197 ;service-public.fr, barème de l'impôt sur le revenu (taux marginal d'imposition)(vérifié le 15 avril 2026).

Voir aussiBarème progressifTaux moyen d'impositionVersement libératoireFrais professionnels

V

Versement libératoire

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu est une option réservée aux micro-entrepreneurs : au lieu d'intégrer leur chiffre d'affaires au barème, ils paient l'impôt en même temps que leurs cotisations URSSAF, à un taux fixe du chiffre d'affaires, 1 % pour la vente et l'hébergement, 1,7 % pour les services BIC, 2,2 % pour les BNC. Elle est ouverte sous condition de revenu fiscal de référence.

L'option n'est possible que si le revenu fiscal de référence du foyer de l'avant-dernière année ne dépasse pas 29 579 euros par part, pour une option en 2026. Elle se demande à l'URSSAF avant le 30 septembre pour l'année suivante, ou dans les trois mois qui suivent la création. Vous la perdez automatiquement si vous dépassez ce plafond ou si vous sortez du régime micro.

L'impôt sur ces recettes est payé définitivement, sans rattrapage. Pensez à désactiver l'acompte de prélèvement à la source dans votre espace particulier : il ne l'est pas automatiquement. La déclaration de revenus reste obligatoire (cases 5TA, 5TB, 5TE). L'option est gagnante si le barème vous aurait coûté plus cher. Elle est perdante pour un foyer peu ou pas imposable.

Exemple

Une consultante BNC célibataire s'est lancée en 2024 : son revenu fiscal de référence 2024 est de 18 000 euros, sous le plafond. En 2026, elle encaisse 60 000 euros. Au versement libératoire, elle paie 2,2 %, soit 1 320 euros. Au barème, ses 39 600 euros après abattement lui auraient coûté environ 4 980 euros d'impôt.

SourceCGI, article 151-0 ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise (versement libératoire)(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiRevenu fiscal de référenceBarème progressifTaux moyen d'impositionDéclaration 2042-C PROSimulateur : versement libératoire ou barème

Z

Zones exonérées (ZFRR, QPV)

Certaines zones du territoire ouvrent droit à des exonérations d'impôt pour les entreprises qui s'y créent ou s'y installent : les zones France ruralités revitalisation (ZFRR), qui remplacent les zones de revitalisation rurale depuis le 1er juillet 2024, et les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Les avantages portent notamment sur l'impôt sur les bénéfices.

En ZFRR, une entreprise créée ou reprise peut être exonérée d'impôt sur les bénéfices pendant cinq ans, puis en partie pendant trois ans, sous conditions. L'exonération est réservée aux entreprises au régime réel : un micro-entrepreneur n'en bénéficie pas tant qu'il reste au micro.

Dans tous les cas, la zone s'apprécie à l'adresse de l'entreprise, pas au domicile du dirigeant. L'exonération se demande, elle ne s'applique pas d'office.

Exemple

Un menuisier reprend un atelier dans une commune classée ZFRR et opte pour le réel simplifié. Sous conditions, ses bénéfices sont exonérés d'impôt cinq ans. Resté au micro, il n'aurait pas eu cet avantage.

SourceCGI, articles 44 quindecies A et 1466 A ; loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023, article 73 (ZFRR).

Voir aussiExonération de CFERégime réel simplifiéImpôt sur les sociétésGlossaire de la création d'entreprise et des statuts

Questions fréquentes

Les confusions les plus courantes, tranchées en quelques lignes.

Le versement libératoire est intéressant si le supplément d'impôt que vos recettes ajoutent au barème dépasse son montant (1 %, 1,7 % ou 2,2 % de votre chiffre d'affaires). Si vous êtes peu ou pas imposable, il vous fait payer un impôt que le barème ne vous aurait pas réclamé. Faites le calcul avec le simulateur d'impôt et revoyez-le chaque année, l'option se prend ou se quitte avant le 30 septembre.

Les glossaires voisins

Le vocabulaire de la réforme s'appuie sur celui de la facture et de la TVA.

Les mots sont clairs. La déclaration aussi.

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