✦ 12 termes · vérifiés le 14 octobre 2026 · sources officielles

Glossaire du e-commerce : 12 termes expliqués

Vendre en ligne, c'est gérer à la fois la vente, la livraison et des règles parfois mal connues : TVA européenne, conditions générales, déclarations des plateformes. Ce glossaire définit les mots du e-commerce et ce qu'ils impliquent pour vous, que vous teniez une boutique en ligne, vendiez sur une marketplace ou fassiez expédier par un fournisseur. Les définitions sont écrites pour les indépendants qui travaillent seuls, en micro-entreprise comme en société.

IndexABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Chaque définition indique sa source. Dernière vérification de l'ensemble : 14 octobre 2026. Les seuils et montants cités sont ceux en vigueur à cette date.

A

Automatisation de la facturation e-commerce

L'automatisation de la facturation génère chaque facture à partir de la commande, au moment du paiement. Elle porte la bonne numérotation et, si vous êtes redevable de la TVA, le bon taux, puis part au client (une connexion relie la boutique ou la marketplace à l'outil de facturation).

Plus vous vendez, plus le nombre de factures augmente. Une saisie manuelle multiplie alors les risques d'erreur sur le taux, le numéro ou les mentions obligatoires, sans compter les retards d'émission.

En plus des factures, la connexion entre votre boutique et votre outil de facturation récupère les remboursements pour créer les avoirs, les commissions des plateformes et les versements du prestataire de paiement. L'e-reporting de vos ventes aux particuliers, obligatoire à partir du 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises et les PME, reprend les données de ces factures.

Exemple

Une boutique connecte sa plateforme de vente à son logiciel : chaque commande payée déclenche la facture, au taux de TVA applicable, envoyée au client et enregistrée en comptabilité. Plus aucune commande n'est ressaisie à la main.

SourceCGI, article 289 ;service-public.fr, tout savoir sur la facturation(vérifié le 7 août 2026).

Voir aussiFacture e-commerceE-reporting (glossaire facturation électronique)Stock et inventaire (glossaire comptabilité)Automatiser sa facturation ShopifyAutomatiser sa facturation WooCommerce

B

Boutique en ligne (Shopify, WooCommerce, Wix)

Une boutique en ligne est un site marchand exploité au nom du vendeur. Celui-ci fixe le catalogue, les prix, les conditions générales et les moyens de paiement. Les plateformes comme Shopify, WooCommerce ou Wix fournissent la technique, sans devenir le vendeur face au client.

Sur votre boutique, toutes les obligations sont à votre charge : information précontractuelle, mentions légales, rétractation et garantie légale de conformité avec un client particulier, TVA et service après-vente. Sur une marketplace, la plateforme gère le paiement, parfois la logistique et la TVA, mais vous restez le vendeur. En contrepartie, vous maîtrisez votre marge, vos données clients et votre positionnement.

Quatre réglages sont à vérifier dès le lancement. Les taux de TVA des pays de livraison, si vous dépassez le seuil européen de 10 000 euros ou optez pour le guichet unique. Les conditions générales de vente et les mentions légales, publiées et accessibles depuis chaque page. L'information sur le droit de rétractation de quatorze jours, donnée avant la commande. Enfin, la génération automatique d'une facture numérotée à chaque paiement.

Exemple

Une créatrice ouvre sa boutique, configure les taux allemand et italien après son inscription au guichet unique, publie ses conditions générales et connecte la boutique à son logiciel de facturation : chaque commande payée génère sa facture.

Sourceservice-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026) ; Code de la consommation, article L221-5.

Voir aussiMarketplaceMentions légales (glossaire juridique)Conditions générales de vente (glossaire juridique)Automatisation de la facturation e-commerceAutomatiser sa facturation WooCommerce

C

Commission de plateforme

La commission de plateforme est la part du prix de vente prélevée par une marketplace ou un prestataire de paiement pour son service. Elle combine d'ordinaire un pourcentage du prix, parfois variable selon la catégorie, et des frais fixes par transaction ou par expédition.

La commission pèse sur votre marge plus qu'il n'y paraît. Ses frais fixes pèsent proportionnellement plus sur les petits paniers. Un calcul de marge qui ignore la commission surestime systématiquement la rentabilité. Raisonnez par produit : partez du prix de vente, puis déduisez le coût d'achat, les frais de port réels, la commission et une provision pour retours.

Comptablement, la commission est une charge. Au régime réel, elle est déductible (ce qui n'est pas le cas en micro-entreprise) : enregistrez-la à partir du relevé de la plateforme. En micro-entreprise, votre chiffre d'affaires déclaré reste le montant payé par le client, commission comprise. L'abattement forfaitaire est censé couvrir ces frais.

Exemple

Une vendeuse en franchise en base de TVA vend un article 29 euros. Il supporte 15 % de commission sur le prix de vente, soit 4,35 euros, plus 3,90 euros de frais d'expédition et 9 euros de coût d'achat. La marge réelle est de 11,75 euros, et non de 20 euros.

SourceNotion commerciale ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise(vérifié le 13 mai 2026) ; barèmes à vérifier auprès de chaque plateforme.

Voir aussiMarketplaceCommission (glossaire freelance)Simulateur de marge sur les ventes

D

DAC7

DAC7 est le dispositif européen qui oblige les plateformes numériques à déclarer chaque année au fisc les revenus versés à leurs vendeurs et prestataires. Elles leur adressent en janvier un récapitulatif de l'année précédente qui couvre notamment la vente de biens et les services personnels.

Si vous vendez sur une marketplace, l'administration connaît donc vos encaissements. Ils peuvent apparaître dans votre déclaration de revenus préremplie. Un écart entre le montant déclaré par la plateforme et le vôtre est immédiatement visible. Rapprochez les deux chaque année, en tenant compte des commissions que la plateforme déduit.

Un seuil d'exemption existe pour les ventes occasionnelles de biens. La plateforme ne transmet pas les opérations d'un utilisateur qui a réalisé moins de 30 opérations dans l'année pour 2 000 euros au plus. Si vous atteignez 30 opérations ou dépassez 2 000 euros, la transmission a lieu.

Exemple

Une vendeuse encaisse 27 000 euros sur une marketplace. En janvier, elle reçoit le récapitulatif de la plateforme et le rapproche de son livre des recettes avant de déclarer son chiffre d'affaires.

Sourceimpots.gouv.fr, transfert d'informations en application des dispositifs DPI-DAC7etimpots.gouv.fr, revenus issus de l'économie collaborative(consultés le 22 septembre 2026) ;BOFiP, BOI-INT-AEA-30-20-10, § 1; directive (UE) 2021/514 ; CGI, article 1649 ter A.

Voir aussiMarketplaceCommission de plateformeLivre des recettes (glossaire comptabilité)

Dropshipping

Le dropshipping est la vente sans stock : le vendeur encaisse la commande et la transmet à un fournisseur, qui expédie directement au client. Le vendeur ne manipule jamais la marchandise. Il reste pourtant juridiquement le vendeur, avec toutes les obligations correspondantes.

Ne pas voir le produit ne vous dispense de rien. Vous êtes responsable de la conformité et de la sécurité du bien, des informations données au client avant l'achat et du délai de livraison annoncé. Le droit de rétractation et la garantie légale de conformité de deux ans s'appliquent à vos ventes aux particuliers, et c'est vous qui gérez le service après-vente. Si votre fournisseur expédie en trois semaines, c'est vous qui recevez les demandes d'annulation et les litiges.

Le traitement fiscal dépend du trajet de la marchandise. Si le bien part d'un pays hors Union européenne vers un client européen, la TVA à l'importation est due. Pour les envois de 150 euros au plus, le guichet IOSS exonère de TVA l'importation : vous collectez la TVA du pays du client au moment de la vente. Depuis le 1er juillet 2026, ces colis supportent aussi un droit de douane forfaitaire de 3 euros par catégorie d'articles, que l'IOSS ne couvre pas. Si le bien circule dans l'Union, les règles des ventes à distance s'appliquent.

Exemple

Un vendeur propose des accessoires expédiés depuis l'Asie à des clients français et espagnols. Il est inscrit à l'IOSS et collecte la TVA du pays du client à la vente. Il intègre dans son prix le droit de douane de 3 euros : ses clients ne paient rien à la livraison et son délai annoncé de 18 jours est tenu.

SourceCGI, article 298 sexdecies H ; directive (UE) 2017/2455 ;service-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026) ;douane.gouv.fr, taxe sur les petits colis et droit de douane forfaitaire(consulté le 14 octobre 2026).

Voir aussiIOSS (glossaire TVA)TVA à l'importation (glossaire TVA)Garantie légale de conformité (glossaire juridique)Vente de marchandises (glossaire micro-entreprise)

E

E-commerce

Le e-commerce est la vente de biens ou de services conclue par voie électronique : boutique en ligne, marketplace, réseaux sociaux. Il relève de la vente à distance et du commerce électronique, qui imposent une information renforcée, un droit de rétractation avec un client particulier et des règles de TVA.

Trois ensembles de règles s'appliquent à vos ventes en ligne. Le droit de la consommation impose, avec un client particulier, l'information précontractuelle, le droit de rétractation de quatorze jours et la garantie légale de conformité. Le droit du commerce électronique, issu de la loi du 21 juin 2004, impose les mentions légales du site et la confirmation de chaque commande. Les règles de TVA des ventes à distance imposent la TVA du pays du client au-delà de 10 000 euros de ventes vers d'autres pays de l'Union.

L'e-reporting s'y ajoute à partir du 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises et les PME. Vos ventes aux particuliers ne donnent pas lieu à une facture électronique, mais leurs données doivent être transmises à l'administration. Pour vous y préparer, vous pouvez relier votre boutique à vos outils de facturation et de comptabilité afin qu'ils partagent les mêmes données.

Exemple

Une créatrice vend ses bijoux sur sa boutique en ligne et sur une marketplace, en France et dans quatre pays européens. Elle doit respecter en même temps le droit de la consommation, le droit du commerce électronique et les règles de TVA des ventes à distance.

Sourceservice-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026) ; Code de la consommation, articles L221-1 et suivants ; loi n° 2004-575 du 21 juin 2004.

Voir aussiVente à distanceBoutique en ligne (Shopify, WooCommerce, Wix)Conditions générales de vente (glossaire juridique)E-reporting (glossaire facturation électronique)Automatiser sa facturation Shopify

F

Facture e-commerce

La facture e-commerce accompagne une vente en ligne. Pour une vente de biens à un particulier, elle est obligatoire si le client la demande. Au-delà du seuil de 10 000 euros, elle l'est aussi pour une vente vers un autre pays de l'Union, sauf si vous passez par le guichet unique OSS. En plus des mentions d'une facture classique, elle comporte celles propres à la vente en ligne.

Trois mentions sont à surveiller sur vos factures de vente en ligne. Le numéro, unique et pris dans une séquence chronologique continue, sans trou, y compris pour les factures générées par la boutique. L'adresse de livraison des biens, lorsqu'elle diffère de l'adresse du client. Pour une vente vers un autre pays de l'Union soumise à la TVA du pays du client, le taux de ce pays, appliqué aux articles comme aux frais de port.

Avec beaucoup de commandes, la facturation à la main n'est plus tenable. Les factures peuvent être générées depuis la boutique ou depuis l'outil de facturation connecté, au moment du paiement. En cas de contrôle, un numéro manquant ou des factures émises après coup par lot sont relevés comme des anomalies.

Exemple

Une vendeuse inscrite au guichet unique expédie une commande de 84 euros en Belgique. Sa facture applique le taux belge aux articles et aux frais de port, mentionne l'adresse de livraison et porte le numéro qui suit celui de la facture précédente.

SourceCGI, article 289 ;service-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026) ;BOFIP, BOI-TVA-DECLA-30-20-10-10, § 40;Commission européenne, guide du guichet unique OSS.

Voir aussiAutomatisation de la facturation e-commerceE-reporting (glossaire facturation électronique)Mentions obligatoires d'une facture (glossaire facturation)Numérotation des factures (glossaire facturation)

Frais de port

Les frais de port sont la somme demandée au client pour l'expédition de sa commande. Ils font partie du prix total que le client doit connaître avant de valider sa commande. Si un client particulier se rétracte, vous lui remboursez les frais de port, mais seulement au tarif de la livraison standard s'il avait choisi une livraison plus chère.

Le client doit connaître le prix total, livraison comprise, avant de valider sa commande. Si les frais ne peuvent pas être calculés à l'avance, vous devez au moins indiquer qu'ils s'ajouteront. Si vous êtes redevable de la TVA, les frais de port suivent le taux du bien vendu. Pour une commande qui mêle un livre à 5,5 % et un objet à 20 %, ils se répartissent au prorata du montant hors taxe de chaque article.

Seuls les frais payés au nom du client et refacturés à l'euro près échappent à la TVA. On parle alors de débours, et la facture du transporteur doit être au nom du client. Un forfait de livraison que vous fixez vous-même n'en est pas un et reste soumis à la TVA.

Exemple

Une boutique expédie une commande de 40 euros de livres à 5,5 % et 60 euros de papeterie à 20 %, avec 7 euros de port. Les frais se ventilent 2,80 euros à 5,5 % et 4,20 euros à 20 %.

SourceCGI, article 267, I-2° ; Code de la consommation, articles L112-1 et L221-24 ;service-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026).

Voir aussiTVA sur les frais de port (glossaire TVA)Taux de TVA (glossaire TVA)Panier moyen (glossaire gestion)Droit de rétractation (glossaire juridique)

M

Marketplace

Une marketplace est une plateforme qui héberge les offres de vendeurs tiers et les met en relation avec des acheteurs. Elle gère la mise en avant, le paiement, voire la logistique, contre une commission. Pour la TVA, elle est parfois réputée acheteur puis revendeur.

La plateforme collecte elle-même la TVA auprès du client dans deux cas : les ventes à distance de biens importés d'une valeur de 150 euros au plus, et les ventes dans l'Union à des particuliers par un vendeur établi hors de l'Union. Dans les autres cas, c'est vous le vendeur et, si vous êtes redevable de la TVA, c'est à vous de la collecter. Vos relevés de plateforme indiquent le traitement appliqué à chaque vente.

La commission varie selon la catégorie de produit : intégrez-la dans votre marge avant de fixer vos prix. La plateforme peut faire évoluer ses règles, ses frais ou votre visibilité, et la relation client reste chez elle. Au-delà des seuils d'exemption, elle déclare aussi vos revenus à l'administration au titre de DAC7.

Exemple

Un vendeur réalise 4 200 euros sur une marketplace en juin : 3 100 euros pour lesquels il est le vendeur et collecte la TVA, 1 100 euros de ventes de biens importés à moins de 150 euros pour lesquelles la plateforme est réputée fournisseur.

SourceDirective (UE) 2017/2455 ;impots.gouv.fr, guichet unique de TVA : suis-je concerné ?(mise à jour du 22 mars 2024, consulté le 9 octobre 2026).

Voir aussiCommission de plateformeIOSS (glossaire TVA)DAC7Boutique en ligne (Shopify, WooCommerce, Wix)

S

Seuil de 10 000 euros (ventes UE)

Le seuil de 10 000 euros hors taxe par an concerne vos ventes à distance de biens et vos services fournis par voie électronique à des particuliers d'autres pays de l'Union européenne. En dessous, ces ventes restent soumises à la TVA française, si vous en êtes redevable. Au-delà, elles sont facturées avec la TVA du pays du client.

Le seuil se calcule sur l'ensemble de ces ventes, tous pays confondus, et non pays par pays. Vos ventes en France et vos ventes à des entreprises assujetties n'y entrent pas. S'il a été dépassé l'année précédente, la TVA du pays du client s'applique dès le 1er janvier. S'il est dépassé en cours d'année, la vente qui le franchit et toutes les suivantes prennent la TVA du pays du client.

Vous pouvez aussi choisir d'appliquer la TVA du pays du client dès le premier euro. Au-delà du seuil, la TVA étrangère se déclare par le guichet unique OSS ou par une immatriculation dans chaque pays concerné.

Exemple

Une boutique réalise 4 100 euros en Belgique, 3 600 euros en Espagne et 2 700 euros en Italie : 10 400 euros au total. Le seuil est franchi avec la vente italienne qui fait passer le total au-dessus de 10 000 euros, alors qu'aucun pays pris isolément ne l'atteint. À partir de cette vente, chaque client est facturé avec la TVA de son pays.

SourceCGI, article 259 D ; directive (UE) 2017/2455 ;impots.gouv.fr, guichet unique de TVA : suis-je concerné ?(mise à jour du 22 mars 2024, consulté le 9 octobre 2026).

Voir aussiGuichet unique OSS (glossaire TVA)Vente à distanceBoutique en ligne (Shopify, WooCommerce, Wix)TVA intracommunautaire (glossaire TVA)

V

Vente à distance

La vente à distance est un contrat conclu sans présence physique simultanée des parties, par un moyen de communication à distance : site internet, téléphone, courrier, messagerie. Avec un client particulier, elle déclenche une information précontractuelle renforcée et un droit de rétractation de quatorze jours.

Cette information, à donner avant la commande, porte sur les caractéristiques du produit, le prix total, votre identité, les délais, les garanties et le droit de rétractation. Vous devez aussi indiquer au client un médiateur de la consommation, vers qui se tourner en cas de litige.

En TVA, l'expression a un sens plus étroit : elle désigne notamment l'envoi d'un bien à un particulier d'un autre pays de l'Union européenne. Ces ventes comptent dans le seuil de 10 000 euros, au-delà duquel la TVA du pays du client s'applique.

Exemple

Une vendeuse expédie un article à un client particulier français et un autre à un client particulier belge. Les deux ventes sont des ventes à distance au sens de la consommation ; seule la seconde entre dans le calcul du seuil de 10 000 euros.

SourceCode de la consommation, articles L221-1, L221-5 et L221-18 ; CGI, article 258 A ;service-public.fr, faire du commerce en ligne (e-commerce) : règles à respecter(vérifié le 19 juin 2026).

Voir aussiDroit de rétractation (glossaire juridique)Seuil de 10 000 euros (ventes UE)Facture e-commerceGuichet unique OSS (glossaire TVA)

Vente de biens et prestation de services

La vente de biens porte sur un objet matériel transféré au client. La prestation de services porte sur un travail ou un accès. De cette différence dépendent le plafond du régime micro, l'abattement fiscal, le taux de cotisations, l'exigibilité de la TVA et sa territorialité.

Si vous êtes redevable de la TVA, la différence la plus concrète porte sur l'exigibilité, c'est-à-dire la date à laquelle la taxe devient due. Pour une vente de biens, la TVA est due à la livraison, ou dès l'encaissement si le client paie avant. Pour une prestation, elle est due à l'encaissement, sauf option pour les débits. Si vous livrez en fin de mois et encaissez le mois suivant, vos ventes et vos services ne se déclarent donc pas sur la même période.

Tranchez trois cas à l'avance. Les contenus numériques téléchargeables et les abonnements à des contenus en ligne sont des services fournis par voie électronique. Ils suivent des règles propres quand vous les vendez à des particuliers européens. Pour la TVA, les prestations accessoires à une vente, comme la personnalisation ou l'installation, suivent en principe le régime de la vente principale. Une activité mixte doit ventiler son chiffre d'affaires. Sans ventilation, plafonds et cotisations sont mal calculés.

Exemple

Une boutique vend 48 000 euros d'objets et 9 000 euros de formations en ligne. Les deux montants se déclarent séparément : plafonds, abattements et taux de cotisations diffèrent. Si la boutique est redevable de la TVA, celle-ci n'est pas forcément exigible au même moment pour les deux.

SourceCGI, articles 269 et 50-0 ;service-public.fr, régime fiscal de la micro-entreprise(vérifié le 13 mai 2026).

Voir aussiVente de marchandises (glossaire micro-entreprise)Plafonds de chiffre d'affaires (glossaire micro-entreprise)Exigibilité (glossaire TVA)Activité mixte (glossaire micro-entreprise)

Questions fréquentes

Les confusions les plus courantes, tranchées en quelques lignes.

Non, l'inscription est facultative. Au-delà de 10 000 euros hors taxe par an de ventes à distance de biens et de services fournis par voie électronique à des particuliers d'autres pays de l'Union européenne, vous devez appliquer la TVA du pays du client. Vous pouvez alors la déclarer par le guichet unique, ou vous immatriculer dans chaque pays concerné. En dessous du seuil, vous appliquez la TVA française, si vous en êtes redevable.

Les glossaires voisins

Vendre en ligne s'appuie aussi sur le vocabulaire de la facture, de la facturation électronique et de l'impôt.

Les mots sont clairs. Votre boutique peut facturer seule.

Facturation et comptabilité dans un seul outil, puis e-reporting à son entrée en vigueur. La facturation hors TVA est gratuite pour démarrer ; l'automatisation depuis votre boutique demande l'offre Pro ou Business. Abby est immatriculée Plateforme Agréée.

Créer mon compte gratuit →

Gratuit, sans engagement, sans carte bancaire.

Pour aller plus loin

Quand une définition ne suffit pas.

Voir toutes les ressources →